IS AOUT
<c M. Montas demande et obtient la parole. Dans un discours qui est interrompu fréquemment par les exclamations et les rires de la réunion, il reproche à M. Gambetta de n'avoir rien fait pour le peuple. Si les 363 étaient réélus, si Paris avait le malheur de voter comme aux dernières élections législatives, il faudrait craindre que Tétranger envahit la France.
M. Gambetta. — Le citoyen qui descend de la tribune vient de me déclarer déchu de mon mandat au nom du peuple et en son nom...
Une voix. — Pas lui tout seul î
M. Gambetta. — Eh bien, Messieurs, vous vous compterez. Je vous connais. Le suffrage universel parlera le 21 août et nous saurons combien vous êtes. [C'est celai — Très bien! très bien/ — Applaudissements. — Vive la République! Vive Gambetta!)
Citoyens, nous aurons une nouvelle réunion le 16 août. Je ne vous demande qu'une chose, c'est de vouloir bien, ce jour-là, me continuer la patience et Tattention dont vous m'avez honoré ce soir, et dont je vous remercie. Je vous dis : Au revoir! »
Googk
Prononce le 16 août 1881 A LA SECONDE RÉUNION ÉLECTORALE DU XX« ARRONDISSEiENT
A CHARONNB
(paris)
Après avoir traité des réformes politiques dans le discours de Ménilmontant, M. Gambetta se proposait d'étudier dans la seconde réunion, à Charonne, les réformes sociales. La coalition des intransigeants et des bonapartistes Fen empêcha.
Nous reproduisons, d'après la République française du 17 août, le compte rendu de la réunion de la rue Saint- Biaise :