‹ Discours et plaidoyers politiques de Me [L] G.; (volume 5)Chapitre 56 sur 102 · OCT · texte numérisé non relu

OCT

VotanU

Abstentions

SufTrag. républicains.

SufTrag. monarchistes

Voix perdues

Les républicains prenaient 65 sièges et en perdaient 12, (total : 457), soit un gain définitif, de 53 sièges, dont 42 sur les bonapartistes. La nouvelle majorité comprenait, si on se reportait aux anciennes divisions de partis parlementaires : pour le centre gauche, 34 députés; pour la gauche républicaine, 68 ; pour Tunion républicaine, 204, et pour Textrôme gauche, 46 *.

1. La droite perdait les plus importants de ses membres avec MM. Keller, Anisson-Duperron, d'Harcourt, de Valfons, Niel, Ganivet, Haussmann, Breteuil, Gaslonde, etc. M. Rouher s'était retiré avant le vote. Parmi les anciens 363, MM. Léon Renault,

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La Revue politique et littéraire du 27 août publia Tarlicle suivant où nous cherchions à exposer « ce que les élections auraient été avec le samtin de liste : »

« Eh bien, oui! elles ont été bonnes pour la République, ces élections législatives du 21 uoAt ; elles ont été désastreuses pour les réactions toujours et partout coalisées avec Fintransigeance, elles doivent être fécondes en résultats! Mais à voir ce que le scrutin d'arrondissement a donné, co m prenez-y ous maintenant ce que ces élections eussent été avec le scrutin de liste ? Est-ce que cette victoire restée incomplète ne vous révèle pas le magnifique triomphe qui eût été la conséquence et la récompense du rétablissement du suffrage universel dans toute sa vérité et dans toute sa puissance ? Ppur nous, nous n'avons jamais plus amèrement regretté que depuis huit jours le vote sénatorial du 9 juin ; jamais nous u avons condamné plus sévèrement tous ces faux modérés, tous ces prétendus hommes d'État conservateurs dont l'aveugle politique vient de permettre à l'intransigeance et à la réaction de faire encore quelque figure sur le champ de bataille électoral. La responsabilité de nos cent défaites partielles pèse tout entière sur leurs tètes. Certes, ils ont été éloquents, les orateurs qui ont plaidé dans la Chambre et devant le Sénat la thèse de la réforme électorale. Mais combien leur éloquence pâlit devant le simple tableau des scrutins du 21 août!

ce Car voici ce que démontre ce tableau. Sur les trente-huit départements où la victoire de la République n'a pas été générale *, il y en a d'abord dix-neuf où la réaction bona-

Bardoux, Crozet-Foumeyron, Senard, Cyprien Girerd, Pascal Duprat, Camille Sée, Charpentier, n*étaient pas réélus. D'autre part, on remarquait parmi les nouveaux élus républicains, MM. Ranc, Ménères, Eugène Ténot, Frédéric Passy, Francis Chnrmes^ Joseph Fabre, Félix Faure, Charles Ferry, Albert Ferry, Etienne, de Hérédia, Villeneuve, Compayré, Dieu, Lenient, Dusollier, Chavannes, Delattre, Courmeaux, Demarçay, Robert, Edmond Henry, Camescasse. Rousseau, Fourcand, Cazauvielh, Hervé Mangon, Fanien, Letellier, Magnier, Blancsubé, Gerville- Réache, Bartoli, Viox, Stee^, Caduc, SaUs, Even, Saint-Ronmie, appartenant au centre gaucne, à la ^uche et à TUnion républicaine, et MM. Jules Roche, Camille Pelletan, de Lanessan, Tony Révillon, Henry Maret, Clovis Hugues, membres de l'extrême gauche ou intransigeants.

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