A LA FÊTE NATIONALE DU XX* ARRONDISSEMENT
(paris)
Mes chers concitoyens,
Ce n*est pas un discours que je veux vous adresser, c'est l'expression de mes reraercîments, de ma reconnaissance pour Tadmirable organisation de cette fête qui clôt si dignement la série des réjouissances patriotiques de notre immortel Paris. (Applaudissements prolongés.)
Vous avez compris, — et vous l'avez compris tous unanimement, — qu'après les actes auxquels les pouvoirs publics ont imprimé la consécration suprême; vous avez compris qu'après quatre-vingt-onze ans de luttes acharnées, un jour enfin devait se lever pour la patrie, un jour où, dans un unanime élan, tous les Français, ceux des villes et ceux des champs, l'armée, le peuple, tous, et même les plus indifférents aux luttes de la politique, — tous, entraînés par l'amour de la France, se réuniraient d'un bout à l'autre du territoire et acclameraient, réunis, indissolubles, la France et la République. [Tonnefre cTapplatulissemeiUs. — Cris prolongés de : Vive la République !)
Et c'est ici, sur ces hauteurs qu'on a si souvent dénoncées à l'apathie ou à la peur de concitoyens ignorants, qu'il convenait de donner le spectacle de ces immenses assises de la population de Belleville s'abandonnant, au milieu de l'ordre et du calme les plus parfaits, à la joie qui emplit tous les cœurs.
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