‹ Discours et plaidoyers politiques, publChapitre 27 sur 101 · SO MARS · texte numérisé non relu

SO MARS

tenue depuis quarante-neuf ans, que vous développez tous les- jours : jusqu^à présent, vous avez sagement proportionné vos efforts à vos moyens et vos dépenses à vos ressources ; il faut continuer aujour* d'hui surtout que, grâce à la République, vous allez enfin entrer dans la légalité nouvelle où nous pourrons avant peu, je Tespère, avant quelques semaines, balayer tout ce qui reste d'un passé oppresseur, au point de vue de l'existence des sociétés professionnelles ; c'est alors que vous pourrez, ayant difficilement mais noblement soutenu votre existence, largement vous établir dans le domaine de la loi et jouir enfin de l'existence civile. {Vive et unanime adhésion. — Applaudissements prolongés.)

Ce jour-là. Messieurs, comme au lendemain de toute victoire, il vous faudra tous redoubler de scrupules, de sagesse, d'efforts , de cotisations ; il faudra étendre votre société et la porter plus loin que vous ne l'avez fait jusqu'à ce jour. Je suis, quant à moi, tranquille sur l'efficacité de vos efforts et les heureux résultats que vous pouvez vous en promettre. Que l'on vous donne le bénéfice d'une législation véritablement libérale, qu'on vous assure la pleine disposition de vous -mômes, et je suis convaincu que vous ne tarderez pas à couronner votre œuvre. {Applaudis* sements.)

C'est à ce moment, Messieurs, que, par l'intermédiaire de vos comités, vous songerez à mettre en pratique sur plusieurs points les excellents conseils que vous donnait mon cher ami M. Liouville. Vous verrez, en effet, quels avantages peuvent résulter de la pratique du contrat d'assurance, et de l'assurance par l'État. Car, Messieurs, à coup sûr je ne crois pas être suspect quand je parle de mon horreur pour les chimères, pour tout ce qui ressemble aux utopies, aux systèmes par lesquels on s'imagine qu'il est possible de refaire violemment et tout d'un coup la so-

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