‹ Discours et plaidoyers politiques, publChapitre 58 sur 101 · MANŒUVRE ÉLECTORALE · texte numérisé non relu

MANŒUVRE ÉLECTORALE

« Citoyens,

M La violence ne suffit pas. .

« Les calomnies accumulées depuis plusieurs années par la coalition monarchico-intransigeante contre le député du vingtième arrondissement ne suffisent pas.

« L'heure de l'élection approche.

u Des manœuvres électorales à la hauteur de la moralité de nos adversaires, commencent.

« Voici la première :

« Le citoyen Gambetta a reçu la dépêche télégraphique

suivante :

« Voiuiers, 17 aoftt, 9 heures 45 matin.

u De VoDcq partent des bulletins imprimes portant votre nom ; évidemment, cela a pour but de nuire à Péronne et de favoriser Ladoucette. — Indignation générale. Signé : Hbnrionnet.

(L'affiche reproduit ensuite l'article que le journal l'Intransigeant a publié sous le titre de : M. Gambetta a menti, et continue ainsi :)

a C'est un mensonge !

t( Voici la réponse du citoyen Gambetta :

« Henrionnet k Vousien (ArdeoDes).

« Cette manœuvre honteuse de distribuer des bulletins de vote à mon nom ne trompera personne, je Tespëre bien. Je profite de cette occasion pour vous envoyer tous mes vœux pour le succès de la candidature républicaine de M. Péronne.

Signé : OAMBatTA.

« Et maintenant, citoyens, appréciez et jugez !

Les délégués des comités radicaux du XX^ arrondissement : P. Lebègue, Mdgnier, Bouvet, H. Bureau, Lecler (E.), NouRRY, Désenfant, Lecesne, Pommier, Joly, Jous- SAUD, Palut, Galland.

Vu : Léon Gambetta.

Les affiches suivantes furent encore apposées le iO et le 20 août dans le XX* arrondbsement :

Les délégués des chambres syndicales et des divei*ses associations ouvrières de Paris ont, dans une réunion tenue le 19 août, décidé d'adresser Tappel suivant aux ouvriers du yingtième arrondissement :

AUX 0IJV1UER8 on XX' ARRONDISSEMENT.

f< Nous, memhres de chambres syndicales et d'associations ouvrières de Paris, venons protester contre l'attentat fait à la liberté par une faction anarchiste et révolutionnaire s'intitulant parti ouvrier.

« Les ouvriers républicains doivent repousser toute solidarité avec ces hommes, qui se cachaient au moment du danger et qui relèvent aujourd'hui le drapeau de la révolte.

« Ouvriers, céderez-vous devant cette minorité factieuse qui n'a pour but de tout détruire sans avoir rien de pratique à mettre à la place ?

<c Céderez-vous devant ces meneurs qui n'ont pour eux que l'insulte et le tapage ? devons-nous laisser donner à la France un tel exemple de désordre? Non, nous le devons pas.

« Que demandons-nous? des réformes ; et nous croyons fermement que l'heure est renne de les réaliser.

« Nous roulons l'ordre qui assure le travail.

« Nous roulons le bien-être pour tous les travailleurs.

« Nous voulons une République qui nous assure des solutions sociales.

a En conséquence, nous vous engageons, pour obtenir ces résultats, à continuer votre confiance au vaillant patriote, à l'homme de progrès partisan et défenseur de toutes les libellés.

« Pour le travail,

« Pour le progrès,

u Pou? la République,

f< Votez tous pour le citoyen Gambelta.

M Vive la France !

« Vive la République !

(Suivent les signatures de deux cents ouvriers appartenant à tous les corps de métiers et domiciliés dans les divers quartiers de Paris.)

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