DÉCÈS DK M. PAUL JOZON
Messieurs, j'ai le douloureux devoir d'apprendre à ia Chambre qu'elle vient d'éprouver encore une perte qui sera par elle bien cruellement ressentie. • J'ai reçu ce matin la nouvelle de la mort de notre éminent et aimé collègue^ M. Paul Jozon. [Mouvement.)
11 nous est enlevé au milieu des promesses et des espérances qui reposaient sur sa tête. Il était depuis 1871, à l'Assemblée nationale, comme ici, un des représentants les plus vertueux, les plus laborieux... {Très bien ! très bien!) et les plus méritants de la démocratie républicaine. {Vifs applaudissements!) Cette perte, nous ne pouvons aujourd'hui qu'exprimer la profonde douleur qu'elle nous cause ; nous ressentirons plus tard et pendant longtemps le vide qu'elle laisse au milieu de nous. En effet, Paul Jozon, depuis sa plus tendre enfance, avait marqué dans sa génération, qui ne l'avait jamais perdu de vue, une place à part. 11 était de ceux qui choisissent les tâches difQcifes, et qui à force d'intelligence, d'activité et de persévérance
1. Paul Jozon, né le 12 février 1836 à la Ferté-squs-Jouarre, avocat à la Cour d'appel, puis avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, adjoint au maire du Vl^ arrondissement de Paris le 7 octobre 1810, représentant de Seine-et-Marne à TAssemblée nationale, député de Fontainebleau le 14 octobre 1877.