‹ Discours et plaidoyers politiques, publChapitre 99 sur 101 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

les mènent à complet résultat. (Applaudissements,) La fermeté, chez lui, se déguisait à peine sous Tamitié et la courtoisie de ses manières; mais vous avez vu, aux heures les plus difficiles, avec quel noble courage il assumait les plus hautes responsabilités, et on peut dire que la République et le pays perdent en lui une de leurs meilleures espérances. [Applaudissements.)

Je ne veux pas aujourd'hui, Messieurs, ce n*est pas le lieu dans une assemblée d'hommes politiques, insister plus longtemps sur ce qui est surtout une perte d*ami; mais il. appartiendra à d'autres, à ses concitoyens, à ses compatriotes, de retracer la vie déjà si remplie d'un homme encore si jeune. Ils diront qu'au Conseil d'État, à la Cour de cassation, au barreau, dans le Parlement, PaulJozon s'était montré h la hauteur de toutes les tâches et de toutes les difficultés.

Il fut, dès l'Empire, le défenseur courageux des idées libérales et républicaines, et il aurait su les défendre à toutes les époques autant par sa modération que par son intelligence et sa ténacité. (Applaudissements,)

Associons-nous donc tous dans l'expression de nos regrets, car tous vous sentez que lorsque la France perd un de ses bons citoyens, c'est une perte commune et qui doit être communément déplorée. (Applaudissements unanimes. )

Messieurs, notre regretté ami sera enseveli samedi; je ne connais pas encore l'heure de ses obsèques, mais vous en serez avertis.

En attendant, il va être procédé au tirage au sort de la députation qui représentera la Chambre.

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