EXERCICE
La Chambre a sans doute remarqué les efforts de l'honorable trésorier pour rejeter sur le gouvernement précédent toute l4 responsabilité des opérations
l'asile St-Jean de
Moss et 7100 Assurance sur l’an-
cienne bâtisse du
parlement... 32,765 Contributions au
fon 1s de pension
des instituteurs, 33,000 $ 72,890 00
! Revenu ordinaire du ler juillet 1886 au 31 janvier LOST Essen t: os. + $2,020,323 00
“ Passons maintenant au chapitre ‘# des dépenses pendant la même pé- “ rio le de sept mois.
‘“ Somme totale payée du
ler juillet 1886 au 31 jan-
vier 1887... ose se 8 23709400 00 A déduire pour les dépen-
ses extraordinaires sui-
vantes :
Subventions aux chemins de fer.$628,964
Palais äe' justice,
Québec... sors 70,870 Palais législatif... 54,306 Crédit spécial de la colonisation payé à même le capital, comme celui de 1825 86. 80,000 —$ 834,146 00!
# Dépenses ordinaires du ler juillet 1886 au 31 janvier 1887......,.,.....,,$1,871,254 00
&# Nous constatons le surplus obt2nu par le ministère Ross pendant les sept premiers mois de l’année courante par la soustraction suivante :
“Revenu ordinaire du lerjuillet 1586 au 31 janvier 1887. $2,020,323 Dépenses ordinaires do do 1,871,254 |
# Surplus pendant sept mois. $ 149,069
“ Je difière totalement d'opinion avec #“ l’hororable trésorier au sujet du ré- | “ sultat possible des opérations de | l'exercice en cours, Je dis que cette “ année devrait se terminer par un sur- “ plus des recettes ordinaires sur les ‘# dépenses ordinaires. ??
“ Le gouvernement, s’il y met l'éner- | “gie nécess'ire, peut et doit perce-| “ voir, en 1886-87, un revenu total de ‘# $3,100,000 en chiffres ronds.
| “ Voici mes prévisions à ce sujet : |
D Lt
Revenu ordinaire perçu le | 31 janvier 1887... este $2,020,323 Recettes possibles jusqu’au
90 juin :
Balance, subvention
fédérale ............$ 59,850
l'erres de la Cou:
"QE ET oiaur O A0 IOUD LA CEE ENS PT Ie 115,0 0 Officiers publics... 2,000 |
CONCOB...scc0s00s 10 + 200,000
Législation... ....….. 1,000 \siles d’aliénés,coniributions munici- DRLER vives sesss DO,O0Ù
Intérêt, chemin de fer du Nord... 186,000 De la province d'Un- DATAD rss ienaes Divers...
nee me |
“ Revenu ordinaire prévu de 1886087 essor sovossoco rene M8 LOT 8 4 Les dépenses ordinaires de 1885-87 ne devraient pas JÉPASIO ie css covreresnesrnecs
‘# Surplus possible de 1886-87,$ 104,173
“ Si le gouvernement change un sur- ‘# plus vossible d’une centaine de mille ‘“ piastres, en un déficit de $370,000 “ come le prévoit l'honorable tréso- ‘ rier, a Chambre devra lui en deman- “ der un compte bien sévère.
Dans son discours sur le budget,l’hon.
trésorier a établi comme suit le résultat des opérations ordinaires de l'exercice 1886-87 :
Dépenses …......,.... $3,289,679.78
Recettes... 2,965,446.62
Déficit. $ 324,251.16
L'hon. trésorier constate ce déficit, et s'en autorise pour dire qu'à son arrivée au pouvoir la situation financière était
| bien difficile. Je crois d'abord que c’est
exagérer que de porter le déficit de 1886-81 à $324,251. Il ne faut pas oublier que dans le montant des dépenses que je viens de citer du discours de l'hon. trésorier, est compris le crédit spécial de $80,000 pour la colonisation, dont la chambre avait ordonné le paiement à même le capital. Cette somme déduite, le déficit est diminué au chiffre de $244,251. Il faut aussi tenir
| compte que les élections générales d'oc- | tobre 1886 ont eu lieu pendant cet exer-
cice, et ont entraîné une dépense de
Qui est responsable du déficit de 1586-
| 87, réduit, comme je viens de le calcu-
ler, à une couple de cent mille piastres ?
C'est ce qu’il importe à cette chambre
| et au public de BavO‘r.
Comme je viens de le dire en lisant mes paro'es de l’année dernière, le 31 janvier 1837, lors du changement de ministère, il y avait un surplus de $149,069 dans les op‘rations des sept premiere mois de l'exercice. Dans les cinq derniers mois de l’année, le gouvernement actuel a porté les dépenses
ordinaires au éhiffre de $3,289,697.
C'est une augmentation d’environ
$250,-000 sur l’année précédente, 1885- 86, en comptant les crédits spéciaux pour la colonisation dans les dépenses ordinaires des deux années. Je veux
Te 2 TE a
’'hon, ultat rcice
it, et rivée était c'est it de \8 ouenses rs de rédit tion, pbaieme chifenir
'ocbXGre de
lcu- "es ?
hbre
ant b 31 de de sept les ouses 97,
être juste, et je reconnais que l’ancien gouvernement est responsable de l’aug-| mentation, au montant de $38,000 dans | le service des intérêts de la dette pro-| vinciale, Aucune responsabilité particu- | lière ne s'attache À l’un ou l’autre des | partis, au sujet des frais des élections | générales de 1886, qui ont eu lieu à | l'expiration régulière du terme de la chambre élue en 1831. Il en est de | même pour quelques autres dépenses | additionnelles peu considérables. Mais | le ministère actuel ne peut se soustraire | à la responsabilité d’une augmentation de cent à cent vingtcinq mille piastres des dépenses de 18£6-37 comparées à | celles de 1885-86, dont le gouvernement | précédent est seul et entièrement res-| ponsable, Aussi il eut mieux fait de| l’accepter courageusement,et de s’effor- | cer de justifier cet accroissement de | dépenses en prouvant qu'il était dans!
l'intérêt publie, au lieu de tenter vaine-| ment de la rejeter sur son précédesseur. |
Le gouvernement actuel est respon-| sable du déficit de l’année dernière, | non-seulement par les nouveiles dépen-:| ses qu'il a faites pendant ses cinq mois de pouvoir de cet exercice, mais aussi | pour n’avoir pas assez énergiquement | activé la perception du revenu. Du premier juillet 1886 au 31 janvier I887,le | revenu ordinaire avait atteint $2,020,- 323. Avec une perception énergique, il était facile de le porter au moutant de | $&3,109,000 à la fin de l’année. Une cen:taine de mille piastres et au-delà de dépenses en moins, et une recette de cent vingt-cinq à cent quarante mille piastres en plus, auraient soldé les opé-| rations de l'exercice en équilibre, et même avec un surplus.
Mais de l'étude des documents officiels qui nous ont été soumis et du dis cours de l'honorable trésorier, il me paraît bien évident que le ministère était plutôt désireux de pouvoir ébablir un déficit considérable pour l'exercice 1886-87, et qu'il portait sa plus tendre sollicitu le sur l'exercice en cours, 1887-| 88, dont il lui faudra accepter l’entiére responsabilité. Aussi a til eu le soia de grossir les dépenses de l’année dernière, etsurtont d’ajourner aux premiers jours de l’année courante la perception de| sommes réellement aftérentes aux exer:- | cices précédents. Qu'il me suflise de citer les montants reçus depuis de la province d’Ontario, et des municipalités !
pour leur contribution à l'entretien des aliénés dans les asiles. Le calcul Au ministère est facile à comprendre, Ke mettre en mesure d: nouvoir faire ressortir un déficit considérable des opérations de l’année dernière, en en rejetant la responsabilité sur son prédécesseur,et uu surplus de celles de l'exercice en cours, c'était se fournir le facile moyen de faire une réclame retentissante en faveur de sa supériorité administrative et financière sur ses devanciers, Mais cette ruse de guerre ne nous échappera pas, eb nous sauroné la déjouer, Le public en comprendra aisément toute la signification, et sera d'accord avec nous pour dire au cabinet qu’il à eu bien tort de s’en servir.
Le mélange que l'honorable trésorier à fait des opérations ordinaires et extraordinaires de l'exercice 188687, permettra à quelques-uns de ses amis peu scrupuleux, et encore moins soucieux de discuter les affaires publiques d’une manière sérieuse, de dire, en s'appuyant sur ses chiffres, qu'il y à eu un déficit de $1,445,533, l’année dernière, A plusieurs reprises déjà, j'ai démontré l'erreur fondamentale d'une semblable manière de calculer, parce qu'il est de toute
| éviderce qu’elle donne une idée fausse | de la véritable situation de nos aflaires.
Elle est conséquemment nuisit'e au bien public, Pourquoi donc cette obstination à ne pas vouloir almettre le principe de finances publiques,pourtant si vrai, que le déficit d’un exercice esb l'écart en moins entre les recettes ordipaires, régulières, permanentes dans leurs sources, sinon dans le chiffre de leur rendement, et les dépenses aussi
| ordinaires, régulières et permanentes de
leur nature, sinon quant si montant qu'ellesatteignent,de ce mêmi exercice.
Je ne puis pas m'expliquer ce que l'honoraïle trésorier veut dire lorsqu'il nous parie de découvert dans les services du bulzet extrasrdinaire, Pas un seul des financiers les plus en renom, et qui alministrent les affaires des plus grands et des plus riches pays, n’a
| jamais fait de semblables calculs, Je | ne conçois pas q'i’un gouvernement qui
a entrepris des travaux que l’on et convenu d'appeler imputables au capital, déclare à la fin de l’année : j'ai payé pour ces travaux, disons, deux millions de piastres ; je n'avais en caisse, au commencement de l'exercice, qu’un
million à être appliqué à cette fin : donc j'ai un découvert ou un déficit d'un million. Mais il était compris dès le début que ces déboursés extraordinaires devaient être payés à même des ressources extraordinaires. Il ne peut done pas être question de déficit dans ces opérations, et je me demande pourquoi l'honorable trésorier persiste à grouper ses chifires d'une aussi étrange manière, que je n’ai trouvée dans aucun discours d'hommes politiques qui ont traité des finances publiques. Il le regretrera peut-être avant longtemps, parce quenous serons b entôt en mesure de nous en servir avantageusement con- | trs lui, Je ne reno. ce pas au droit d’user des armes qu’il nous prépare, vu que ce sera peut-être le plus efficace moyen de lui rendre le service de le faire revenird'’une erreur qui lui fournit, —et c'est probablement pourquoi il y tient tant— l'avantage peu juste de critiquer ses devanciers sans raisons valables.