‹ Discours financier de l'Hon. Jos. Shehyn, député de Québec-est prononcé à l'Assemblée législative à la séance du 3 janvier 1894 [microforme]Chapitre 17 sur 21 · POUR L'ANNÉE · texte numérisé non relu

POUR L'ANNÉE

Bstimnation des recettes... ........,,,4.,1,.,: .,,,:.,.., 8985459100 Estimation des dépenses, y compris des estimés su pplémentaires COLA ON ETOOIANR 2 LE, eu tee nm in ans 1,060,086 00

Surplus en recettes. ........ ET re A QE M a VE à 225,366 00

F n'a donc pas besoin de 300,000 de taxes.

Je crois avoir établi, avec les chiffres mêmes de l'hon. Trésorier, que, pour 1893, il n'avait pas Lesoin de $500,000 de taxes, et que pour les deux autres années la moitié de ces taxes, d'après ses propres calculs, eût été sutiisante,

A la page 12 du même discours, il dit : *“ Les distinctions faites pendant “ les dernières années entre les dépenses ordinaires et les dépenses spéciales ‘ ou extraordinaires étaient trompeuses et n'avaient peur but que de cacher ‘ l'impuissance réelle de faire face aux obligations légitimes avec les revenus, ‘et de servir d'excuse à faire des emprunts. ?

L'hon. Trésorier, en parlant ainsi, veut en imposer à la Chambre, car il «loit parfaitement savoir que ces dépenses spéciales où extraordinaires ne pou: vaient être de nature à tromper la Uhambre vu qu'elles avaient été classées dans les budgets comme telles et discutées à ce titre item par item avant d'être votées. De sorte qu'il ne pouvait pas y avoir de méprise à ce sujet, et la Chombre en les votant savait parfaitement bien à quoi sen tenir.

Dans un autre paragraphe, lhon. Trésorier dit encore, au sujet des dé penses spéciales ou extraordinaires : * Cependant, comme ces pseudo-dépenses ‘ spéciales ou extraordinaires se sont répétées pendant un certain nombre “ d'années et se sont soldées par une augmentation de la dette publique, il ‘esttemps d'attirer l'attention des capitalistes sur les déficits énormes cons: ‘ tatés dans le fonctionnement général de nos finances.

L'honorable Trésorier m'étonne quand il dit dans ce paragraphe qu'il est temps d'attirer l'attention des capitalistes sur les déficits énormes constatés dans le fonctionnement ginéral de nos finances. Pour ma part, je ne sais que penser d'une telle déclaration, car enfin, quand on est dans la nécessité d'avoir recours aux capitalistes, il n'est pas d'usage d'attirer leur attention d'une manière désavantageuse sur les états financiers d'une province. Mais rien ne doit nous étonner de la part d'un Trésorier qui se donne le luxe de changer à sa guise l’ordre établi de la comptabilité et qui ne se gène nullement de démontrer des déficits où il n'en existe pas.

Maintenant, comment se propose-t-il d'attirer l'attention des capitalistes su: notre état financier ? Est-ce par annonces dans les journaux ou par cireuluires ?

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