‹ Discours financier de l'Hon. Jos. Shehyn, député de Québec-est prononcé à l'Assemblée législative à la séance du 3 janvier 1894 [microforme]Chapitre 18 sur 21 · MAN; UP · texte numérisé non relu

MAN; UP

Je lis à la page 15 du même discours, le paragraphe suivant qui m'amuse : ‘“ Nous pouvons donc espérer, après cette année, de diminuer nos nou- “ velles taxes. Ces taxes étaient et sont nécessaires pour solder les extrava- “ oances et les déprédations que l'ex-administration Mercier à permises au préjudice du Trésor, et pour prouver au monde financier que nous avions et “ que nous avons le moyen de payer nos dettes.”

L'honorable Trésorier commence par dire qu'il a l’espoir, après cette année de pouvoir diminuer les nouvelles taxes, attendu, selon lui, qu'elles étaient nécessaires pour soider les extravagances de l'administration Mercier. I] n'avait pas besoin, comme je l'ai démontré déjà, de ces nouvelles taxes pour solder ces dettes extravagantes, puisque sans 1e ‘ur aide il aurait pu équilibrer le budwet.

Conséquemment, s'il x pu,avec ses propres ressources normales, en dehors des nouvelles taxes,opérer l’équiiibre,c'est qu'il ne peut pas y avoir eu autant d’extravagance qu'il veut le faire entendre. Si tel était le cas, au lieu d’avoir l'espoir de diminuer ces taxes, il serait forcé de les maintenir, Mais ce qui m'amu:e, à part des extravagances dont il fait mention, c’est qu’ “il a imposé + ces taxes ‘ dit-il ? pour prouver au monde financier que nous avions et que nouùs avons les moyens de payer nos dettes. ? il me semble que c'est là une étrange théorie, car qu'a t-on besoin de prélever des taxes pour faire une telle démonstration !

Suivant moi il est tout-à-fait ridicule de prélever des taxes pour le simple plaisir de prouver aux capitalistes l'état florissant de nos finances ?

Quant aux accusations qu'il lanee gratuitement au sujet des extravagances et des déprédations de l’ex-administration, en admettant, pour les fins de la discussion, que ce soit vrai, chose que jen ‘admets pas d'ailleurs, il aurait dû pourtant se rappeler qu'il appartient à un parti qui n’est pas exempt ni dans la Province, ni au Fédéral, d'extravagances et de déprédations. Ne voulant pas entrer dans des récriminations, je n’en dirai pas davantage sur ce chapitre car le Trésorier saisira facilement ma pensée sans cela.

La

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