‹ Discours financier de l'Hon. Jos. Shehyn, député de Québec-est prononcé à l'Assemblée législative à la séance du 3 janvier 1894 [microforme]Chapitre 9 sur 21 · RER SR ETES ED PRE · texte numérisé non relu

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de $4,340,263.03 des #9,933,599.80, il reste une balance de 83,593,336.87 qu'on peut attribuer entièrement à la politique du gouverne ment Mercier. Si vous déduisez de cette somme de $5,595,330.r7 les subsides aux chemins de fer, votés à Ja session de novembre et dé cembre 1890 et appuyés par une grande n'a-

3 RO MANS hA LS de MONT CORRE FN RCE LRU ETS à Il reste une valanc ee TERRE nn PERD l; dont il est facile de se rendre compte en examinunt les dépenses spéciales de TS87 à IS93,

ce sont des items en majeure partie inputaaux réparations et améliorations urgentes des édifices pub'ies, ete,

Li est facile de constater, par l'état que je viens de vous soumettre, composé de chiffre puisés dans les documents officiels, combien étaient peu fondées es accusations de nos adversaires, en criant que nous ruinions la province pau nos extravagnnces, et Jusqu'à quel point les états soumis à la Chambre et au pays étaient loin de ï vérité.

Pour arriver au pouvoir, il fallait de toute néce-sité nous écraser par tous les moyeaàs possibles : aussi n'a t-on pas hésité à lancer dans le public les plus perfides et les plus malveillantes accusations. Les états que je viens de citer ‘tablissent assez clairement la fausseté e ces criailleries.

Le tactique de no adversaires était de voter en détail les dépenses, qui étaient de nature à les rendre populaires, quittes à nous combattre plus tard sur les détails, nous attaquant sur celles mêmes qu'ils avaient approuvées, mais rien de bien étonnant en cela, car ils ne voulaient pas même reconnaître les obligations qu'ils nous avaient léguées. Cette conduite de leur part donne une idée de leur tactique lorsqu'ils sont dans lopposition, crier quand même à tort ou à raison [ls n'avaient pas même la bonne foi d'admettre franchement leur part de responsabilité dans cette même dépense et pour quelles fins elle avait été eucourue. En un mot, ce qui était bien sous leur régime à Québec et à Ottawa, devenait une polique ruineuse du moment que le pouvoir était entre les mains de leurs adversaires. Je crois done avoir démontré à la Chaunbre la nature de cette dette flottante et avoir établi la part de responstbilité de chacun.

Par les détails que j'ai donnés, il est facile de constater que cette dette flottante a été pour la majeure partie employée pour la construction de chemins de fer, Roue dont on peut tout au plus discuter la sagesse. Mais qu'on veuliile bien se le rappeler, c'est qu'elle est d'invention conservatrice ; ce sont les gouvernements d'Ottawa et de Québec qui ont imaginé le système de subsides en terres et en argent aux compagnies ; ce sont eux qui ont déterminé le systeme de conversion des subsides en terres en subsides en argent : ce sont eux qui ont commencé les travaux publics que le gouvernement Mercier à dû parachever, Les travaux commencés pouvaient-ils être arrêtés ? les parties de la province qui n'avaient pas de voies ferrées devaient-elle en etre privées pour junais ? Nil eut dû en être ainsi, comment se fait-il que le gouvernement fédérai ait généreusement subventionné les inêmes entreprises, et que pour cela il reçoit les applaudissements de ceux-là mêmes qui nous dénoncent à Québec ? La dette et les emprunts sont la conséquence nécessaire le la polit: que de chemins de fer adoptée en 1874 par M. DeBoucherville et continuée nécessairement par tous ses successeurs. C’est tellement le cas que sur une dette totale consolidée de #25,104.266 au 30 juin 1893, $#22,364.610

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