DEUXIÈME PARTIE
Dans la première partie de ce travail.
je me suis efforcé d'établir, qu'aux intelli-
vences d'élite appartenait de droit divin, le gouvernement des sociétés humaines ;
que c'est pour s'être plus où moins
départies de ee principe, que les nations ont tant souffert, jusqu'à ce jour, de troubles intestins, de bouleversements politiques, de révolutions sociales mêmes.
Ces maux, je les ai attribués aux efforts:
incessants de l'intelligence pour reconquérir, dans le gouvernement du monde, la place qu’elle a droit d'occuper, et dont elle a été dénossédée dès l'origine des premières sociétés régulières. Ceïte lutte
je n'ai pas craint de la proclamer nécessaire, providentielle, et sainte dans son principe et dans sa fin. À ceux qui résistent à une bonne cause le crime et le châtiment : comme aussi à ceux qui, dans la poursuite de cette même eause apportent les mauvaises passions, et des
vues d'intérèt personnel où particulier.
J'ai fait une revue rapide de: progres de l'intelligence, dans les différents âges Æe vous ai fait voir le pouvoir social élargissant sa base par degrés : du prêtre se communiquant aux rois; de ceux-ci passant à des peuples aristocratiques.
servis par des populations d'esclaves.
Nous avons vu l’esclave légal disparaitre devant la loi évangélique, laissant encore cependant le serf ou le vilain à la raerci de la féodalité. Mais à côté de celle-ci sélèveet grandit la bourgeoisie, organisée
cn communes, et devenue puissance