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Dut le prophète moderne se tromper.
comme le fit l’ancien, dans son premier choix. et nous donner un Saül, 1l faudrait bien nous soumettre à une aussi haute autorité, En attendant, écoutons ei suivons la voix de la nature, qui est aussi la voix de Dieu, par laquelle Dieu
continue à se révéler dans tous les âges.
La raison noûs dira que la direction des affaires humaines appartient à l’intelliscence : et la nature, en répartissant cette intelligence dans la inasse du peuple, sans distinction, nous dit elairement qu'il faut aller la chercher partout où elle est, Ja prendre par la main.
favoriser son développement, et la préparer aux hautes destinées qui lui sont réservées : et non plus, comme on a fait, par le passé, l'abandonner aux hasards
d'une fortune aveugle ;: heureuse encore
lorsque la main de fer de la compression
ne l’étreignait pas dès son berceau. Oh!
cessons de nous enorgueillir de notre raison ; cessons de la proclamer comme notre titre à la souveraineté de la création: ce titre nous le foulons aux pieds dans ce qu'il y à de plus élevé dans les choses huimaines, le gouvernement des sociétés politiques. Nur ce point, nous ne montrons pas, il s'en faut de beaucoup, autant de sagesse que plu:
sieurs espèces du règne animal. Depuis bientôt six mille ans nous tàätonnons à la recherche d'un principe de gouvernement stable et universel, et nous l'avons tous les jours sous les yeux. Pour mettre notre orgueil à l'abri, il faudra bien avouer que c'est un aveugle égoisme qui nous a empêchés d'en profiter. Oui.
messieurs, un humble insecte a le droit de rire de la Jolie des hommes sous ce rapport, et de leur offrir un modèle à
suivre. Transportons-nous donc auprès