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d'une ruche d'abeilles, et la nous verrons en pratique, depuis le cinquième jour de la création, ce que les hommes cherchent vainement depuis cette époque, le seul souvernement légitnne, le seul gouvernement durable, le gouvernement par l'intelligence. Mais aussi voyez de quels soins, de quelle sollicitude l'on environne les cellules qui servent de berceaux aux Souveraines des générations à venir.
D'abord lexsalvéoles sont plus urandes que celles destinées aux abeilles ouvrières :
des eardiennes V veillent sans cesse, et la nourriture des nymphes royales se compose du suc le plus pur et le plus riche que fournisse la flore des environs.
Oh ‘faites attention, voici qui est encore plus merveilleux, et d'un enseignement encore plus clair. arrive quelquefois que la reine, pressée dans ses ponte,
peut-être aussi poussée par la jalousie,
dépose des œufs royaux dans des alvéoles
SE à} pue
de simples ouvrières. Aussitot lon se met à l'œuvre, et l'on donne à l'alvéole roturière les dimensions d'une alvéole royale, et son précieux dépôt, œuf, larve, et nymphe, v recoit les mêmes soins que ceux des alvéoles royales. Vous le voyez, chez les abeilles, on n'abandonne pas au hasard de la naissance. ni aux chances du sort, ceux que 1 nature destine au
wouvernement de la société.
Nous aurions grand tort de dédaigner une lccon, découlant ainsi de linstinet d'un chétif insecte : eur cet instinet vient de Dieu tout comme notre raison : et pour n'avoir pas une sphère d'action
aussi étendue ni aussi élevée que notre
raison, il à cet avantage sur cette
dernière, qu'il est sur et infaillible dans les choses de son ressort. Et certes, nous n'en serions que mieux, sous plus d’un
rapport, si dans ce que nous avons de
commun avec les autres espèces du règne
‘on se
lvéole animal, nous initions leur instinct à ivéole quelques égards. Nons aurions, pour larve. notre part, épargné beaucoup de trouble 1s que et de travaux au révérend Père Chiniquy
et autres apôtres de la tempérance.
royez, Quelqu'un à donné de nous cette défini-
Jas au ances tion, c'est que l’homme est un animal ne au qui mange sans avoir faïm, et boit sans . avoir soif. L'on pourrait pousser la définition bien plus loin, mais je crainigner drais que l'on n’en vint, avec le satiriste, tin à la conclusion que vient De la Chine au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, net Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme. etion “die Et une pareille idée sonnerait mal dans un une thèse, où l’on parle de l'intelligence datés humaine. et de ses droits à l'empire du Side monde.
d'un Ces droits, il est trop tard pour les nier,
s de et il importe peu qu'on les admette on
an LU un
qu'on ne les admette pas. Je me trompe, il importe beaucoup, pour le repos du monde, qu'on les admette an plus tôt; car alors, il ne s'agira plus que d’en réglementer l'exercice ; et nous créons une occupation utile aux esprits ardents, un but bien connu, bien déterminé à ceux que les destinées humaines préoccupent sérieusement ; nous faisons apparaitre à l'horizon une brillante aurore, qui dissippera les brouillards des doctrines surannées, aussi bien que les vapeurs trompeuses des utopies insensées. Tout le monde verra où l'on va ; alors personne n'osera proposer de retourner en arrière ; et personne non plus n’osera se jeter en aveugle sur des obstacles insurmontables : et tout le monde s'acheminer:
d’un pas sur dans la nouvelle voie.
Ni l’on admet donc que l'intelligence doit diriger, gouverner la société, com-
ompx, os du s tôt ; d'en réons lents, iné à OCCUappa- 1rore, dctri- Jeurs Tout onnt:
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ment nous y prendroas-nous pour réduire ce principe en pratique, sans bouleversement, sans secousse, sans froissement considérable des intérêts existants, ni des idées reçues, laissant au temps et au bon sens des peuples l'introduction de maintes réformes économiques et politiques qui, impossibles ujourd’hui sans convulsions sociales, deviendront faciles sous un régime basé sur la nature même, et non plus sur des institutions purement artificielles. Je vous ai donné un aperçu de mon plan, pour résoudre ce problème,
me réservant de vous l'expliquer dans
une seconde partie ; et c'est ce que je vais faire en le reprenant article par article.
ABT. ler.—Instruction prhnaire gratuite pour tous les enfants.
L'on a du pressentir que je devais donner la gratuité de l'instruction pour base à un plan destiné à faire sortir de l'obscurité, à produire sur le théâtre du monde, toutes les intelligences supérieures, dans quelque rang qu'elles parussent.
(est déjà trop pour le pauvre que d’être privé du travail de ses enfants. Lui faire en sus payer leur instruc'ion, c’est vouer ses enfants à l'ignorance, où sa
famille à un accroissement de misère
ou de privations. Prétendre que c'est V à un moyen de faire sentir au peuple Ch l'importance de l'éducation. est absurde. na C'est ce que vous lui ferez beaucoup na mieux sentir en donnant l'éducation Le gratuitement. L'instruction religieuse d' n'est-elle pas donnée gratuitement aux at pauvres, et ceux-ci n'en sentent-ils pas di
ratuite
devais l pour tir de tre du érieussent.
d’être Lui c'est JU Sa Isère c'est ‘uple urde.
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pas
l'importance ? Croit-on que ce sentiment serait bien plus fort chez eux. s'il lenr fallait payer pour envoyer leurs enfants a catéchisme ? Cet argument ne mérite
pas qu'on SV arrete: mais jai du le jenaler, parce que je Fat vu et entendu
avancer par des hommes aTaves
On donne une autre raison contre Le
principe de la gratuité en fait d'éducation
populaire, e’est que Si l'état payait seul
pour cette éducation, jl faudrait que l'état seul eût In direction des écoles. Et pourquoi cela ? quel rapport nécessaire y at-il entre ces deux propositions ?
Chez nos voisins l'état paie les fonctionnaires publics : cependant ces fonctionnaires sont pour Hi plupart élus par le peuple. Nous notre systéme actuel d'éducation, l'état contribue pour moitié au soutien des écoles, et cependant la
direction de ces écoles est Inissée à des
commissaires électifs. Quelle différence y aurait-il en supposant que l'état payat le tout ? Ne peut-on pas prendre toutes les suretés possibles quant au bon emploi de largent ? Et c'est tout ce que l'état a
besoin et intérêt de voir dans l'afluire.
Cet argument, pas plus que Fautre, ne mérite qu'on S'v arréte. Ni j'en ai fait mention, ce n'est pas pour répondre aux objections des partisans de a direction des écoles primaires par le peuple directement : eur, pour ma part.
je n'ai aucune objection à ee que Pétat, SOUS UN gouvernement d'opinion, ou responsable, soit charoé de ce devoir ou de ce soin, dans les commencements an moins, en laissant aux parentset à leurs chels religieux, Ja partie purement morale et relisieuse. Ni Pétat eut eu la direction de ses écoles depuis 1842, nous
sentirions davantage, à l'heure qu'il est.
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l'effet des sommes considérables qui ont été dépensées, dans notre Bas Canada, pour l'éducation de la jeunesse, depuis cette époque. D'obscurs agitateurs et chercheurs de popularité, contenus par une direction ferme et éclairée,n’auraient pas réussi à pousser leurs dupes, dans quelques-unes de nos paroisses, ci-devant renommées par leur respect pour l'ordre public, à des actes qui feront venir Île rouge au front de leurs enfants. Mais bannissons ces pénibles pensées, dans l'espérance que les coupables se repentiront de leur faute, ne seront plus un sujet de honte pour leurs compatriotes, et seront les premiers, à l'avenir, à profiier des moyens qui existeront pour
l'éducation et l'avancement populaire.
ART. 2.—{[nstruction gratuite aussi dans les degrés supérieurs, pour tous ceux qui en seront jugés dignes par leurs talents et leur bonne conduite.
Comme on le voit, je ne pousse pas la gratuité de l'instruction pour tous, audelà du premier degré, celui de linstruclion primaire ou élémentaire. (Cette instruction, l'état la doit à tous ses enfants ; mais pour la plupart ce serait
une dépense perdue que de la pousser
plus loin : et, ma foi, nul état n'y pourrai
suffire. On choisira donc ceux des enfants qui auront montré le plus d'intelligence et de dispositions à l'étude, et on les admettra dans les établissements supérieurs, aux frais de l'état, selon Îles aptitudes et le goût des enfants, ou fr
désir des parents.
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nnportant, très-Hnportant dans notre système, je suppose que nous aurons à notre disposition des établissements éducationnels appropriés à tous les enres d’études que demande la civilisation portée à sa plus haute puissance :
Ecoles pour les Arts Mécaniques 1 les Beaux-Arts. Ecoles pour le Haut Commerce et la Haute Industrie, Colléges pour les Belles-Lettres, Chaires où Universités pour les Hautes Sciences. À la suite de chaque cours, il sera fait un nouveau choix des élèves les plus méritants pour les cours plus élevés, sil
va lien. et ainsi de suite jusqu'à la fin.
Je n'ai pas besoin de dire qu'il sera loisible aux parents, dont les enfants n'auront pas été choisis comme élèves de l'Etat de leur faire suivre, à leurs dépens,
les cours d'études que suivront ces
derniers ; mais il faudrait statuer que
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les enfants rejetés d'abord, pourront devenir élèves de l'Etat, aux degrés subséquents, s'ils viennent à s'en rendre dignes ou capables. [larrive quelquefois que des enfants, peu précoces, montrent, après quelques années d'études, des dispositions qu'on ne leur aurait pas supposées d'abord, ct finissent par devenir d'excellents sujets, des esprits trèssolides, sinon frès-brillants. Et dans netre système, nous devons mettre un soin scrupuleux à ne néglicer aucune intellisence supérieure.
Mais il ne pourra y avoir d'école supérieure dans chaque canton : et ce serait en vain qu'il en existerait ailleurs pour l'enfant du pauvre, même du père
de famille n'ayant qu'une médiocre
aisance : c'est ce à quoi nous allons ourvoir par l'article suivant.
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Ant. 3.—Des bourses seront faites aux enfants pauvres qui, pour suivre des degrés supérieurs, seront obligés à
déplacement.
[l va sans dire qu'on serutera rigidement les moyens des parents. et qu'on assistera ainsi que ceux qui seront réellement hors d'état de contribuer, en tout ou en partie, aux dépenses résultant du déplacement : l'instruction publique, propremeut dite, étant, dans tous les cas, cratuite. Quelque rigidité que Pon exerce à cet égard, je ne me cache pas que ee sera Jà une des plus fortes charges de notre budget de l'instruction publique. Mais il n'y a pas à reculer :
notre système ne peut se réduire en pratique qu'à cette condition. Point de compromis possible sur ee point : il s'agit de sortir du régime de déception et
de dérision, sous lequel nous avons vécu
jusqu'à présent : proclamant l'égalité entre les hommes, et laissant des masses de peuple irrémédiablement vouées à linfériorité : déclarant le pouvoir et Ja distinction lapanage de tous, mais ne les rendant accessibles qu'au petit nombre, Plus de duperie, messieurs :
elle ne serait plus possible. L'enfant du pauvre ne s'y laisserait plus prendre :
vos placards en grands mots et en grosses lettres ne Jui feront plus illusion, et vous ne pourrez plus Jui persuader qu'il est légal de l'enfant du riche : il saura bien que celui-ci, avec une intelligence des plusimédiocres, peut parvenir à tout.
tandis que Jui, bien qu'il sente, comme
linfortuné Chénier, qu'il y ait là quelque
chose, ne pourra parvenir à rien.
Oh l'contradiction humaine! attenants à nos deux capitales, nous avons des palais pour y loger et entretenir, aux
Hoi men faut telli se 1 et d cela moY rep qui soit
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oalité nisses lées à “ot Ju als ne petit [eus k ‘nfant ndre ; Tosses n, et qu'il SAUT vence tout.
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frais de l'État, lex pauvres qui ont perdu l'esprit, ct nous n'avons pas d'institntion pour le pauvre qui veut cultiver le sien.
Lt il en est à peu près de même partout, en Amérique même, où l'on parle le plus d'égalité. Véritablement, cest à se demander si, dans nos sociétés, si orgueilleuses de leurs progrès, 11 ne vaut pas mieux < vent naître atteint de fohe, qu'avec du génie. On y œaonerait at moins l'avantage de ne pas avoir le sentiment de son infortune. Réparons done a frute de nos devanciers, et assurons à l’inielligence, dans quelque condition qu'elle se trouve, les moyens de se développer et de se produire au grand jour. En cela nous ne ferons que remplir un devoir moral, puisque est incontestablement répondre aux desseins de la Providence, qui ne crée pas la lumière pour qu'elle Puis ne
soit enfermée sous le boisseau.
nous effrayons pas trop des dépenses,
car les avantages qui en resulteront.
feront plus que les compenser. Rien
ne serait plus facile que de démontrer, que le gouvernement des sociétés, avec notre système, coûterait moins qu'avec aucun de ceux dont on a essayé jusqu'à présent. tout en oflrant des moyen:
d'avancement supérieurs à ceux de tous
les systèmes anciens.
L'établissement des bourses, au prolit des enfants pauvres, n'est pas, d'ailleurs, une chose entièrement nouvelle : elle existe en Europeet ailleurs dans plusieurs universités, sur un pied très-restreint, il est vrai, et se ressentant du caractère aristocratique des institutions politiques. Mais j'ai été bien agréablement supris.
en découvrant dernièrement, que mon idée existe dans le Taut-Canada, en puissance au moins sinon à l'état ds réalisation : sur ce dernier point j:
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ilteront.
F4 Rien nontrer, és, avec qu'avec jusqu’à moyens:
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