‹ Discours [microforme]Chapitre 24 sur 27 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

ordinaires du pays, mais qui auront forfait à l'honneur, où commis des actes, ou tenu une conduite, indignes d'hommes qui devront l'exemple de toutes les vertus publiques et privées. La juridiction de cette Cour, en fait de peines.

s'étendra depuis la simple admonition jasqu'à la dégradation ou l'expulsion du corps des Lettrés. Un pouvoir semblahle, on le sait, existe déjà dans ce pays, chez nos corps professionnels. Une pareiile disposition donnera le moyen de prévenir un mal bien grand, qui menace l'existence des institutions démocratiques là où elles existent. I] faut bien le dire, l'esprit de parti inhérent aux démocraties, l’intrigue dont elles ne sont pas plus exemptes que les monarchies, l’entraincement du moment auquel elles sont plus sujettes encore que les monarchies, tout cela fait que l'exquise moralité, la scrupuleuse honnêteté ne sont pas ce qui

auront s actes, ommes tes les id Juripeines.

onition sion du 1bliahle, 's, chez arelile révenir istence

là où l'esprit ss, l’ins plus trainent plus *s, tout té, Ja

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distingue toujours et le plus les choix populaires dans les démocraties. Et comme l'impunité est à peu près assurét en cas d'habile malversation, les élus du peuple assez souvent, ne se font guère scrupule d'exploiter le public au moyen de leurs charges. Ils y sont d'autant

plus portés qu'ils ne possèdent ordinaire-

ment ces charges que pour un temps limité. Tout ce qu'ils ont à faire cest de ne pas se brouiller trop ouvertement avec la justice. Et là encore ont-ils la chance d'avoir des amis politiques dans le jury. Ils s'en tirent donc œénéralement avec un éloge, plutôt qu'avec le blème :

a clever fellow. Sous notre système, il ne faut pas que les fins voleurs reçoivent

de pareils encouragements.

Comme je ne pense pas quon me chicane sur e point, je me hâte d'arriver au point capital, à la partie financière de

notre programme.

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ART. 8.—Un fonds spécial sera créé pour les fins de cet acte, au moyen d'un impôt progressif sur les héritages, legs, dons et donations entre vifs, qui au cas de fraude seront sujets à confiscation au profit du fonds susdit.

Comme je suis, en principe général.

libre - échangiste, n'admettant qu'une protection passagère pour des industries naissantes et viables, capables &e soutenir la concurrence étrangère, après avoir, pendant quelque temps, sucé le lait nourricier de la protection, je dois tirer mes moyens pécuniaires de l'imposition directe. L'on connait mes idées au sujet de l'impôt direct ; on sait que le veux progressif, et non proportionnel ; et cela non seulement parce qu'ilest moralement juste qu'il en soit ainsi, mais en outre par ce que c’est le meilleur moyen de conjurer peu à peu et sans causer de

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qu'une lustries outenir avoir, le lait S tirer osition u sujet > veux et cela lement

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bouleversement, un grand mal social et

un grand danger politique ;: je veux

parler de l'accumulation des richesses

dans un petit nombre de mains, source

de démoralisation, d’affaiblissement, de désorganisation sociale, et que je n'hésite pas à signaler comme la cause principale de tous les maux de l'humanité, depuis la formation des sociétés. l'our prévenir ou guérir ce mal capital, prévu et senti par les premiers législateurs, le jubile fut établi chez les Juifs. A Nparte.

Licurgue ne trouva d'autre moyen que de régler la quantité de terre que chaque famille possèderait, et de tarir tout-à-faii la source de la richesse monétaire. Les Romains eurent leurs lois agraires, qui périodiquement mettaient la république en péril. De ces remèdes, aucun ne convient à nos réformateurs modernes, el en cela je ne trouve certes qu'ils ont tort. Les uns ne visent à rien moins

qu'à détruire le capital particulier ; l'Etat seul sera capitaliste, et prêtera sans intérêt à ceux qui auront besoin d'avances de fonds. D'autres ne s'arrêtent pas en si beau chemin ; l'Etat sera non-seulement l'unique capitaliste, mais aussi l'unique chef d'industrie, les profits du travail commun devant se distribuer.

également, selon les uns, d’après le principe ‘“ à chacun «selon ses besoins : ” inégalement, selon d'autres, «après la règle “à chacun selon ses œuvres.” De tous ces plans et autres semblables, les uns dont l'expérience a démontré l’inefficacité, les autres dont la moindre connaissance de la nature humaine fait voir l’absurdité, il résulte cependant un srand enseignement : c'est que nos lois générales sur la répartition des richesses.

sont vicieuses. Oui, elles le sont, et sous le rapport moral, et sous je rapport

politique, et sous le rapport économique.

; l'Etat a sans ivances pas en 1-seule- S aussi fits du ribuer.

rès le oins : ” ès la s.” De lables, nontré oindre ne fait

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os lois hesses. :

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nique.

l’renons la richesse formée par les moyens les plus légitimes. D'après nos lois elle passe intégralement aux enfants ou héritiers légaux du riche. Ces enfants ou héritiers n'auront que l'un de trois partis à suivre: ou ils vivront, sans rien faire, de leurs revenus, et ce seront autant de frelons dans la ruche, de sens qui vivront sans rien faire pour la société, sous la protection de laquelle ils vivront Est-ce de la bonne économie politique cela? Non certes, personne n'osera le dire. Heureux encore, si ces riches désœurvrés ne cherchent pas, comme c'est presque toujours le cas, à noyer leur ennui dans des plaisirs qui répandent la démoralisation dans leur pays, où ne

transportent leurs richesses en pays

‘étrangers. Mais supposons que nos riches

héritiers fassent profiter leur héritage :

ils travailleront, ils doubleront,tripleront

lenrs richesses par ce travail, et accroi-

tront d'autant la richesse du pays.

L'économiste sera satisfait, le moraliste aussi pourra l'être ; mais demandez au publiciste s'il le sera, lui ? Il nous dir:

que cette augmentation des richesses.

de génération en génération, mène à leur concentration dans un petit nombre de mains et qu'il en résulte nécessairement un prolétariat, qui est un danger permunent pour la tranquillité de l'état. Cela été Jusqu'au temps où les masses étaient plongées dans l'ignorance, et subissaient un controle religieux qui vas’affaiblissant de plus en plus. Que sera-ce avec des populations nourries quotidiennement de Ja lecture des journaux ? Comment leur ferez-vous supporter le contraste de l'extrême richesse dans le petit nombre, et de l'extrême pauvreté dans le grand nombre ? Que ferez-vous pour empêcher l'évocation du spectre communiste ?

pays.

oraliste dez au us dir:

hesses.

» à leur ibre de remen{ permu- . Cela étaient ssaient lissant ec des Lement nment ste de mbre, grand pêcher

Nous venons de voir la richesse, telle que réglée aujourd’hui. sous ses deux aspects les plus favorables, celui où son heureux possesseur, comme le rat de la fable dans son fromage, mange tranquillement ses revenus : et celui ou, dédaignant l'oisiveté, il se livre au travail et fait profiter son bien. Mais il est un troisième aspect sous lequel il ne faut pas oublier de la considérer, celui où elle tombe entre les mains d'un dissipateur, et le cas n'est pas rare, comme on sait. Alors qu'arrive-t-1l ? C’est que cette richesse aquise sous la protection de la société, retirée de la circulation générale, et placée entre les mains de son possesseur comme un dépôt sacré pour un usage ntile et avantageux à la société, retourne, il est vrai, dans la circulation générale, mais en passant par les égouts du vice et de l'orgie, et après avoir été une source de corruption morale. Nos

midi

lois ont produit cet état de choses, que c'est une question chez les médecins, s'il y a plus de maladies et de morts prématurées, eu égard au nombre des pauvres et des riches, causées par la pauvreté que par la richesse ; et on pourrait définir les deux classes qui occupent les deux extrémités de nos sociétés : sens qui meurent de faim en bas, et gens qui meurent d'indigestion en haut. Ceci me rappelle une anecdote bien caractéristique : ‘“ La charité pour l'amour de Dieu, “ disait un pauvre à un riche; j'ai faim.

#6 __Ah! tu as faim: certes tu es bien

‘* heureux, toi.”

Voilà, sans hyperbole ni exagération aucune, les tendances économiques, politiques et morales de la richesse, telle que constituée par nos lois civiles, et Imjustement protégée par nos lois fiscales, Je dis injustement protégée par nos lois

SES, que :cins, $'il s prémipauvres pauvreté t définir les deux ens qui "ons qui Ceci me ractérisde Dieu, ‘ai falin.

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108 lois

fiscales, et je le prouve. Dites-moi au profit de qui sont encourues les énormes dépenses des armées, de la police, des prisons et de l'administration de la justice ? N'est-ce pas pour ceux qui

jouissent abondamment des biens et des

avantages de la société? Pour qui sont faits une foule d'établissements publics somptueux, si ce n'est principalement pour les riches? Voyez les peuples non civilisés, où tout le monde est pauvre, il n'ya rien de tout cela: le pauvre n'en x“ pas besoin. Cependant avec notre système de taxation proportionnelle, nous retranchons sur le”nécessaire du pauvre pour contribuer à toutes ces dépenses. Répondez encore ; croyez-vous qu'un pareil état de choses puisse subsister tranquillement, au milieu des äpres discussions qui retentissent jusqu'aux profondeurs de nos sociétés ? Non ; tout nous dit que le temps d'une grande

transformation est arrivé, Le corps social sera-t-il livré à la hache du bourreau, et des restes inanimés du cadavre pétrira-ton une société nouvelle ? ou bien la société se confiera-t-elle aux soins d’un habile opérateur, qui saura préserver la vie du malade, tout en rétablissant chez lui l’ordre des fonctions et l’équilibre des forces vitales ? c'est là le secret de l'avenir : mais le choix, entre l’une ou l'autre alternative, est laissé aux classes riches. Qu'elles écoutent Îles publicistes sages et consciencieux, et nous échapperons à ces Procrustes modernes qui, à l’encontre de Dieu et de la nature.

rêvent et prèchent l'égalité légale entre les hommes, chose aussi absurbe qu'est impolitique et injuste l'inégalité qui existe aujourd'hui. de par la loi aussi.

Or, le mode progressif, en fait de taxation, entre en première ligne dans

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le traitement recommandé à la société par les publicistes les plus éclairés et les plus sages. Coincidant parfaitement d'opinion avec eux, j'ai dû adopter ce mode, qui, tout en me procurant las fonds dont j'ai besoin pour mon objei, ouvre une valve de sûreté à la bou loire sociale. tjue l'on adopte, pour tous le:

impots, le progressif, vous mettez un frein salutaire à l'accumulation des richesses dans un petit nombre de mains; vous adoucissez les passions envieuses des classes ouvrières ; vous mettez ces dernières plus en état d'améliorer leur condition, de développer leurs facultés, et d'augmenter par là les forces sociales visa-vis de la concurrence étrangère ; vous obligez à peu près tout le monde à travailler, et vous bannissez, de vos sociétés, cette légion de fainéants, dont le moindre tort est d'être inutiles à la communauté.

Faites cela, et les masses travaillantes,

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