‹ Discours [microforme]Chapitre 25 sur 27 · TON · texte numérisé non relu

TON

voyant la justice, lu saine morale, l'humanité régner dans vos institutions, se résigneront de bon cœur au sort que leur aura fait la providence. Vous ne pourrez plus leur faire croire, comme par le passé, que leur position est l’œuvre de

Dieu, elles commencent à voir que tout

cela est l'ouvrage des hommes. Pensez-v bien, les peuples ne sesoumettent qu'aux choses d'ordonnance divine, ou qu'ils croient telles. Toujours et partout, c’est par les croyances que l’on a gouverné les nations. Vous n'êtes plus capables, vous le savez, Ge persuader aux peuples que ce qui existe est ce qu'il y a de mieux.

Aussi n'est-ce pas à la persuasion que vous avez recours, mais à la force. Folio !

les peuples ont appris à se compter, et ils savent que la force est de leur côté.

Tout ce qui leur manque, c'est une doctrine, un système qui puisse comimander leur croyance. Donnez-leur cette

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doctrine, ce système; donnez-leur la foi en vous, et vous réduirez la démagogiv à l'impuissance, vous ramenerez tous les réveurs à la réalité, vous rétablirez la confiance et la sécurité dans l'esprit public, et vous pourrez alors économiser immensémentsur vos énormes et ruineux budgets de l'armée, de la police et de

l'administration de la justice.

Ce but, je vous propose de l'atteindre au moyen de deux principes généraux ; l'un politique : l'intelligence reconnur comme souveraine; l'autre économique :

l'impôt progressif.

Ce plan a cela de particulier vis-a-vis de tous les systèmes de réforme sociale et politique, proposés de nos jours, c'est qu'il ne rompt pas avec la tradition, qu'il peut s'accommoder de toutes les formes politiques existantes. [la en

outre l'avantage d'oflrir, dans sa partie politique, un principe d'autorité, aussi immuable que la nature elle-même; et, dans sa partie économique, un principe éminemment juste, moral et philanthropique. Il consacre et perpétue la hiérarchie des intellisences, et protége en même temps l’homme du travail manuel.

[I] conserve l'émulation à l'écard de l'acquisition de la richesse, tout en empêchant celle-ci de devenir un danger

pour l'état. un mal pour la société.

Je sais que l’on oppose à mon système ce qu'on appelle la dépravation naturelle de l’homme, comme s’il n’y avait pas dans l’homme des sentiments wénéreux et nobles, dont il faut tenir compte. Tout n’est pas mal dans l’homme, comme tout

n'est pas bien non plus. Il y a chez lui de l’ange et du démon, un mélange de bien et de mal, selon l'acception ordinaire

sa partie té, aussi éme; et, principe ilanthroa hiérartéce en manuel.

gard de tout en n danger té.

systeme 1aturelle pas dans eux el te. Tout ame tout chez lui lange de rdinaire

de ces deux mots, correspondant à sa double nature. Ceux qui prétendent que tout est mal dans l’homme, se trompent autant que ceux qui prêchent que tout y est bien. Montesquieu, quis”y connaissait, ne demandait que la liberté de la pensée, pour établir et manitenir partout C'était dire

qu'il faisait beaucoup de fonds sur Ja

toutes les autres libertés.

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