‹ Discours [microforme]Chapitre 27 sur 27 · OR · texte numérisé non relu

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la civilisation de l'homme, et l'intelligence leur doit beaucoup à cet égard.

[est vrai qu'elles ont tout à gagner à la civilisati n, à lJ'adoucissement des mœurs, et au poli des manières qui sont les conséquences de la première. Partout la barbarie à entrainé l'esclavage de la femme, la civilisation son émancipation.

Aussi, j'espère que les femmes fermeront

les oreilles aux doctrines de nivellemeni,

prèchées de nos jours avec tant d'audace :

car elles doivent comprendre que Île nivellement social n’est ni plus ni moins, que la grande route, le chemin de fer de la barbarie. Les niveleurs, si on les écoutait, feraient de nous des Hurons et.

des Iroquois, et je suis certain que nos femmes et nos filles ne gouteront jamais l’idée de devenir ce qu'étaient leurs devancières d'Hochelaga et de S‘adacona.

Elles répudieront ces folles aspirations des femmes soi-disant libres. qui ne

t l'intel.

et égard.

gagner à des

s qui sont

nent

. Partout ave de la heipation.

fermeront element.

d'audace :

e que de ni MOINE, de fer de si on les Turons et | que nos nt Jamais ent leurs tadacona.

spirations

qui ne

volent pas, les malheureuses,

qu'en mettant le pied dans l'empire de l'homme.

pour n'y jouer qu'un rôle ridicule, elles perdraient celui, bien plus enviable, que lui ont donné Dieu et la nature. Elles sentiront que la femme n'est pas une

pièce de monnaie, faite pour courir la

place publique ; inais une perle délicate,

faite pour régner au boudoir on dans les

salons ; ou mieux encore, une incarnation de Dieu,

l’œuvre de la création, pour attirer et

du sourire en complétant

fixer au foyer domestique toutes les

vertus douces et bénignes: non pour

aller sur l'arène politique se profaner au

contact de toutes les mauvaises passions.

Mais enfin, il est beaucoup question

des hommes, dans mon plan de régéné-

ration sociale, et des femmes pas un mot.

N'y aura-t-il donc rien à faire pour elles ?

N'y aura-t-il que pour les hommes que

l'on corrigera le hasard de la naissance ?

Tout pour les frères, rien pour les sœurs ?

La beauté, les talents, la vertu seront méconnus chez la plus faible moitié du genre humain, chez celle, par conséquent, qui à le plus besoin d'appui et d’encouragement ? Oh! non, je ne mets pas les femmes en oubli; leur sort m'intéresse tout autant que celui des hommes, et je sens qu'il v a aussi beaucoup à faire pour elles. Mais avant de s'occuper de l'ornementation de l'édifice, il faut en poser les fondements, en élever la charpente, en poser la toiture. Cela fait.

jentends bien que le premier soin sera de mieux régler le sort des filles du peuple.

qu'il ne l’a été jusqu'à présent.

l’roneurs de l’ancien régime, dites-moi ce que vous faites de ces belles et riches natures de femmes, qui sortent du sang œén‘reux du peuple, autant et plus encore

issance ?

ssœurs ?

u seront aoitié du séquent.

d’encous pas les intéresse nes, et Je » À faire cuper de faut en * Ja char- ‘ela fait.

soin sera

u peuple.

dites-moi et riches

du sang us encore

que des veines appauvries des clusses élevées ? Vous allez me répondre peutêtre que, grâce à l'héroique dévouement d'un nombre de saintes filles, leurs sœurs, elles recoivent par-ci par-la une éducation convenable. Tant pis! tant pis pour elles, je le répeu. Vous élargissez leur esprit, vous relevez leurs gouts, vous leur inspirez le désir et leur donnez le besoin d'un sort meilleur. puis vous les refoulez vers J'humble toit paternel, vers les orossiers compagnons de leur enfance.

vers une existence enfin dont vous les les avez dégoutées: vous en faites des àmes en peine, errantes, ballotées entre deux mondes, dont l'un leur repugne, et l'autre les repousse : victimes vouées pour toute leur vie à l'affreux supplice de Tantale: réduites à maudire le plus beau don de la nature physique, Jeur beauté. Oui, heureuse encore est la fille

du peuple, douée d'intelligence et d’édu-

cation, si l'absence de tous charmes extérieurs la met à l'abri des séductions incessantes, dont la poursuivent les heureux de ce monde, les favoris de l'hérédité. Notte et laide, entendez-vous, mesdames? voilà ce qu'il est désirable que soit la fille du peuple, pour bien répondre à nos arrangements sociaux actuels.

Pour + jeune prob aire, il y a aw

moins le mouvement du monde, l’agitation de la place publique. et les mille autres distractions de la vie extérieure :

raais la jeune fille est condamnée aux occupations sédentaires *t monotones de la domesticité, sans pouvoir répandre aw dehors une vitalité surabondante, qui la consume et la torture. La religion en console quelques-unes, en soutient quelques autres, et le restant, leur sort est tel hélas! que, comme pour le second

tie

pere du genre humain, il faut détourne

mes nee la tête, et les couvrir d'un voile.

L les Oh! oui, il va beaucoup à faire pour IS de la fille du peuple: mais il faut qu'elle VOUS, prenne patience : qu'elle attende que ses rable frères aient eux-mémes conquis leur bien place dans la société. Alors ils la aux prendront par la main et l'éléveront jusqu'à eux; alors 1l sera bon pour elle d'ètre intellivente et belle : et alors en à an t le monde saluera, d'une acclamation ita- : rc £ universelle. une triple et très-légitime nille . » LA L] Le souveraineté: la Vertu, P Intelligence 61

la beaute.

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