‹ Discours [microforme]Chapitre 26 sur 27 · partie généreuse de la nature humaine · texte numérisé non relu

partie généreuse de la nature humaine

Le fait est qu'on fausse toutes les idées justes et bonnes, on aigrit, on révolte les peuples par des institutions et des ordonnances contre nature, et l’on dit après cela que l'homme est naturellement et

foncièrement méchant et pervers.

Encore quelques considérations géné-

rales, et j'ai fini.

Il v a deux principes opposés, constamment en présence dans le monde

politique, de l’action harmonique des-

quels dépend l'ordre public, comme de

l'excès de l’un ou de l’autre découle le désordre. L'un de ces principes est le principe d'unité, d'où découle l'autorité etla civilisation, et par abus l'intolérance et le despotisme ; l'autre, le principe d'individualisme, d'a découle la liberté et le progrès, ct par abus la licence et l'anarchie. 11 n'est pas donné à l'homme.

nature imparfaite et bornée, de savoir tenir ces deux principes en complet équilibre de manière à se maintenir dans l'ordre parfait. C'est là un attribut de ]a divinité, chez laquelle tous les principes se confondent pour n'en faire qu'un, et produire une volonté et une action toujours en accord avec l'ordre éternel, absolu, infini, comme Dieu lui-même, qui n'est que l'ordre suprême, Tout ce à quoi l'homme peut prétendre, même

dans les meilleures conditions, c'est à run

que desmme de écoule le es est le l'autorité tolérance principe la liberte icence et homme.

le savoir complet enir dans but de Ja principes qu'un, et e action éternel, u-même, l'out ce à », même

“esta ru

ordre relatif et temporaire encore; car

ouvrezl'histoireet vous trouverez l’'huma-

nité livrée à des fluctuations continuelles

d'ordre et de désordre, dans un sens ou

dans un autre. C’est que l'humanité

elle-même est destinée au mouvement :

qu'elle ne possède le présent que pour

marcher à la conquête de l’avenir—

l'avenir, .…… .contrée enchantée par nos

rèves et nos espérances, où l’on s'égare

toujours lorqu'on y entre sans le flambeau

du passé: vrai labyrinthe où l'on court

risque de se perdre, si, comme Thésée.

l'on ne se munit du fil d'Ariane. Trop

souvent de téméraires aventuriers S'y

hasardent, espérant en sortir sur les

ailes d’Icare, lesquelles se fondent aux

premiers rayons du soleil de la réalité et

précipitent l'imprudent aéronaute,

Pour nous borner à l'histoire moderne,

vous voyez l’ordre religieux, oubliant

son imartyrologe et ses catacombes, et

qui plus est la loi évangélique, devenir

lui-même intolérant et persécuteur, pour plus tard être la victime de la réaction et du libertinage de la pensée. En France, vous voyez l'ordre monarchique amener par ses abus la tourmente de ‘945, suivie bientot de réaction sous l'empire. Le principe d'autorité s'adoucit sous la restauration, et suit la même pente sous la monarchie de Juillet, pour arriver enfin à la république du vote universel.

Mais bientôt le vote universel inspire des craintes, menace le principe d’autorité et montre à l'horizon le nivellement et l'anarchie. Alors commence le mouvement rétrograde par l'établissement d'un cens électoral, et les partisans de l’ordre monarchique mantiestent hautement leurs aspirations vers cet ordre gouvernemental. Et s'ils n'étaient

divisés entre eux par les affections

ibes, et

levenir r, pour

ction et

suivie re. Le ous Ja te sous arriver iversel, inspire d’autouvelleence Île blissertisans iestent ‘Ts cet étaient

2ctions

diverses pour certaines familles, le régime monarchique constitutionnel ne tarderait guère à se rétablir en France, J'avais écrit ce qui précède, lorsque survint le 2 Décembre, sur les tendances monarchiques, dictatoriales mêmes duquel, il

n'y a guere à se méprendre.

Ce qui s'est passé en France, s'est reproduit, d'une manière plus où moins marquée, dans tout le monde occidental.

mouvement de flux et de reflux continué partout. Quelle est la signification d'un pareil phénomène ? Evidemment que l'ordre politique est une chose très-difliile à trouver, et aussi difficile à conserver

une fois qu'on y est parvenu. Et cette

tâche si diflcile, la plus difhcile, en

réalité, qu'il soit donné à l’homme

d'accomplir, la laisserez-vous comme

par le passé, au hasard de Ja naissance

owaux caprices des masses ? ou bien v é:

appellerez-vous le ban et l'arrière-ban de l'intelligence sociale ? continuerez-vous à laisser les intelligences placées et les intelligences déplacées, se livrer une eœucrre éternelle et à mort au sein etaux dépens de la société; les unes comme Eole, soulevant les vagues populaires, les autres se fiant au qguos ego souvent impuissant du maitre de l'Olympe ? ou bien les inviterez-vous toutes à travailler avec émulation, rivalité même, mais de concert au bien-être et à la gloire de I:

commune patrie ?

Ni vous ne pouvez répondre ‘non à

cette dernière question, vous serez forcés

d'aviser à un plan quelconque, ayant

pour but de faire ressortir, de développer, de caser et de mettre à l’œuvre toutes les intelligences supérieures sans exception.

C'est ce qui n'a pas encore été pleinement

fait dans notre monde, et c'est ce que je

ère-ban de AeTeZ-Vous ces et les ivrer unc sein et aux es comme ulaires, les o souvent y>mpe? ou itravailler e, mais de

loire de la

‘non à erez forcés ue, ayant évelopper, toutes les exception.

leinement F ce que je

propose de faire avec le plan que je viens

de vous expliquer. Il est possible qu'on

puisse en imaginer un meilleur: alors

que quelqu'un fasse mieux, et je serai le

premier à applaudir.

Mais, messieurs. allons-nous nous sépa-

rer sans dire un mot des femmes, cette

Imtéressante moitié du genre humain,

la plus belle, et qui plus est, c'est admis.

la meilleure moitié ? Je suis à leur égard

de l'avis

comme Jui :

du

bonhomme

Je ne suis pas de ceux qui disent : ce n'est rien,

Lafontaine :

(l'est une femme qui se noie.

Je pense que les femmes sont aussi

bien le lien que l'ornement de la société.

La nature en a fait une chaîne de fleurs.

pour retenir, dans le régime social, leurs

hers et fougueux compagnons,

plus

enclins qu'on ne pense à la sauvagerie.

Les femmes ont une très-orande part à

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