partie généreuse de la nature humaine
Le fait est qu'on fausse toutes les idées justes et bonnes, on aigrit, on révolte les peuples par des institutions et des ordonnances contre nature, et l’on dit après cela que l'homme est naturellement et
foncièrement méchant et pervers.
Encore quelques considérations géné-
rales, et j'ai fini.
Il v a deux principes opposés, constamment en présence dans le monde
politique, de l’action harmonique des-
quels dépend l'ordre public, comme de
l'excès de l’un ou de l’autre découle le désordre. L'un de ces principes est le principe d'unité, d'où découle l'autorité etla civilisation, et par abus l'intolérance et le despotisme ; l'autre, le principe d'individualisme, d'a découle la liberté et le progrès, ct par abus la licence et l'anarchie. 11 n'est pas donné à l'homme.
nature imparfaite et bornée, de savoir tenir ces deux principes en complet équilibre de manière à se maintenir dans l'ordre parfait. C'est là un attribut de ]a divinité, chez laquelle tous les principes se confondent pour n'en faire qu'un, et produire une volonté et une action toujours en accord avec l'ordre éternel, absolu, infini, comme Dieu lui-même, qui n'est que l'ordre suprême, Tout ce à quoi l'homme peut prétendre, même
dans les meilleures conditions, c'est à run
que desmme de écoule le es est le l'autorité tolérance principe la liberte icence et homme.
le savoir complet enir dans but de Ja principes qu'un, et e action éternel, u-même, l'out ce à », même
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ordre relatif et temporaire encore; car
ouvrezl'histoireet vous trouverez l’'huma-
nité livrée à des fluctuations continuelles
d'ordre et de désordre, dans un sens ou
dans un autre. C’est que l'humanité
elle-même est destinée au mouvement :
qu'elle ne possède le présent que pour
marcher à la conquête de l’avenir—
l'avenir, .…… .contrée enchantée par nos
rèves et nos espérances, où l’on s'égare
toujours lorqu'on y entre sans le flambeau
du passé: vrai labyrinthe où l'on court
risque de se perdre, si, comme Thésée.
l'on ne se munit du fil d'Ariane. Trop
souvent de téméraires aventuriers S'y
hasardent, espérant en sortir sur les
ailes d’Icare, lesquelles se fondent aux
premiers rayons du soleil de la réalité et
précipitent l'imprudent aéronaute,
Pour nous borner à l'histoire moderne,
vous voyez l’ordre religieux, oubliant
son imartyrologe et ses catacombes, et
qui plus est la loi évangélique, devenir
lui-même intolérant et persécuteur, pour plus tard être la victime de la réaction et du libertinage de la pensée. En France, vous voyez l'ordre monarchique amener par ses abus la tourmente de ‘945, suivie bientot de réaction sous l'empire. Le principe d'autorité s'adoucit sous la restauration, et suit la même pente sous la monarchie de Juillet, pour arriver enfin à la république du vote universel.
Mais bientôt le vote universel inspire des craintes, menace le principe d’autorité et montre à l'horizon le nivellement et l'anarchie. Alors commence le mouvement rétrograde par l'établissement d'un cens électoral, et les partisans de l’ordre monarchique mantiestent hautement leurs aspirations vers cet ordre gouvernemental. Et s'ils n'étaient
divisés entre eux par les affections
ibes, et
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2ctions
diverses pour certaines familles, le régime monarchique constitutionnel ne tarderait guère à se rétablir en France, J'avais écrit ce qui précède, lorsque survint le 2 Décembre, sur les tendances monarchiques, dictatoriales mêmes duquel, il
n'y a guere à se méprendre.
Ce qui s'est passé en France, s'est reproduit, d'une manière plus où moins marquée, dans tout le monde occidental.
mouvement de flux et de reflux continué partout. Quelle est la signification d'un pareil phénomène ? Evidemment que l'ordre politique est une chose très-difliile à trouver, et aussi difficile à conserver
une fois qu'on y est parvenu. Et cette
tâche si diflcile, la plus difhcile, en
réalité, qu'il soit donné à l’homme
d'accomplir, la laisserez-vous comme
par le passé, au hasard de Ja naissance
owaux caprices des masses ? ou bien v é:
appellerez-vous le ban et l'arrière-ban de l'intelligence sociale ? continuerez-vous à laisser les intelligences placées et les intelligences déplacées, se livrer une eœucrre éternelle et à mort au sein etaux dépens de la société; les unes comme Eole, soulevant les vagues populaires, les autres se fiant au qguos ego souvent impuissant du maitre de l'Olympe ? ou bien les inviterez-vous toutes à travailler avec émulation, rivalité même, mais de concert au bien-être et à la gloire de I:
commune patrie ?
Ni vous ne pouvez répondre ‘non à
cette dernière question, vous serez forcés
d'aviser à un plan quelconque, ayant
pour but de faire ressortir, de développer, de caser et de mettre à l’œuvre toutes les intelligences supérieures sans exception.
C'est ce qui n'a pas encore été pleinement
fait dans notre monde, et c'est ce que je
ère-ban de AeTeZ-Vous ces et les ivrer unc sein et aux es comme ulaires, les o souvent y>mpe? ou itravailler e, mais de
loire de la
‘non à erez forcés ue, ayant évelopper, toutes les exception.
leinement F ce que je
propose de faire avec le plan que je viens
de vous expliquer. Il est possible qu'on
puisse en imaginer un meilleur: alors
que quelqu'un fasse mieux, et je serai le
premier à applaudir.
Mais, messieurs. allons-nous nous sépa-
rer sans dire un mot des femmes, cette
Imtéressante moitié du genre humain,
la plus belle, et qui plus est, c'est admis.
la meilleure moitié ? Je suis à leur égard
de l'avis
comme Jui :
du
bonhomme
Je ne suis pas de ceux qui disent : ce n'est rien,
Lafontaine :
(l'est une femme qui se noie.
Je pense que les femmes sont aussi
bien le lien que l'ornement de la société.
La nature en a fait une chaîne de fleurs.
pour retenir, dans le régime social, leurs
hers et fougueux compagnons,
plus
enclins qu'on ne pense à la sauvagerie.
Les femmes ont une très-orande part à