‹ Discours parlementaires de M. Thiers; (volume 4)Chapitre 34 sur 53 · SEPTEMBRE IST4. 4SI · texte numérisé non relu

SEPTEMBRE IST4. 4SI

J'accep'iai. quand je \is cela, craignant d*èlre battu si j'étais p^ort^^ >ans mon assentiment et sans mon concours. Je fus alors pH>rté en divers endroits, spt^ cialement a Valenciennes . où le gouvernement Uni à mon égard une conduite que je ne retracerai pas, mais qui était fort peu régulière.

Élu à Paris, j'entrai au Corps législatif. J'y deman* dai ce que j'ai appelé depuis les libertés nécessaires. Je dis avec une parfaite sincérité que. si ces libertés nous étaient accordées, je les accepterais loyalement L*Empire commença à nous en accorder quelquesunes, mais mal. en laissant douter de sa sincérité, et en perdant ainsi le bénéfice des concessions qu'il faisait.

Beaucoup de mes collègues de la gauche étaient convaincus qu'on n'obtiendrait rien de sérieux, et se refusaient à tout rapprochement qui, suivant eux, les compromettrait sans servir la cause libérale. C'était là une manière de penser très soutenable, et que je n'étais [las loin de partager. Cependant j'y faisais quelques objections. — • Le prince que nous avons, disais-je, n'est pas fait comme les autres princes que nous avons connus. Il est obstiné sans doute, mais il tient à sa couronne, et je ne le crois pas incapable de céder. S'il cède, comme le disait M. le duc de Broglie, qui donnait souvent à des opinions profondes une forme originale, « nous ferons l'économie d'une révo- « lution. »

Quoique l'empereur Napoléon III ne fût pas colère

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