G'JO MANIFESTE Ë
[|s ont pu l'cntrainer avec elle s'est relevée avec le sec»
aprùs l'avoir vaincmeiiL averl pitail, n'en ont pas inoins toi
El, à ce sujel, je supplie honiièlcs gens que je ne coi sci'vateurs pi-élendus qui oi je les supplie de se rappelei ils se sont écriés ; La Fran pour la sauver, résistons, rd
On a résisté, qu 'est-il arri f.ouis-Pliilippe, sous Napol^ IlésisLons!
Que ilcmandail-on sous C que le roi ne pouvait rien s (lire sans le pays. On a réi ordonnances. La France n'a j Je Cliarlfs X qui a péri, et montaires ont été consacrés 18:10. La France a soufTcrt liienlôt refleuri, et sa pro durer longtemps. Mallieureui un point. Le cens élector 20(),()')l> électeurs représeï Français. L'évidence saisissa disait que 200,000 citoyens ôli'C la France tout entière. I desle rérorinc qui aurait doQi l.Mirsilo|)lus. Sur-le-champ Cl
va périr si l'on ne résiste à la révolution qui Tentraîne ! On a résisté; la révolution de 1848 a éclaté, et nous avons eu le suffrage universel, c'est-à-dire 8 à 9 millions d'électeurs. La France n'a pas péri cependant. La royauté constitutionnelle, qui aurait pu nous donner une sage liberté, a péri : et la France, après avoir souffert, car toute révolution fait souffrir, la France s'est relevée, a traversé trois années d'agitation, de désordre, qui l'ont conduite à Napoléon 111. Celui-là n'a pas hésité, et, pour sauver la France, toutes les libertés nous ont été enlevées à la fois. La Constitution impériale de 180A a été rétablie : plus de presse, plus de discussion parlementaire ; tous les ans, quinze jours de budget pour toute session, et puis silence! L'empereur seul gouvernait; l'empereur seul! Toutes les libertés étaient dans ses mains qui, malgré lui, s'ouvrirent un jour.
Toutes les libertés lui échappèrent. Elles l'auraient sauvé peut-être; mais on s'écria aussitôt: La France va périr! et il chercha alors instinctivement dans la guerre un refuge contre les libertés renaissantes. Cette fois la France a bien failli périr. Elle n'a été que démembrée; elle a été obligée d'abandonner à rennemi victorieux une part énorme de ses richesses. Mais, enfin, elle s'est sauvée; et, après avoir essayé de refaire la monarchie absolue, elle a établi la république.
La France n'a pas péri : mais trois régimes ont péri, et la France a été cruellement éprouvée pour
arriver enfin, en trois pas, à la forme démocratie moderne. Elle s'est développée sans cesse en rest le plus grand spectacle offert tantôt à reffroi, tant Tadmiration du monde, et toujours à son imilati
Je supplie les lionnôtes gens, très honnêtes g€ instruits, plus instruits qu'éclairés, malheureusem |)ronipts à s'alarmer, de regarder ce tableau chutes successives et de réfléchir.
Le (orront dévastateur, suivant eux, devant leq
ils s'écrient chaque fois que la France va périr, q
faut résister, ne serait-il pas ce grand siècle qu
appelle le dix-neuvième, et qui entrahie Thuman
tout entière? Ce dix-neuvième siècle, qui Ta fait?
n'est pas nous, pas plus que nous n'avons fait
seizième, d'où sont sortis Bacon et Descartes, c'est-
(lire la philosophie moderne; le dix-septième sied
siècle de Pascal, de Bossuet, de Newton, de Leil
niz; le dix-huitième enfin, d'où sont sortis Monte
(|uieu, \oltaire, Rousseau, le grand Frédéric, et cet
jrrande philosophie française qui, appliquant Tespi
humain à rechercher les lois de la société, a délri
les monarchies féodales, et qui, appUquant la scien
au bien-ctre de Thommc, a donné à l'Europe et ai
deux inondes « les droits de rhomme ; » non p
l'égalité des conditions, mais l'égalité des droil
moyen de conquérir l'égaHté des conditions auta
({u'elle est possible ; qui a affranchi les serfs de Rt
sie, les nègres d'Amérique, qui a donné la vape
aux hommes, la hberté de penser, la liberté de ce
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science à tous les peuples ; qui a ouvert aux regards de rhommc les sphères célestes et révélé à Laplaco le secret du système du monde. Et ne serait-ce pas un véritable anachronisme que cette folle résistance à des progrès dont Thumanité entière a tant proflti*, et <lont la France a eu l'honneur de donner le signal ; car elle a nian hé, le ilanibeau du génie à la main, à la tète de Thumanité?
Eh bien , après tant de ruines, n'est-il pas temps de s'interroger, de réfléchir et de se demander si ce n*est pas de la marche de Thumanité que l'on a peur, si ce n\»st point ù elle qu'on résiste follement?
La France n'a pas péri; mais trois monarchies ont I»éri. Leurs d^'hiis couvrent le sol; leurs héritier*, se relevani, se menaçant, veulent se disputer des ruines. Arrètons-les, obligeons-les à supporter le gouvernement <le tous, au profit de tous, et répétons partout cette vérité :
La monarchie n'est pas possible ; elle aurait pour conséquence immédiate ou prochaine la guerre civile.
Faisons donc la république, la république honnête, sage, conservatrice, qui n'est pas impossible ; car elle commençait quand les héritiers intéressés des monarchies détruites sont venus la troubler et faire retentir ù nos oreilles des menaces insensées el criminelles ; et vous, électeurs, à ces contempteurs de toute vérité, faites entendre une dernière fois, une fois décisive, les vérités suivantes, qui seront le résultat de votre vote :
La nation seule est souveraine.
La république est la forme de gouvernement a moyen duquel s'exerce sa souveraineté.
La souveraineté s'exerce par un chef électif d pouvoir exécutif, qualifié président de la république et par deux Chambres agissant suivant des forme prescrites par la Constitution.
Le chef électif du pouvoir exécutif ne peut goii vcrncr qu'avec le concours de ces deux Chambres c des ministres agréés par la majorité.
Le concours d'une seule Chambre ne suffirait pas et la loi ou les subsides votés par une seule seraiei absolument nuls et non avenus.
L'impôt non voté par les deux Chambres ne sera pas recouvrable, et l'essai de le faire percevoir sera un aUentat contre la Constitution, contre la fortun et la liberté des citoyens.
En cas de dissentiment constaté par un vote enti les pouvoirs, et notamment entre le président et 1 Chambre élective, si cette Chambre est dissoute, 1 pouvoir exécutif est tenu d'en convoquer une noi vellc dans le moindre délai possible. La prolong lion de ce délai au delà du terme indispensable e une violation de l'esprit de la loi; au delà de quatr vingt-dix jours, elle devient une violation du texi môme de la loi, qui doit être considérée comme i attentat contre la Constitution.
Lorsque les élections ont eu lieu régulièremeo le litige est vidé ; et la résistance à la volonté i
la nalioli serait une résistance à la Constitution même.
Une nouvelle dissolution ne pourrait avoir lieu qu*après une session qui ferait naître des questions nouvelles sur lesquelles le pays n*aurait pas déjà prononcé.
Tout ce qui contrevient à ces prescriptions rigoureusement déduites de nos lois et de notre Constitution est un acte d'usurpation et un cas de responsabilité prévu par Tarticle 19 de la Constitution.
La liberté des élections est un principe essentiel. Toutes les opinions doivent se manifester librement, et tous les moyens employés pour les empêcher de se produire, en abusant des lois qui règlent la circulation des journaux, la circulation du colportage, sont une usurpation du domaine public. La presse quotidienne, les chemins de fer, le colportage, TafQchago, sont du domaine public. Il n*est permise personne lie s'en arroger le monopole, sauf les règlements édictés dans Tintérùt des mœurs publiques.
En matière religieuse, la liberté des cultes est le principe delà nation française. Tous les cultes reconnus par rÉtat doivent être protégés, dotés convenablement et profondément respectés, mais avec interdiction de toute ingérence dans la politique de TÉtat.
La politique de la France est une politique de paix, sauf le cas où la protection des intérêts nationaux exigerait le recours à la force, et après décision solennelle des pouvoirs publics.
Sur CCS principes repose la poliLi([ depuis 1780. La France veut y rester fiJfclc, H importe de les consacrer dâQmUvomenl par t(h s{ frages.
C'est la seule ÛQ sage et utile que U natioA^ imposer à celle crises et elle $o nîsuiii mots :
SouveraineU! nationale,
République,
Ubert(5,
Légalité scrupuleusp.
Liberté des cultes.
Paix.
Telles sont, mcii chers électeurs, les ûpinioDs toute ma vie, celles de notre dîx-neuvièroe siècle,^ marquera dans l'histoire de la France cl de l'hua ailé, et que je vous conjure de consacrer dans o^ occasion solennelle. ,
Mille calomnies vont m'assaillit. Vous y répoodij par vos suiïrages, qui ne m'ont jamais fait déA depuis près d'un demi-siècle.