G8L MANIFESTE Ë
qai annoncent qu'ils ne veul la révolution.
La république, c'est la n^ qui ne sera ni aveugle ni me venir que, seule, elle est pos a \u en oclobrc 1S73, et auj
Nos adversaires nous di les calomnions en prétends de la république.
Non, nous ne pouvons p ralomniés !
Quoi! ils se diraient rai W leurs discours d'autrefois, le leurs confidences de tous I dans les journaux qui les rciit les uns légitimistes, 1 bonapartistes; lorsque, cod bliquc, ils ne daignent pas U gistrat municipal, i-ccevant respect qui lui est dû, et lations seront cbarmées de ment pour les institutions i mngisti'at est destitué poui auprès de son prédécesseur péclié assez semblable ! Non saîrcs de se dire républici croire, parce qu'ils se rail solution qu'on puisse cspért vivons. Nous le voudrions;
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pas au démenti qui éclaterait de toutes parts s*ils osaient se déclarer républicains.
D'autres diront peut-être qu*ils accepteraient à la rigueur la bonne république, mais ({u'ils ne veulent pas la manvaise.
£h oui ! nous sommes de leur avis ; il faut être pour la bonne, et pas pour la mauvaise; et aucun <ie nous n'en demande une autre. Mais quand donc at-il été qneslion de la mauvaise? Quel jour s'est-elle montrée, cette mauvaise république? Est-ce lorsqu'à Bordeaux, Versailles, Paris, au milieu de désastres sans exemple, au milieu des ruines, elle reraisait un gouvernement, une armée, des finances, écrasait ranarchie, rétablissait le respect des lois, payait rénorme raneon du pays, alTranchissail le territoire, rendait la Tranee à elle-même? Était-ce la mauvaise République, celle-là? Et depuis, encore, lorsqu'au milieu de diilicullés de tout genre suscitées par ses adversaiie^, celle llépublique contredite, tiraillée, dirigée cependant par des ministres républicains, apaisait les populations, et, sans pouvoir satisTaire tous leurs vieux, leur procurait une vie lolérablc de février 1S7(> â mai 1877, était-ce une mauvaise République celle-là? Vous i)ouvez en juger en comparant l'année I87(i ;t Taimée 1877 : et demandez-en des nouvelles à 1 industrie, au commerce, à toute l'Europe témoin de nus assertions ; et tous vous répondront et vous diront quelle dillëreuce il y a entre la bonne et la mauvaise république, car ils ont pu lescomparcr.
Ë8G IIAKU-'BSTE ÈLHCtOfIÂ.L.
Oui, la mauvaise répubUrjuc, vous nous Va\ià counattre au 16 moi! GËuéc sans doule Ib « loquiéléâ par vos menaces, la République étaltol dant active encore, laborieuse, paisible, à l'abri l Itigalilé respectée et de la soumission inipoEéJ partis. El le 13 mai, quel spectacle! j
Les auteurs ilu i<i mai répondent : Noos oC quons le pays pour qu'il fasse coonattre sa «oll
Ce serait le momeut lie lui laisser la ttberlé | primer sa pensée, et d'abonl de l'expriuicr lé prnmptcmeiit possible; car un tel ùtat décrue' jamais trop court. Taudis qviu tous leâ gouverouq n'ont jamuiii pris plus de vingt ou Iretila jours à «cule fois soixante, on prend d'abord les trais| que le texte Ic'^grul autorise ;& ces troi» mois on ijl par une exleQ^onmauireslQmeQlilIégulc, uudoh' délai; et oufiii, nu lieu de laisser parler le payi toute liberté, puisqu'on le cousulle, od fait le | traire, par un monstrueux démonli douué & tout4 rftgleft. I
Ce ne sont pas seulement les principes esHfl du régime rt'^publicain qui sont tous les jours %i| ce sont les plus incoàtcslablcs principes du dro^ blic chez les peuples libres, qu'ils vivcut en ^ blique ou sous le gouverucmcat d'ua roi. Oaitai Ëtat libre-, le premier soin, au moment où Toa v» suUer la nation, est d'ouvrir toutes les voies pat quelles peut arriver ta vérité. Chez nous, la Ubn culaliou de la pcns<kï est arr^t^^ sur tous les pq
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hi librairii', le coliiortage, les chemins Je fer, sont f(»rcu> <Io se roinlro à «liscrclioii, sans qni! le gouvernement se soucie des malheureux (|u'il prive ainsi de leur srnl gagne-pain ; et tous les fonctionnaires, les plus étrangers à la politique, frappés à la fois pour intimider les citoyens, qu\»n révolte et qu'on n'intimide pa<.
.Mais ^'arrcte-l-on là? Non. Lise/, écoutez ce qu'on écrit iinpuné'inent dans les journaux du gouvernement, avec sa tolérance, pui^tpi'il ne sévit pas.
Tout haut, on dit «pie, si ces moyens ne suflisaienl pas pom* enqiéclier le retour de la majorité dissoute, il n(* faudrait pas s'arrêter devant la persistance du pays! On dissoudra di' nouveau, jusqu'à ce qu*on ait obtenu la ré'ponse tpie l'on désire. La (loiislituliou et loute-^ l(*s («on^lilutions i»iil établi qu'en cas de dissentiuh'ut a\ec le pouvoir on a recours au pays, et que, i[uanil il a répondu, le dissentiment doit ùtre vidé. Or, rouune on n'a pa*^ suppo-^é qui.* les gouvernement < ni les [)euples fussent lou*i, on n'a pas dit que, K' pays ayant ri'pim lu, on ne l'interrogerait pas une seconde fois ni une troi^ièlne. On ne Ta pas dit, pai'Ci' qu'on ne suppo>c pas la folie ni chez les gouveriiant<, ni chez les gouvernés. Kh bien, on ne s'en tient plus au simple bon sens. Le pays n'a pas ré- |)ondu comme on \oulait, on dissoudra do nouveau, et au<si souvent «[u'il fauilra jusipi'en ISSO. Mais il faut du tenq>^ pour dissoudre; et, si le IM décembre arrive sansquele budget ait été voté, nulle dilllculté :
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on percevra riaip6l sons qa'U ail été voté.1
OD a Iq SénnI, le tî^aal votera le biidgiH a
une Chambre |>our le voter, et puis... et puis...
la force, on l'emploiera. * 1
Voila ce qu'on dit sans qu'il y ait répression cet aud»ci(^ux mépris de toutes les lois. Jâ 1^ mande ix tous mc^ contemporains, à tous eeai^ ont souvenir de 1S3'), sous .M. de Polignac aura] oeé venir dire que, si la Cbambrc des dâpul6s a'i pas votiî le budget, le roi cl la Chanibrc des pq suffiraient? Non, apparemmeut. ou la répoQ&ceAl celle qu'on fil aux fameuses ordounanccs. |
On uous refuse doue, non scuLcmeal les piiod propres â la république, mais les plas simples | cipcs pai-lemeiitaircs admis dans trois moaarcliied absolues; on va plus loin ; ou va â cette moosB site que NapoMou 111 dans sa toute-puî^sawr a' rail jamais usé professer: que l'ioipôt poumît 4 perçu sans avoir été voliîl Eleurtuon âcritcespas criminelles que, s'il faut la force, la foroe ser^
La mauvaise répubtii)ue, la vuîUi ; c'est li d qui ait paru depuis Bordeaux, et co sont les pi monarchistes déchaînés qui nous la dûaneol i uue audacieuse impunité.
Ëlecleurs, voUii les faits, vous les voyei^ jLi pas à les démonlrer.
Avons-nous Jamais vu un speotado plu la violation de tous les priudpos? Tous I de circufatiou, qui sont du domaine de tous, u-ni^
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nu profil d*unc opinion ; toutes les issues fermées à la vérité, quand la nation a besoin et droit de tout savoir, et puis TelTrontée déclaration que, si la nation n'a pas obéi, n'a pas répondu comme on voulait, on l'interrogera de nouveau, et que, si Ton n'a pas le temps de le voter, le budget n'en sera pas moins perçu. Voilà ce qu'on publie impunément, c'est-àdire la violation de tous les principes de la république, (le la monarchie, de tous les principes qu'on ne nie plus, nu^me à Gonstantinople. Il n'y manque que les violences envers les personnes, et elles n'y manqueraient plus si, comme on a osé le proposer, on ajoutait le crime (il faut appeler les choses par leur nom), le crime de la mise en état de siège, c'est-à-dire la France convoquée pour élire sous lu juridiction des conseils de guerre.
Telle est, je le répète, la république, non des républicains, mais <les antirépublicains. Celle-là est à eux, et à eux seuls.
Quelk' est l'explication d'un pîireil égarement? Celle-ci, que j'entends donner depuis plus d'un demisiètle : la France périt, va périr, il faut la sauver! Mot fatal, avant-coureur de toutes les fautes de gouvernements tombant en démence avant de tomber en ruines.
Ilélas! si le mot était vrai, combien de fois déjà la France n'aurait-elle pas péri! Si souvent elle a été troublée, si souvent elle a soufTert, elle n'a pas péri; mais ont péri ceux qui prétendaient vouloir la sauver.