M. de Larochejaquelin
rôtrc pour nos opinions, nous ne devons pas rêtrepour notre politique.
Eh bien, je soutiens que la politique consacrée par votre projet d'adresse, que la politique exprimée par les honorables membres de votre commission, que cette poiilique-là est la politique vraiment nationale, la seule politique qui assure la liberté au dedans et la force du pays au dehors.
Oui, Messieurs, je n'accepte pas, pour mon compte, cette répartition des rôles qu'un éloquent orateur faisait hier à cette tribune * : Aux uns, l'honneur national, l'amour de la liberté, l'indépendance de la conscience ; aux autres, sans doute, tout ce qui n'est pas cela. Je ne l'accepte point, cette répartition des rôles; il y a de l'indépendance sur tous les bancs, croyez-le bien, et j'en sens dans mon cœur; je sens qu'il n'y a personne ici qui ne soit indépendant. (Rires et murmures.) Seulement, voici la différence : nous sommes tous indépendants vis-àvis du pouvoir. (Rires ironiques à gauche.) Cela est facile, je le sens, il est très facile d'être indépendant vis-à-vis du pouvoir; mais ce qui n'est pas facile, c'est d'être indépendant vis-à-vis de la presse.
A gauche. — Allons donc!
Au centre. — Oui! oui! c'est vrai!
Le C® de Gasparin. — Voilà qui n'est pas facile. Ne parlons pas d'indépendance, et ne donnons pas à une seule fraction de cette Chambre le privilège de l'indépendance. J'en dirai autant de la liberté. Croyez que c'est par un sentiment de libéralisme, et de libéralisme profond, que je suis venu m'asseoir sur ces bancs (montrant le centre) ; c'est parce que je sens que les