DISCOURS AU BANQITET DE SAINT-QUENTIN
mais qui sache céder à la voix de l'opinion et accomplir les réformes qui sont mûres. C'est dans l'équilibre de ces deux fractions politiqnes, sous la protection des lois et la garantie des droits que je place véritablement le fonctionnement du gouvernement républicain et la condition de Tordre.
Mais, du moment que Tun veut opprimer l'autre par la force, c'est la guerre sociale organisée, et vous n'êtes plus des conservateurs.
Ainsi donc, nous pouvons nous séparer en aCBrmant que la France s'est déûnitivement ralliée à la République, et qu'avant peu il faudra bien que tous les partis se renouvellent ; les plébiscitaires désabusés, les conservateurs instruits par Texpérience, comprendront tous les jours mieux les garanties d'ordre et de liberté qu'offre seul le gouvernement républicain. Il nous sera peut-être donné, et je tiens à exprimer même cette espérance dans le deuil même qui nous a réunis, d'assister, avec le concours de tous les citoyens, à la fondation du grand parti républicain national, qui n'a d'autre ambition que de rétablir la prospérité du pays, de sceller l'union de tous les Français par la reconnaissance et l'harmonie de tous les droits. Alors la nation, ramassant toutes ses forces^ unie et libre, pourra se tourner vers l'Europe, se faire rendre ce qui lui appartient et la place qui lui est due. (Vives acclamations et cris : Vive la République! Vive Gambetta!)