DISCOURS A BORDEAUX
sommes plus assez riches pour la payer. (Très-vifs applaudissements.)
En conséquence, nous aurions résolu, par là^ le plus vital de tous les problèmes, que je résume ainsi : égaliser les ciasses, dissiper le prétendu antagonisme entre les villes et les campagnes, supprimer le parasitisme, et, par la diffusion de la science pour tous, rendre au pays sa vigueur morale et politique.
Et ainsi vous mettriez à une double caisse d'assurances : l'une, contre les crimes de droit commun, par Télévation du niveau de la moralité ; l'autre, contre les risques de révolution, en donnant satisfaction et sécurité aux droits acquis des uns, aux aspirations légitimes des autres. (Applaudissements.)
Tel est le programme à la fois radical et conservateur que la République seule peut accomplir. Et alors, dans le monde entier, les amis de la France pourront se rassurer : elle sortira régénérée de ces grandes épreuves, et, sous les coups mêmes de la mauvaise fortune, elle apparaîtra plus grande, plus prospère, plus lière que jamais. (Triple salve d'applaudissements.)
L'Assemblée se sépare aux cris de : Vive la République!