‹ Discours politiques et écrits diversChapitre 1 sur 34 · NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Alexandre-Auguste Ledru-RoUin, né à Paris le 2 février 1807 est mort à Fontenay-aux-Roscs le 51 décembre 1874 ayant presque accompli sa 68* année.

Issu d'une famille appartenant à la riche bourgeoisie parisienne, il fit au collège d'excellentes études; à 22 ans il était docteur en droit; et lorsqu'éclata la révolution de Juillet il venait de se faire inscrire au barreau de Paris comme avocat. Ses débuts furent brillants.

Républicain sincère et plein d'enthousiasme pour les idées nouvelles, il avait contribué, par la part qu'il avait prise dans la lutte des journées de Juillet, à la chute du gouvernement de la Restauration. Lafayette alors tout puissant lui offrit pour récompense une place dans la magistrature; il refusa, préférant la vie active et indépendante du barreau.

Bientôt en effet on le voit figurer comme avocat dans les grands procès politiques qui viennent se dérouler devant la cour des pairs, devant la cour d'assises ; il plaide dans les affaires de Caussidière, de Lavaud; il défend la presse libérale contre les attaques du pouvoir.

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gouvernement établi. Aussi, fut-il mis en necusation. Ce fut pour lui Toecasion de venir affirmer, avec une nouvelle force, ses convictions, dans les diverses défenses qu'il eut à présenter devant ses juges. Son droit fut reconnu et, en lin de compte, il fut acquitté.

Une fois entré sur la scène politique, Ledru-Rollin poursuit sa lâche avec l'entrainement et l'énergie de son caractère, aux ncclamations du parti républicain assuré maintenant de posséder un chef qui saura revendiquer au grand jour les droits de la démocratie.

Porter constamment à la* tribune le tableau des misères du peuple, afGrmer les droits méconnus des classes déshéritées, réclamer pour elles la participation aux affaires de TÉtat par Textension du droit de suffrage à tous les citoyens, résoudre en un mot, par les moyens légaux et pacifiques, les grands problèmes sociaux, voilà son but. Unir, confondre dans un seul grand parti les questions politiques et les questions sociales, c'est là sa constante préoccupation. Cette pensée d'union, il la révèle dans une double manifestation; d'une part, l'enquête sur la condition des travailleurs qui réunit plus de 260,000 suffrages ; d'autre part l'agitation réformiste dont il sait prendre la direction à l'exclusion des libéraux dynastiques qui en redoutent les effets.

Sentant le besoin de donner à la démocratie un organe spécial, il fonde le journal la Réforme. On 8ait les sacrifices que lui coûta ce journal auquel toute sa fortune personnelle et en partie celle de sa femme furent consacrées.

L'effet combiné des revendications faites par Ledru-Rollin A la tribune et dans In presse ne tarda pas à se produire; et quand

iirriva h quesliori ilc la rérorme élecloralo. jamais iiinnifcstalion-l révolu Lionmiii-c n'cul une plis grande impulsion que celle pror 1 (iiiilGpnr lGsbam|ueU <lc Lille, Dijon et Cliàlon,à 1.1 Cia i)c 18-i7j LVx|jlosion était rorcéc; elle eut lieu le 24 fi-vrier 18iS, et n le »ort (le la France entre les mains du peuple.

Lediu-Rollin qui, par non énergie, avait amené celte i lution, était l'Iuimme de la silualion. La République est pra clnmûo. un gouTeinemenl provisoire est nommé; il y lîgurf comme ministre de l'intérieur.

Un de ses premiers actes est de rétablir et d'.nrmer toutes 4ei gardes nalioonles en supprimant les compaj^nies d'élite; et. ce qui sera son étemel litre à Ja reconnaissance du pays, il crée el orgaiii^ le suffrage universel, ce mécanisme gigantesque, dûduré un mois avant une utupic, mais qui une fois mis en jcaj fonctionne régulièrcmenl.

Faut-il dire qu'il n'approuva pas toutes les mesures prises pari Hca collùgues du gouvernement provisoire 'j II ne se rendit pas.! moinM Hulidnire de tous leurs actes, {tersuadé qu'en maintcnaol cet accord il faisait la force de la République.

DnUM la logique de ses convictions, il voulait que. pour gou^'j vorucr la Hépubliqoc, on n'applàt aux affaires que des repu-. Idicnins; leii nionarcUislcs lui en faisaient un crime irrémissiblctJ cnr c'étaient eux qui remplissaient les cadres de l'adininistra- i tinn; par lit s'explique ce fait que, de tous les iiomnics qui ont j Orrupé le pouvoir le 2i février, il a été le seul après lequel \aÀ I réaction s'eut toujours impitoyablement déclin

l.'Aïuemblée nationale du 5 mai qui recnl le pouvoir des ' maiiiit du (iouverncmcnl provisoire, rciifemiait peu d'éléments répulilictiins ; dan^t la Commission executive qu'elle nomma.

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