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d’éloquence, aux travaux infatigables et à l'indomptable-courage à résister à toutes lesséductions et à toutes les
: violences, que font admirer ces grands
Evêques, appelés les Pères de l’Église ; entre autres, St. À thanase, le défenseur de la divinité du Christ. à Nicée, St.
Cyrille, le vengeur do’ la maternité.
Chrysostôme, dont l’éloquence foudroie toutes les erreurs et tous les vices ; et
. cet homme au génie et au cœur incom-
parables, St. Augustin, dont les écrits sont encore l'arsengl où l'Eglise prend ses plus fortes armes pour défondre.ses
St. Jean-
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plus hautes et ses plus mystérieuses octrines. ‘ om Et les Evêques de ce temps, c'étaient les consolateurs de toutes les infortunes, :
los défenseurs de: tous 1es droits, et les acificateurs des familles et des sociétés. <, Ils .opposaient ‘âvec succès la .
force morale de leur dignité et de leur | caractère aux passions.et aux violences des empereurs. "Quel. admirable rôle.
que celui de St, Basile, faisant trem-
. - bler Valens sur son trône, ‘ou celni de
“St. Ambroise, reproctiant au péril de sa vie la mort de Gratien au tyran Maxime, ou interdisant l'entrée de l'Eglise à Théodose, souillé du:sang de . Thessalonique.l- °° ."".
Voici les Barbares qui ravagent tout.
etne font de l'empire romain. qu’une immense ruine.—De toutes “parts, les Evêques. vont . audevant d'eux ; ils ‘arrêtent leurs dévaëtations, puis ils los” convertisseut. et: les. civilisent, Par :
l'ascendant de leurs vertus. et de la ‘force divine qui est es é&k, ils dominent ces rois qu'ils ont amenés à la foi chrétienne, .et ils dirigent .ces lérrislations qui unt fait les: nations européennes ce qu’elles: sont devenues, Qu'on 8e. souvienne. du mot:d'un célèbre écrivain protestant : La France à été formée par les ‘Evêques, comme june ruche par les abéilles.. - .
Et cette action, si éminemment civi. :
lisatrice des Pontifes de l'Eglise, étit “le fruit des plus pénibles labeurs et : d'un zèle. dui affrontait. le martyre.
Admirez. entre autres ce’ saint quiabondonne l'Angleterre; sa patrie, pour aller -évangéliser l'Allemagne ; il éprouve des. fatigues. ineroyables, il rencontre les plus puissants obstacles ; mais, d’abord simple missionnaire, uis revêtu de la dignité épiscopale, 1 répand l'foiet la civilisation dans les
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diverses contrées de a Wermanie ; il fait, cesser les mœurs cruelles et dissolues, fonde de“nombreux monagtêres d'hommes et de fommes, établit:
des Evêques dans les lieux qu'il avait lui-même évangilisés, étonne . par 808:
. vertus et par les miracles, qu'il opère, et termine sa carrièra . apostolique par -un cruel, mais glorieux martyre. . Cet Evêque c'est St. Boniface, patron de l'Archidiocèse dont nous vénérôns le titulaire, héritier de son zèle "et en mèêèiae temps que son nom.
Mais qu,ai-je, besoin de continuer cette énumération des services rondus … par tant de Pontifes et à Ja religion et.
à la société, pour vous faire. connaitre ce qu est l'Efêque dans l'Eglise de Dieu ?
Un ‘jour, l'illustre Evêque de Césarée St. Basile le Grand, ayant défendu avec énergie les droits de lEglise, devant le ministre de l'Empereur, .celni-ei-lui-dit que personhe .n6 Jui avait encore parlé avec cett liberté, C'est répondit lé saint, que vous n'avez pas oncore roncontré d'Evêque.7
Cette parole ne saurait vous” être adressée, fidèles de cette paroisse et de ce diocése de Montréal. - Vous savez ce que c'est qu'un -Evêque. Et si l’on vous demandaït de définirce qui constitue la dignité, ou. plutôt -la charge épiscopale, vous reporidriez :
Un Evêque, un homme qui, chargé du gouverhemont spirituel d’un territoire plus on moins vaste, n'est animé que d'un sentiment, ie désir de
glorifier Dieu en sauvant' les âmes qui
luï sont confiées :° qui, pour atteindre ce but, se livre aux’ fatigues les plus pénibles, à des travaux’. qui étonnent, sans aucun relâche, sans aucun ménagement pour sa santé et es forces, à
l'âge mème où le repos est un droit” accordé à l'homme par la nature‘: c'est.
nn pasteur qui, par ses parolés “ét scê”, écrits, nourrit sans cesse son troupeau .
de ln saice doctrine 6t ‘en : même temps proscrit partout. l'erreur: awec' ; uno énergie qui l'en rend viétorieux: :
qui, en mettant au service. des ‘âmes, ” toutés çes ressources : ‘ spirituelles” que peut offrir un zèle ardent, fonde pour tous les besoins et; toutes : les misères, des institutions qui. s'élévent .
de toutes parts, à sa parole, comme: me par enchantement ; ot qui, en retour déla sollicitude pleine d’intérôt , qu'il” leur manifeste sans: cessse, reçoit des” À Hopülations soumises . à son: autorité” Îx 2 un. hÿmmago de respect, de reconnais" Fo, gancé ‘et d'adruiration, ‘ 5 nr
Les autres diocèses de ce pays peu: 2 vent dire aussi ce qu'est. un Evêque, aux vertus dontils reçoivent l’édification, .au- zèle plein de $ollicitude dont ils sont l’objet, de la part: dss ” pasteurs qui los régissont. ce Le
-Te mérite de l'Evêque se décèle -h
d'autant plus, que les circonstances des ‘ È
temps ou des lieux où l’a placé VE
prit-Saint, offrent plus de matière à A
son zè!e et à son dévouement,‘ T Voyez à l'œuvre, ‘celui qu'à paroil.”
jour, l’onction sacrée. éleva à lg dignité”
pontificale. + . Monseigneur, pardonnez-moi ce que‘ s
jo‘vais vous dire. Aujourd’hui, comme #l à
ily 2 20 a1s, qüe votre modestie ji |
s'incline encôre pour ‘faire un sacri’?
fice, OCé’n'est.pas de votre gloire qu’il “
s’agit: c’est de celle de la religion si°
chère à vôtre âme. J'ai droit à y'a
-rattacher davantage les esprits et leg”
cœurs de ceux qui m'écoutent; ce-droif ”:
ou plutôt ce devoir, : je ne puis:lé fairé'!v
«céder à à uno hümilté qu'au reste je
ut
lien qui . diocèse,
- Î m'eflvrecrai de blesser lo. moins possible.
Mes frères, ilya dans le langage
“ecclésiastique, une expression qui dit
la force de l'affection et la stabilité du unissent l’Evêque à son Il. est appelé lEpoux de l'Eglise. confiée à ses soirs. ÆEb bien / le missionnaire . de‘ la Rivière-Rouge connaissait très-bien quel engagement il allait contracter ; il savait qui il devait épouser, . ‘
, À l’âge où.il avait à choisir ‘là voie dans laquelle il avait à parcourir la vie,il avait .pu entrevoir le monde offrir à ses talents et à son cœur des séductions : illes méprisa: il Hrisa les liens qui ls retenaient à une famille, là plus justement chère à son affection. Unecommunauté de reli-
ces jours. fréquents où le. manque de provisions amenait des jeûnes faisant sentir la faim, ces années entièrés où il fallait s'abstenir de l'aliment essentiel de l'homme, le pain; et toutes ces :
difficultés qu'il y avait # vaincre, pour chercher, pour comprendre, pour ins- :
truire ces peuplädes habitant ces lieux si disgraciés de la nature. | ‘ Eh bien! en ‘acceptant l’épis- copat, c'était former un lien permanent avec ces misères ; c'était épouser cette contrée avec les rigueüurs de ses climats glacés, avec ses sauvages dont les mœurs excitent tant de répogoance, avec les travaux et les sollicitudes si pénibles .qu'elle offrait à ‘ceux qui. voulaient l’évangéliser. Mais si l'élu à la dignité épiscopale héaita à "en recevoir l'honneur, il agréa volon- ___
….$gieux venait-des'établir-dans le-pays; tiers lo dévouement qu'elle imposait.
je veux dire *ette congrégation des Oblats dont le zéle a"produit tant de fruits de grâce parmi nous, et s’est étendue en si peu de temps snr.un si vaste domaine ; il yeeutra: car c'était là qu'il pensait pouvoir satisfaire davantage-la passion de son cœur, le dévoüement. | ..
© Et bientôt le voici partant pour ces contrées si éloignées de tout ce qu'il a de plus cher, et où il sait. qu’il aura-à supporter dosifatigues, des privations dont l'idée $eule ‘fait frémir, . La mission de .In Rivière Rouge, telle qu’elle était alors, était certainement
la plus pénible dés. missions du monde
quand aux difficultés que la nature des lieux pouvait offrir. Vous savez ce qu'a eu à affronter le-jeuve missionnaire ; ces royages si longs et si rem-
plis de fatigues, sous le climat le plus:
rigoureux ; ces nuits où pour prendre le sommeil, il avait la neige pour ouche, et la voute du ciel pour toit;
Il tendit-avecjoie son doigt à l'anneau qui le liait blus étroitement à sa chère mission ; et il y revint aves une crosse, qu'il savait n’être qu’une croix.
Il accémplit la parole de. l’Apôtre :
il 8e donna tout entier à son troupeau.
. Attendite universo gregi. Il ne s’épar-
gua pas plus Évêuue, qu'il ne l'avait
fait simple prêtre. Aujourd'hui vous :
le voyez dans toute la pompe de sa :
dignité, entouré des ministres subal- |
: ternes'dé l'Eglise, et recevant de res-
pectueux hommages, Mais là, du moins dans les premières années, ilne con. | raïssait guères les égards dus à l'autorité épiscopale. Comme il nous l’a dit si ingénieusement lui-même, il .
-avaitun Evêque pour le servir; etau, besoin cet Evêque 8e faisait Le serviteur des autres. ‘
À 8on dévouement personnel 8e joint la sollicitude de sa chargequi l’oblige à pourvoir auxbesoins des missions diver.
ses de ce territoire immonse s'étendant