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jusqu'aux fégions polaires, T1 lui passioï qui lui fait dire comme l’Apôfaut préparer et envoyer des’ prêtres tre : Qui souffre sans que je souffre moi aux postes qui les réclament; quelque- n êmé. “ Quisinfirmatur et ego non ‘fois. aller les y installer ‘lui:même ïiufirmor” un cœur qui ne lui permet Il lui faut s'occuper de tout le matériel. pas de voir les âmes exposées a leur nécessaire pour toutes les missions, perte, “ sans bruler du désir de. s’imet cela vec les ressources. les .plus moler pour lés sauver,” “ Quis schnda- “restreintes. En même temps il fonde liéatur, et ego non uror.” [2 Cor 11. 24) un collége, et il développe et multi- C'est qu'il entendait sans cesse la voix plie ces iustitutions où des héroi- du Sang du Christ lui rappeler ses effnnes de cherité, dont il entrétient l'ar- ‘sions cruelles pour leur salut, et lui deur, se dévouent à l’œuvre de l’é- erier qu'il n'était évêque que pour lui ducation où du soulagement des:infir- conserver ce qui lui avaitcoûté sicher. : mités humaines.” Ajoutez à cela les “ Posuit vos episcopos, ete: + : épreuves les plus pénibles. Pendant. :
qu'il eat à 300 lieues de St. Boniface, Ce n’est pas seulement aux intérêts le feu dévore tout son établissement purement spirituels de son troupeau épiscopal, son église, sa demeüre, sa que l'Evêque doit pourvoir. - Si cela bibliothèque, ses vêtements et ceux.de -est nécessaire, il se dévouera aussi pour ses prêtres: - Quelle sollicitude-et-quel: -son-bonkeur temporel.” L'histoire de les fatigues pour rétablir tout cela ! l'Eglise est remplie des traits de cette Puis’ ce sont des iriondations. qui.amè- nature ; en voici un qu’elle devra ajounent dans cette contrée une misère ter À ses annales.’ " dont son cœur souffre vivement, et à Il y 4 deux ans, à peu près à -cette lzquèlle il participe lui-même. Ah! époque, les Évêques ‘des diverses parc'est avec râison qu’il a pu répéter ces ties du monde, se rendaient à Rome; paroles du Psatiniste : ‘“Transivimuf c'était pour le Concile œcuménique per ignem et nquam, Ps. 68. ‘ convoqué par le Chef de l'Eglise au - Et pour assurer des secours spirituels Vatican... Je ne sais s'il peut y avoir et temporels à son diocèse; dr hâter pour un évêque une $atisfaction plus ses dévéloppements dans/un avenir vive que celle de faire partie de l’une dont une.sage. prévoyancg lui faisait de ces assemblées solennelles de l'Egli voir les besoins, que de voyages n'atil 8e;de concourir avec le Vicaire du. pas dû fâiré.et dans notre Province, et Christ à formuler ces décrets qui dejusqu’an delà de l'Oééan, à Marseil- viennent des dogmés de foi, ou des lois le chez le fondateur et le Supérieur de propres à sanctifier les fidèles ; de jouir se Congrégation, à Rome auprès du de l'honneur attaché au nom des Pères pontife dont là sollicitude. s’etend à. de Nicée, d'Ephèse, et de Trente. Et toutes les églises. }. c'était avec ce Pontife dont la grandeur Comment expliquer cette suite non morale jette sur ce siècle unegloirequi à ‘interrompue de travaux, de. fatigues, elle seule compense toutes ses ignomid'actes de dévouement ?: Pourquoi ge. nies, c'était avec Pie EX que les Evé-: zèle ng connait-il pas de limites ? Ah! ques réunis dans la Ville Eternelle alou qu'il est inspiré par un cœur laient vivre et travailler à étendré le - . d'Evèque; un cœur animé de cette com- règne du Christ. Il allaient être oveu-
pés des questions les plus importantes - qui puissent être traitées dans une assemblée humaine, ou plutôt: dans une assemblée où la foi et la raison délibèrent ensemble, où les lumières du ciel ..éclairent les intelligences de la terre.
“Non, nul évènement dans une vie épiscopale ne peut lui apporter une émotion de bonheur plus forto.. e L'Evêque de. St. Boniface ‘était là,
lui aussi jouissant de cette félicité avec -
toute la vivacité de.sa foi et la puissan .ce de sentir dont son cœur est doué. IL était heureux de pouvoir affirmer par ‘son vote la vérité dela doctrine dé l'infaillibilité du chef de l'Eglise, vérité si importante que c'est uniquement pour la prociamér que la Providence semble avoir permis la réunion de cette : assemble
diocèse, des troubles y on craignait les horreurs d’une guerre
civile ; le sang menagçait de couler.
‘ Jl etait pou facile au gouvernemeït de prendre des mesures de répression ou de pacification. Maïs grâce à Dieu, la foi catholique vit dans les ministres les plus spécialement chargés des ‘intérêts de notre nationalité. Tandis que dans
‘les autres gouvernements du monde, la
religion est mise à la porte des-conseils
où s’agite le sor$ des sociétés, eux -8avent apprécier son influence. salutaire sar les populations mêmes dans l'orgre temporel.......:.Mais que faire pour apaiser les troubles de la Rivière Rou-
ge? Le pasteur de cette entrée. est à:
plus de 2 milles lieues.….....[l est vrai que les distances se parcourent rapide:
* ment; mais consentira-t-il à laisser cette assemblée où il'doit si fortement tenir à rester ?......Où compte surle coeur d'un Eyêque ‘
blee, la. plus imposante.
FT qu'ait jamais vué le monde. .
| Pendant qu'il était éloigné. de‘ son | survinrent ; :
‘est devenu l'Epoux. Al
Et le fi électrique apporte à Ronv .
la demande du retour aussi promptque possible du prélat canadien.
eus srss ss
L'hôomme des sacrificés n'hésite ‘pas …
quelquè grand que soït celui-ci. Il obtient-son congé et reçoit la bénédic..
tion du Souverain-Pontifo ; il part au
milieu de la plus-rigoureuse saison, .
rien n'arrête samarche; il arrive appor :
tant la paix ét la conciliation; il peut éprouver des difficultés à. 8a mission; mais le saug n’est pas verséi le calme et l’ordre se rétablissent ; et un gouvernement nouveau peut s'organiser pacifiqjuement sur le territoire dœnt il.
est le chef spirituel. Honneur et recon.
naissance déla part de la patrie au
dévouement épiscopal qui a produit co.
résultat, et j'äjoute.à la pensée minis.
tériello-qui-avait mis si-judicieusément
en lui ses espérances. - .
Si le devoir de Sa charge oblige l'E. :
vêque à se rendre promptement à son
troupeau quand il est menacé, il le”
force aussi de.ne pas s'éloigner de sos brebis tant qu'elles reclament ses servi.
ces. Son Coeür- péut avoir des affections légitimes que Dieu lui-même .insire et sanctifie, mais il doit les immo er à son amour pour J'Pglise dont il vêèque plus:
encore qu’à tout.auire s'adresse la paro .
le sacrée ; “ Celui qui äiine son père ot sa mère plus qué moi n’est pas digne de
moi.”
Au milieu do vous habitants de cette
paroisse , il-n'y a que'quelques mois
vivait üne femme qui.était l'objet de vôtre haute estima ét de. vos señtiments les plus respectueux. Les éminentes qualités de son intelligence et de son
cœur on faisaient ‘l’ornement de votre .
société, * Elle avait préparé le- cœur de.
son fils à devenir. un cœur d'Evêque.
Uno crgelle infirmité menaçait ‘s08 :
rs
jours depuis longtoinps. La rapidité. - des-communicatiofis-et la prolongation
dela maladie auraient permis à l'Evé que de St. ‘Boniface .de venir faire.le dernier adieu à cette mère qu'il aimait d'une sitendrèe affection. Mais ïl lui écrit : Ma mère, vous m'avez montré que la voie du devoir est la seule . à suivre, Et fidèle à cette lecon il im- -mole sa tendresse de fils à son amour et
à son dévouement de père pour les:
. enfants spirituels que Dieu lui a donnés, « Ab! je mérite de- ce sacrffce «De s'est-il pas fait sontir dans là mort si édifiante de.sa mère /. Elle n'a pas
- été privée de l'honneur d’un Evêque à.
L'ancien compagnon .
ses funérailles.
des missions de son fils, revêtu aujour- " r-d’hui de cette dignité : épiscopale qu'il avait a’abord refusée, est venu le ‘repr isenter ici, ot avec: l'éloquence qui le distingue, : vous faire apprécier Îles vertus, de celle dont la vie an milieu de vous avait été une continuelle édification. ‘
L'Evêque de se. Bontfice sa eu
‘râison de rester-ä.son siége’; il avait à.
… pourvoir aux intérêts les plus graves eson troupeau dans l'organisation . politique qui s’établissait. Aujourd’hui
territoire du Nord-Ouest est une