‹ Discours pour le 20è anniversaire du sacré de Mgr. Taché, Archévêque de St-Boniface: prononcé à Boucherville le 23 novembre 1871Chapitre 6 sur 6 · partie regulièrement constituée de la · texte numérisé non relu

partie regulièrement constituée de la

uissande du Canada sous le nom de . prose de Manitoba.

Eh. bien! cette province, qui l'a faite -

- ce qu'elle est ? Qui peut ‘contester à la . Re les développements qu'elle a

‘ pris ? C'est elle qui y 4 attiré ou retenu

es colons catholiques quidemeurentou | émigrent difficilement où n’est pas le prêtre, C'est elle qui a frayé les voiesde communication pour l'exercice du zèle . de ges missionnaires : qui on convertis-

gant et civil sant jusqu'à un certain

spoint les sauväges,. a empêché les hos-.

tilités qu’ on pouvait craindre de leur -le parf: c'estelle qui par ses établissements d'enseignement et de charitéa contribué.au bien-être de la colonie, et -qui a hâté ses progrès par l’action in- ‘telligente de ses ministres même dans la sphère matérielle. Mais qui depuis 20 ans a été l'âme de ce mouvement ?

Aï-je besoin de 1é nommer ?. Sansdou.

te tout n’est pas dû à son ction, à son.

initiative : mais il a prisu part assez large à son développément pour que la nouvelle province; soit regardee, cém-" me étant en grande partie, l'œuvre.

d'un Evèque. |

Et si l'appel qu "il fait en co moment à ses compatriotes était entendu: si, au lieu de se porter sur uue terre étran:

gère pour s' y mettre humblement en service, ets’exposer à la perte do la foi, cette population qui sent le besoin

‘d’émigrer allait s'établir sur ce terri- ‘

toire qui aujourd'hui, grâce au déve-

‘ lopponrent que les missionnaires lui ont

fait prendre;'et au nouveau régime po-.

litique soûs léquel il est placé, peut, faire espérer la prospérité à ses habitants ; si, dis-je, une population catholiquo et canadienne occupait cette contrée, quel important service celui dont.

l impulsi n aurait produit ce résultat, u’aurait-il point encore rendu à notre foi et à notre. nationalité ? Dès maintenant la gratitude lui ‘sb. due pour

cette expression de son zele religieux . :

et patriotique.

En même temps que le territoire du Nord Ouest devient une province de la Confédération, il forme -une - province ecclésiastique..…...…...Le Pontife qui le gouverne porte le ,titre d'Archevë..

-que : cela suppose qu ily ades Evèques.

sur lesquels. il ait une certaine préémi-

-une justice qui vous est rendue: mais mêmes ? - - le passé nous dit ce que sera l'avenir. Ortout cela ne démontre-til pasla ve :

“vouement ,et un moyen de plus de

‘son le blâme de ce pointife dont les . travaux ont été trop sérieux pour qu’il

,tendissent pas essentioilement à la

its Se 10 , . . :

nence. En effet il a sufeux une pri. naître la vérité d'une doëtrine, a dit le mauté d'honneur ; il a. &roit de les Seigneur lui-même: Voÿez quels fruits convoquer en concile et de‘:les prési- produisent ceux qui la prêchent: “ À der ; en certains cas même il devient frnctibus eorum cognoscotis cos.” Mat. leur juge. L 7,61 Eh bionl où se trouve une ac- -Cette constitution hiérarchique n'est tion aussi bicnfaisante de la part des ellé pas le fruit:des travaux de celui chefs d’une société religisuse que dans que nous honorons revètu de la dignité celle à laquelle nons appartenons?

. archiépiscopale ? Ce Font les missions Vous l'avez vu: dans l’ordre spirituel,

qu'il a fondées avec un labour si péni- à combien d'âmes le ciel a été ouvert ble, les prêtres qu'il a formés etenvoy- par le zèle des Evêques; dans ‘l’ordre

. 68 aux postes dt son vaste diocèse, qui, temporel quelle influence civilisatrice

eu dugmentant le nombre des fidèles, ont rendu nécessaire ia eréation de nou veaux siéges épiscopaux. | fonctions, qui no soit toute couverte

Monseigneur, l'honneur que vous des monuments de leur zèle et de leur recevez aujourd'hui n’est que la récom- charité; et certes que ne leurdoit pas pense de vingt années de “zèlo: c'est sous co rapport notre pays à nous-

il8 ont exercée ? Quelle est da aociété ou leur autorité a pu accomplir ses

Votre nouvelle dignité ne sera qu'une:

rité du texte eacré. C'est l'Esprit-Saint carrière plus vaste ouverte à votre dé-

qui établitles Evèques, qui les inspire, qui donne le succès à leur ministère :

prouver votre sollicitude ‘pour l'Eglise “Vos spiritus sanctus posuit episcopos."

que le Christ a acquise par son sang. Maintenant, je le demande, cette au-

ee | - . torité Episcopale, -quel devoir vous

‘Mes frères, quel fruit allons nous impose-telle ? . N'’ost-ce pas de l’honotirer de ces-considérations ? Je nesau- rer, puisque la mépriser c’est mépriser rais avoir eu l’idée de ne prononcer le Dieu qui l'a instiluée: “Qui vos qu'un discoprs d'apparat, que de faire s«pernit, me spernit.” N'est-ce pas de un compliment de circonstance. Non, l'écouter dans ses euscignements, parce j'aurais manqué au devoir qu'impose qu’ils sont ceux du Christ lui-même? l& chaire sacré »,et j'encourrais avec rai- “Qui vos audit, me audit, Luce, 10, 10.”

Certes,ce sont bien B vos dispositions mes frères; la démonstration de ce ne désapprouvât pas des paroleg qui ne jour les rend évidentes.

‘ Ces sentiments prévaudront-ils tousanctification de ceux auxquels elles. jours dans notre société ? . s'adressent. | \#.Sur la terre européenne, et déjà dans

Ce que je vous ai rappelé doit être une école qui se forme pariñi nous, on

‘ pour vôts un enseignement salutaire. \“renie le droit de l'Evêqne à imposer la

Ce zèle, ces travaux, ce dévouement vérité, à repousser l'erreur : on méprise de l’Episcopat Catholique depuis les sa dignité ; on tient à honneur à ge dire

Apôtres ne sont-ils pas , une confirma- -émancipé du joug ecclésiastique ; on .

tion désiotre foi ? Voulez-vous con- veut rendreabsolument nulle dans la 80

Se rmmn

ciété l'action de l'Eglise : oh lui refuse figure pèrverse qui épôuvänte, au ian-

l'exercice des droits que. le Christ lui a gage blasphémateur, aux mœurs cyni-.

donnés; on bannit son enseignement de ‘q‘es;aux cœurs exhalant la haine, aux l'ordre intellectuel, son intervention mains façonnées à laviolence et teintes bienfaisante de l’orde social, sa charité de sang, à toute la personne portant mêmede l’orüre matériel: on ne veutde , une expression s:tanique. Leur audace + Ja religion ni poursoi nipourles autres ; leur downe la puissance, — les voici à on gse soustrait aux devoirs qu'elle im- l’œuvre; les institutions .religieuses

- pose pendant la vie: on’se soustrait à tombent sous leurs coups; les proprié-

8e8 secours au moment de la mort, sans tés sont en proie au pillage ; partout .Songer qu'on ne 8e soustraira pas dans ils inspirent la torreu= à. tout ce qui l'éternité à la justice de. Dieu quil'a est religieux, et même simplement établie. ° honnête. Sons le souffle infernal qui

Supposez que ces idées prévalent les anime et leur ivspire un esprit de :

dans notre société, en sera-t-olle plus destruction, iis mettent leur jouissance heureuse ? Quand la parole des Evêques à voir dans les cités et les villages les ne 8e fora plus écouter, quand les dog: ravages des incendies qu'ils allument mes de la foi seront rejetés par les ‘de toutes parts; leurs balles ou leurs esprits, quand la morale ne sera plus poignards ôtent la vie à ceux qu'ils onf maintenue par la religion qui seule la fait l'objet de leur aversion..……. Je les soutient. quand libres de tout joug, les vois en face de leur Evêque.... à son plus viles et les plus violentes passions--aspect leur fureur impie s'excite, et au ‘ chercheront partout à se galisfaire, lieu de cette bénédiction que vous decroÿez- vous qu'alors il ‘y aura pour mandez en tombant à ses genoux, ils notre patrie, aujourd’hui si tranquille, portent sur lui une main sacrilège, et si heureuse, plus de paix, de justice, de -ils le massacrent, heureux d'assouvir

. Charité, de tont ce qui fait le bonheur leurhaineirréligieuse dans le sang d’un

des hommes ? Pontife de l'Eglise. :

Laissez la parole de ceux qui répan- Vous frémissez de ces horreurs. Eh.

dent les doctrines dont j'ai parlé rem- bien ! sachez-le, elles ont êté vues parplacer auprès de vos esprits l’autorité tout où la religion a été forcée de céder de l’enseignement de vos pontifes, lais- l'empire à l’incrédulité. Voulez-vous sez former ces associations dont le but. les épargner à vos chers enfants, à

elle est religieuse, je. l'effugion du sang humain dans d'horri- UE + muse . € ne sus ., . D vois ‘apparaître de ces. hamimes’à la ‘bles carnagés: : : . :

vs

ze

Attachez-vous donc à la doctrine que

prouvéleur' amour et leur sollicitude pour vos intérêts: spirituels et même matériels; et prenez garde de laisser . prendré aucune autorité sur vous, dans un-ordre de chose quelconque, à ceux en qui vous verrez des ennemis décla-

rés ou dégü:sés de l'Eglice de Jésus, de

‘ses pontifes, de ses prêtres, de ses institutions, de ses lois, et des pratiques de son culte. Demandez à Dieu l'intelligence de discerner ceux qui,ministre de Satan, travaillent sous son inspiration, à la perte de vos âmes et an.

malheur de notée société, et implorez en même temps l'énergie nécessaire pour vous opposer à leur influence. Et

vous tous qui avez le bonheur d’être:

attachés d’expoir et dé cœur à la foi catholique, gardéz, entre vous une’ ‘ union qui fasse vôtre force’ contre les adversaires de l’ordre vouln de Dieu.

Pronez garde aux animosits qui peuvent résulter des divisions politiques :

sut : ) LES #4 CRELESPE)

n so +

-la charité ehrétienne en est toujours ‘ vous prêchent vos pasteurs, qui ont

blossée et la foi en pourrait recevoir des atteintes, Et dans les discussions qui-peuvent s'élever sur des questions religieuses, conservez la paix, la modé ration, la charité dont le défaut servi.

rait grandement la cause ‘ des ennemis de l'Eglise. - te

. Oh! réunissons tous nos eforts pour préserver notre patrie de l'invasion de ces doctrines irréligieuses et immorales aui font de siterribles ravages dans tant d'autres contrées ; conservons lui cette foi catholique.et ces belles mœurs qui font sa gloire et son bonheur.Qu'il garde son empire sur nous le Christ qui nous à rachetés,et qui nous éclaire et nous sanctifie par les .Pontifes qu'il a établis pour diriger son Eglise. Et puissions-nous, fidèles à ses doctrines et à ses préceptes, être dignes de jouir. éternellement de la gloire.que nous à

- méritée par son sang celui que l'Apô-

tre appelle le “ Pasteur -et l'Evêque de nos âmes”. 1 Petr, 9, 25. |

Î . 4 y ; TS LL f . “ LS ‘ .

‘ , + ‘ < . LS à . A ‘ 2 , * ‘ Fo 7 4 . o ; ! L ‘ CS . ° ' a É < - k | “ ol L L | ê . ee + - CEE

Page 1