‹ Discours préliminaire de l'encyclopédie (volume 2)Chapitre 31 sur 87 · LVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVI INTRODUCTION

peu; il en est de même pour les mathématiques et rastronomie, si Ton excepte un petit nombre d'hommes, dont le plus marquant est Gerbert.

Mais vienne le xiii® siècle : on possède les travaux des Arabes et, par eux, ceux des Grecs.

Les littératures nationales continuent leur marche ascendante; l'architecture, la peinture, la sculpture et la musique, les arts industriels euxmêmes atteignent une splendeur incomparable; la philosophie réussit à concilier, dans une œuvre qui n'est pas sans grandeur, la spéculation ancienne et le christianisme. Les alchimistes travaillent plus d'une fois pour les chimistes futurs; on connaît les Histoires naturelles d'Arislote et de Pline; mais on observe peu encore les animaux et les végétaux. Toutefois les voyageurs font connaître des plantes et des animaux inconnus; les mathématiques et Tastronomie, avec Roger Bacon et Léonard de Pise, entrent dans une voie nouvelle*.

Dès lors on ne saurait voir dans la Renaissance, comme d'Alembert et ses contemporains, une rénovation complète des lettres, des sciences et des arts. Les artistes de tout genre continuent leurs prédécesseurs, comme l'a bien montré M. Courajod', et les œuvres antiques ne font tout au plus qu'aider au mouvement qu'elles n'ont pas

1. Cf. Revue philosophique, Néo-thomisme et scolastique, mars 1892 et avril 1803.

Page 1