‹ Discours préliminaire de l'encyclopédie (volume 2)Chapitre 75 sur 87 · Encyclopédie : « que lui doit cet ouvrage · texte numérisé non relu

Encyclopédie : « que lui doit cet ouvrage

4. Encyclopédie : « comme Acier, Aiguille, Ardoise, Ana- ToaiB, Animal, Agriculture, etc. »

5. Encyclopédie : « qu'il a publie séparément il y a quelques nuAM ».

158 DISCOURS PBÊUMINAIRE

très grand nombre de gens du monde entendre parfaitement cet article. A Tégard de ceux qui Tout critiqué, nous souhaitons que sur les articles qui auront un objet semblable, ils aient le môme reproche à nous faire *.

1. Encyclopédie : « Plusieurs autres personnes, sans nous avoir fourni des articles entiers, ont procuré à l'Encyclopédie des secours importants. Nous avons déjà parlé dans le Prospectus et dans ce Discours de M. Tabbé Sallier et de M. Formey.

M. le comte d'Hérouville de Glaye, lieutenant général des armées du roi, et inspecteur général d'infanterie, que ses connaissances profondes dans Tart militaire n'empêchent point de cultiver les lettres et les sciences avec succès, a communiqué des mémoires très curieux sur la minéralogie dont il a fait exécuter en relief plusieurs travaux, comme le cuivre, l'alun, le vitrioli la couperose, etc., en quatorze usines. On lui doit aussi des mémoires sur le colza, la garance, etc.

M. Falconet, médecin consultant du roi et membre de l'Académie royale des belles-lettres, possesseur d'une bibliothèque aussi nombreuse et aussi étendue que ses connaissances, mais dont il fait un usage encore plus estimable, celui d'obliger les savants en la leur communiquant sans réserve, nous a donné à cet égard tous les secours que nous pouvions souhaiter. Cet homme de lettres citoyen, qui joint à l'érudition la plus variée les qualités d'homme d'esprit et de philosophe, a bien voulu aussi jeter les yeux sur quelques-uns de nos articles, et nous donner des conseils et des éclaircissements utiles.

M. Dupin, fermier général, connu pour son amour pour les lettres et pour le bien public, a procuré sur les salines tous les éclaircissements nécessaires.

M. Morand, qui fait tant d'honneur à la chirurgie de Paris et aux différentes académies dont il est membre, a communiqué quelques observations importantes; on en trouvera dans ce volume à l'article Artériotomie.

MM. de Prades et Yvon, dont nous avons déjà parlé avec l'éloge qu'ils méritent, ont fourni plusieurs mémoires relatifs à l'histoire de la philosophie et quelques-uns sur la religion. M. l'abbé Pestré nous a aussi donné quelques mémoires sur la philosophie, que nous aurons soin de désigner dans les volumes suivants.

M. Deslandes, ci-devant commissaire de la marine, a fourni

Voilà ce que nous avions à dire sur cette collection immense. Elle se présente avec tout ce qui peut intéresser pour elle : Timpatience que Ton a témoi-

sur cette matière des remarques importantes dont on a fait usage. La réputation qu'il s'est acquise par ses différents ouvrages doit faire rechercher tout ce qui vient de lui.

M. Le Romain, ingénieur en chef de Tile de la Grenade, a donné toutes les lumières nécessaires sur les sucres, et sur plusieurs autres machines qu'il a eu occasion de voir et d'examiner dans ses voyages, en philosophe et en observateur attentif.

M. Venelle, très versé dans la physique et dans la chimie, sur laquelle il a présenté à l'Académie des sciences d'excellents mémoires, a fourni des éclaircissements utiles et importants sur la minéralogie.

M. Goussier, déjà nommé au sujet de la coupe des pierres, et qui joint la pratique du dessin à beaucoup de connaissances de la mécanique, a donné à M. Diderot la figure de plusieurs instruments et leur explication. Mais il.s*est particulièrement occupé des. figures de V Encyclopédie qu'il a toutes revues et presque toutes dessinées ; de la lutherie en général, et de la facture de l'orgue, machine immense qu'il a détaillée sur les mémoires de M. Thomas, son associé dans ce travail.

M. Rogeau, habile professeur de mathématiques, a fourni des matériaux sur le monnayage, et plusieurs figures qu'il a dessinées lui-même ou auxquelles il a veillé.

On juge bien que sur ce qui concerne l'imprimerie et la librairie, les libraires associés nous ont donné par eux-mêmes tous les secours qu'il nous était possible de désirer.

M. Prévost, inspecteur des verreries, a donné des lumières sur cet art important.

La brasserie a été faite sur un mémoire de M. Longchamp, qu'une fortune considérable et beaucoup d'aptitude pour les lettres n'ont point détaché de l'état de ses pères.

M. Buisson, fabricant de Lyon, et ci-devant inspecteur des ïtonufactures, a donné des mémoires sur la teinture, sur la draperie, sur la fabrication des étoffes riches, sur le travail de la soie, son tirage, moulinage, ovalage, etc., et des observons sur les arts relatifs aux précédents, comme ceux de

dorer les lingots, de battre l'or et l'argent, de les tirer, de les

ftler, etc.

M' La Bassée a fourni les articles de passementerie, dont le

gnée de la voir paraître; les obstacles qui en ont retardé la publication, les circonstances qui nous ont forcés à nous en charger; le zèle avec lequel

détail n*est bien connu que de ceux qui s'en sont particulièrement occupés.

M. Douet s'est prêté à tout ce qui pouvait instruire sur l'art du gazier qu'il exerce.

M. Barrât, ouvrier excellent dans son genre, a monté et démonté plusieurs fois, en présence de M. Diderot, le métier à bas, machine admirable.

M. Pichard, marchand fabricant bonnetier, a donné des lumières sur la bonneterie.

MM. Bonnet et Laurent, ouvriers en soie, ont monté et fait travailler, sous les yeux de M. Diderot, un métier à velours, etc., et un autre en étoffe brochée : on en verra le détail à l'article Velours.

M. Papillon, célèbre graveur en bois, a fourni un mémoire sur l'histoire et la pratique de son art.

M. Fournier, très habile fondeur de caractères d'imprimerie, en a fait autant pour la fonderie des caractères.

M. Favre a donné des mémoires sur la serrurerie, taillanderie, fonte des canons, etc., dont il est bien instruit.

M. Mallet, potier d'étain, à Melun, n'a rien laissé à désirer sur la connaissance de son art.

M. Hill, Anglais de nation, a communiqué une* verrerie anglaise exécutée en relief et tous ses instruments, avec les explications nécessaires.

MM. de Puisieux, Charpentier, Mabile et de Vienne ont aidé M. Diderot dans la description de plusieurs arts. M. Eidous a fait en entier les articles de maréchalerie et de manège, et M. Arnauld, de Senlis, ceux qui concernent la pêche et la chasse.

Enfin, un grand nombre d'autres personnes bien intentionnées ont instruit M. Diderot sur la fabrication des ardoises, les forges, la fonderie, refenderie, trifilerie, etc. La plupart de ces personnes étant absentes, on n'a pu disposer de leur nom sans leur consentement; on les nommera pour peu qu'elles le désirent. Il en est de même de plusieurs autres dont les noms ont échappé. A l'égard de celles dont les secours n'ont été d'aucun usage, on se croit dispensé de les nommer.

Nous publions ce premier volume dans le temps précis pour lequel nous l'avions promis. Le second volume est déjà sous

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nous nous sommes livrés à ce travail, comme s'il eût été de notre choix; les éloges que les bons citoyens ont donnés à Fentreprise ; les secours innombrables et de toute espèce que nous avons reçus ; la protection que le gouvernement nous doit et paraît vouloir nous accorder * ; des ennemis tant faibles que puissants, qui ont cherché, quoiqu'en vain, à étouffer Touvrage avant sa naissance; enfin des auteurs saifs cabale et sans intrigue, qui n'attendent d'autre récompense de leurs soins et de leurs eflForts que la satisfaction d'avoir bien mérité de leur patrie. Noua ne chercherons point à comparer ce Dictionnaire auxv autres; nous reconnaissons avec plaisir qu'ils nous! ont tous été utiles; et notre travail ne consiste point ^ à décrier celui de personne. C'est au public qui lit! à nous juger : nous croyons devoir le distinguer dej celui qui parle.

presse; nous espérons que le public n'attendra point les autres, ni les volumes des figures; notre exactitude à lui tenir parole ne dépendra que de notre vie, de notre santé et de notre repos. Nous avertissons aussi, au nom des libraires associés, qu^en cas d'une seconde édition, les additions et corrections seront données dans un volume séparé à ceux qui auront acheté la première. Les personnes qui nous fourniront quelques secours pour la suite de cet ouvrage, seront nommées à la tête de chaque volume. »

1. Encyclopédie : « la protection du gouvernement. » L'édition de 1763 porte en note : « Ceci était vrai en 1751, lorsque ce Discours a paru pour la première fois. »

des savants auxquels le public doit cet ouvrage autant qu'à nous et dont le nombre et le zèle augmentent de jour en jour.

sans aucune sollicitation de sa part, Font fait nommer à la chaire qu'il occupe, ce qui n'est pas un petit éloge dans le siècle où nous vivons. M. Tabbé Mallet est aussi l'auteur de tous les articles d'histoire ancienne et moderne ; matière dans laquelle il est très versé, comme on le verra bientôt par l'ouvrage important et curieux qu'il prépare en ce genre. Au reste, on observera que les articles d'histoire de notre Encyclopédie ne s'étendent pas aux noms de rois, de savants et de peuples, qui sont l'objet particulier du Dictionnaire de Moreri, et qui auraient presque doublé le nôtre. Enfin, nous devons encore à M. l'abbé Mallet tous les articles qui concernent la poésie, l'éloquence, et en général la littérature. Il a déjà publié en ce genre deux ouvrages utiles et remplis de réflexions judicieuses. L'un est son Essai sur Vétude des Belles-Lettres, et l'autre ses Principes pour la lecture des poètes. On voit, par le détail où nous venons d'entrer, combien M. l'abbé Mallet, par la variété de ses connaissances et de ses talents, a été utile à ce grand ouvrage, et combien V Encyclopédie lui a d'obligation. Elle ne pouvait lui en trop avoir.

La grammaire est de M. du Marsais, qu'il suffît de nommer.

La métaphysique, la logique et la morale, de M. l'abbé Yvon, métaphysicien profond et, ce qui est encore plus rare, d'une extrême clarté. On peut en juger par les articles qui sont de lui dans ce premier volume, entre autres par l'article Agir auquel nous renvoyons non par préférence, mais parce qu'étant court, il peut faire juger en un moment combien la philosophie de M. l'abbé Yvon est saine, et sa métaphysique nette et précise. M. l'abbé Pestré, digne par son savoir et par son mérite de seconder M. l'abbé Yvon, l'a aidé dans plusieurs articles de morale. Nous saisissons cette occasion d'avertir que M. l'abbé Yvon prépare, conjointement avec M. l'abbé de Prades, un ouvrage sur la religion, d'autant plus intéressant, qu'il sera fait par deux hommes d'esprit et par deux philosophes.

La jurisprudence est de M. Toussaint, avocat en parlement et membre de l'Académie royale des sciences et des belleslettres de Prusse ; titre qu'il doit à l'étendue de ses connaissances, et à son talent pour écrire, qui lui ont fait un nom dans la littérature.

Le blason est de M. Eidous, ci-devant ingénieur des armées

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J'ai fait ou revu tous les articles de mathématiques et de physique générale, j'ai aussi suppléé quelques articles, mais en très petit nombre, dans les autres

de Sa Majesté Catholique, et à qui la république des lettres |j est redevable de la traduction de plusieurs bons ouvrages de ' différents genres.

L'arithmétique et la géométrie élémentaire ont été revues par M. Tabbé de la Chapelle, censeur royal et membre de la Société royale de Londres. Ses Institutions de géométrie et son Ti^aité des sections coniques ont justifié par leur succès l'approbation que TAcadémie des sciences a donnée à ces deux ouvrages.

Les articles de fortification, de tactique, et en général d'art militaire, sont de M. Le Blond, professeur de mathématiques des pages de la grande écurie du roi, très connu du public par plusieurs ouvrages justement estimés, entre autres par ses Eléments de fortification réimprimés plusieurs fois; par son Essai sur la castramétation ; par ses Éléments de la guerre des sièges, et par son Arithmétique et géométrie de Vofficier, que TAcadémie des sciences a approuvée avec éloge.

La coupe des pierres est de M. Goussier, très versé et très intelligent dans toutes les parties des mathématiques et de la physique, et à qui cet ouvrage a beaucoup d'autres obligations, comme on le verra plus bas.

Le jardinage et l'hydraulique sont de M. d'Argenville, conseiller du roi en ses Conseils, maître ordinaire en sa Chambre des comptes de Paris, des Sociétés royales des sciences de Londres et de Montpellier, et de l'Académie des Arcades de Home. Il est auteur d'un ouvrage intitulé : Théorie et pratique iu jardinage, avec un traité d'hydraulique, dont quatre éditions faites à Paris, et deux traductions, l'une en anglais, Tautre en allemand, prouvent le mérite et l'utilité reconnue. Comme cet ouvrage ne regarde que les jardins de propreté, et que l'auteur n'y a considéré l'hydraulique que par rapport aux jardins, il a généralisé ces deux matières dans l'Encytlopédie, en parlant de tous les jardins fruitiers, potagers, légumiers; on y trouvera encore une nouvelle méthode de tailler les arbres, et de nouvelles figures de son invention. Il a aussi étendu la partie de l'hydraulique, en parlant des plus belles machines de l'Europe pour élever les eaux, ainsi que des écluses et autres bâtiments que l'on construit dans l'eau. M. d'Argenville est encore avantageusement connu du

parties. Je me suis attaché, dans les articles de mathématique transcendante^ à donner Tesprit général des méthodes, à indiquer les meilleurs ouvrages où

public par plusieurs ouvrages dans différents genres, entre autres par son Histoire naturelle éclaircie dans deux de ses principales parties, la lithologie et la conchyliologie. Le succès de la première partie de cette histoire a engagé l'auteur à donner dans peu la seconde, qui traitera des minéraux.

La marine est de M. Bellin, censeur royal et ingénieur ordinaire de la marine, aux travaux duquel sont dues plusieurs cartes que les savants et les navigateurs ont reçues avec empressement. On verra par nos planches de marine que cette partie lui est bien connue.

L'horlogerie et la description des instruments astronomiques sont de M. J.-B. Le Roy, qui est l'un des fils du célèbre M. Julien Le Roy, et qui joint aux instructions qu'il a reçues en ce genre d'un père si estimé dans toute l'Europe, beaucoup de connaissances des mathématiques et de la physique, et un esprit cultivé par l'étude des belles-lettres.

L'anatomie et la physiologie sont de M. Tarin, docteur en médecine, dont les ouvrages sur cette matière sont connus et approuvés des savants.

La médecine, la matière médicale et la pharmacie, de M. de Vandenesse, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, très versé dans la théorie et la pratique de son art.

La chirurgie, de M. Louis, chirurgien gradué, démonstrateur royal au collège de Saint-Gôme, et conseiller commissaire pour les extraits de l'Académie royale de chirurgie. M. Louis, déjà très estimé, quoique fort jeune, par les plus habiles de ses confrères, avait été chargé de la partie chirurgicale de ce Dictionnaire par le choix de M. de la Peyronie, à qui la chirurgie doit tant, et qui a bien mérité d'elle et de V Encyclopédie, en procurant M. Louis à l'une et à l'autre.

La chimie est de M. Malouin, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, censeur royal, et membre de, l'Académie royale des sciences ; auteur d'un traité de chimie, dont il y a eu deux éditions, et d'une chimie médicinale que les Français et les étrangers ont fort goûtée.

La peinture, la sculpture, la gravure, sont de M. Landois, qui joint à la connaissance de ces beaux-arts beaucoup d'esprit et de talent pour écrire.

L'architecture, de M. Blondel, architecte célèbre, non seule-

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l'on peut trouver sur chaque objet les détails les plus importants, et qui n'étaient point de nature à entrer dans cette Encyclopédie ; à éclaircir ce qui m'a paru

ment par plusieurs ouvrages qu'il a fait exécuter à Paris, et par d'autres dont il a donné les dessins, et qui ont été exécutés chez différents souverains, mais encore par son Traité de la Décoration des édifices, dont il a gravé lui-même les planches, qui sont très estimées. On lui doit aussi la dernière édition de Dayiler, et trois volumes de l^ Architecture française, en six cents planches ; ces trois volumes seront suivis de cinq autres. L'amour du bien public et le désir de contribuer à l'accroissement des arts en France, lui a fait établir en 1744 une école d'architecture, qui est devenue en peu de temps très fréquentée. M. Blondel, outre l'architecture qu'il y enseigne à ses élèves, fait professer dans cette école par des hommes habiles les parties des mathématiques, de la fortification, de la perspective, de la coupe des pierres, de la peinture, de la sculpture, etc., relatives à l'art de bâtir. On ne pouvait donc, à toutes sortes d'égards, faire un meilleur choix pour VEncyclopédie,

M. Rousseau, de Genève, dont nous avons déjà parlé, et qui possède en philosophe et en homme d'esprit la théorie et la pratique de la musique, nous a donné les articles qui concernent cette science. Il a publié, il y a quelques années, un ouvrage intitulé : Dissertation sur la musique moderne. On y trouve une nouvelle manière de noter la musique, à laquelle il n'a peut-être manqué pour être reçue, que de n'avoir point trouvé de prévention pour une plus ancienne.

Outre les savants que nous venons de nommer, il en est d'autres qui nous ont fourni pour VEncyclopédie des articles entiers et très importants, dont nous ne manquerons pas de leur foire honneur.

M. Le Monnier, des Académies royales des sciences de Paris et de Berlin, et de la Société royale de Londres, et médecin ordinaire de Sa Majesté à Saint-Germain-en-Laye, nous a donné les articles qui concernent Vaimant et Vélectricité, deux matières importantes qu'il a étudiées avec beaucoup de succès, et sur lesquelles il a donné d'excellents Mémoires à l'Académie des sciences dont il est membre.

Nous avons averti dans ce volume que les articles Aimant et Aiguille aimantée sont entièrement de lui, et nous ferons de même pourceuxqui lui appartiendront dans les autres volumes.

M. de Gahusac, de l'Académie des belles-lettres de Montau-

la coutellerie, etc.; au travail et à remploi du verre, la larerie, les glaces, Vart du miroitier, du vitrier, etc.; au travail et à remploi des peaux, les arts de cJiamoiseury tanneur, peaussier, etc.; au travail et à l'emploi de la laine et delà soie, son tirage, son moulinage, les arts de drapiers, passementiers, galonnierSf boutonniers, ouwiers en velours, satins, damas, étoffes brochées, lustrines, etc.; au travail et à l'emploi de la terre, la poterie de terre, la faïence, la porcelaine^ etc.; au travail et à l'emploi de la pierre, la partie mécanique de l'architecte, du sculpteur, du stuccateur, etc. ; au travail et à l'emploi des bois, la menuiserie, la charpenteHe, la marquetterie, la tabletteine, etc., et ainsi de toutes les autres matières, et de tous les autres arts, qui sont au nombre de plus de deux cent cinquante. On a vu dans le Discours préliminam comment nous nous sommes proposé de traiter de chacun. Voilà tout Vhistorique de la connaissance humaine; ce qu'il en faut rapporter à la mémoire ; et ce qui doit être la matière première du philosophe.

RAISON, d'où philosophie

La philosophie, ou la portion de la connaissance humaine qu'il faut rapporter à la raison, est très étendue. Il n'est presque aucun objet aperçu par les sens, dont la réflexion n'ait fait une science. Mais dans la multitude de ces objets, il y en a quelques-uns qui se font remarquer par leur importance, quibus abscinditur infinitum, et auxquels on peut rapporter toutes les Sciences. Ces chefs sont Dieu,h\9-

[k'ji connaissance duquel l'homme s'est élevé par la réflexion

sur l'histoire naturelle et sur l'histoire sacrée ; VJiomme, qui est sûr de son existence par conscience ou sens interne; la nature, dont l'homme a appris l'histoire par l'usage des sens extérieurs. Dieu, Y homme et la nature, nous fourniront donc une distribution générale de la philosophie ou de la Science (car ces mots sont synonymesf; et la philosophie ou Science, sera Science de Dieu, Science de Vhomme, et Sciera

, , (^ S de la nature.

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un courage digne des plus beaux siècles de la philosophie \ un désintéressement qui honore les lettres, et un zèle digne de la reconnaissance de tous ceux qui les aiment ou qui les cultivent, et en particulier des personnes qui ont concouru au travail de V Encyclopédie. On verra par les diflFérents volumes de cet ouvrage * combien le nombre d'articles qu'il lui doit ^ est considérable. Parmi ces articles, il y en a de très étendus, et en grande quantité *. Le grand succès de l'article Art qu'il avait imprimé ' séparément quelques mois avant la publication du premier volume, l'a encouragé à donner aux autres tous ses soins; et je crois pouvoir assurer qu'ils sont dignes d'être comparés à celui-là, quoique dans des genres diflFérents. Il est inutile de répondre ici à la critique injuste de quelques gens du monde, qui peu accoutumés sans doute à tout ce qui demande la plus légère attention, ont trouvé cet article Art trop raisonné et trop métaphysique, comme s'il était possible que cela fût autrement. Tout article qui a pour objet un terme abstrait et général, ne peut être bien traité, sans remonter à des principes philosophiques, toujours un peu difficiles pour ceux qui ne sont pas dans l'usage de réfléchir. Au reste, nous devons avouer ici que nous avons vu avec plaisir un

1. Encyclopédie : « avec un désintéressement qui honore les kttres et un zèle digne, etc. » 8. Encyclopédie : « par ce volume » .

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