‹ Discours préliminaire de l'encyclopédie (volume 2)Chapitre 83 sur 87 · DI8C00RS PRÉL. DE L*ENCYCL. H · texte numérisé non relu

DI8C00RS PRÉL. DE L*ENCYCL. H

Le Discours préliminaire.

Descartes, pour faciliter la tâche de son lecteur, lui avait indiqué les six parties dont se compose le Discours de la ^néthode. Dans le Discours sur l'histoire universelle^ Bossuet plaça en marge du texte des sommaires d'où sont sorties les ilivisions actuelles par chapitres. D'Alembert, en écrivant le Discours préliminaire pour TËncyclopédie, nous a laissé le soin d'en trouver les divisions principales et leur liaison. Pour Tétudier avec profit, il faut commencer par en reconstruire le plan, ce qui n'est pas sans difficultés, avec un auteur qui se réserve d'éclairer chaque page par la suivante, sans qu'on puisse dire toutefois, comme M. Joseph Bertrand, qu'il manque <le méthode. Les notes où nous rapprocherons les différents passages qui s'éclairent les uns les autres compléteront l'analyse aussi exacte que possible dont il faut nécessairement les faire précéder.

Analyse du Discours préliminaire.

La fonction des éditeurs de l'Encyclopédie consiste principalement à mettre en ordre des matériaux dont la partie la plus considérable leur a été entièrement fournie (p. 11-12).

L'ouvrage a deux objets : c'est une Encyclopédie et un Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. De là le plan et la division du Discours préliminaire : il doit exposer

l'ordre et renchainement des connaissances humaines (p. 12- 75) ; il doit, par l'histoire des sciences, des arts (qui comprend celle des lettres), montrer ce qui a été acquis, et comment on Ta acquis, par suite de quelle manière il convient de transmettre ces connaissances aux lecteurs (p. 75-126).

A ces deux divisions de leur ouvrage, considéré comme Encyclopédie et comme Dictionnaire raisonné, il faut joindre le Prospectus dont Diderot est l'auteur, mais auquel le^ deux éditeurs ont fait en commun des changements et des additions (p. 126-151); puis l'indication des noms des savants auxquels le public doit l'ouvrage (p. 151-158); la conclusion dans laquelle d'Alembert rappelle que cette collection immense se présente aux lecteurs avec tout ce qui peut intéresser en sa ^ faveur (p. 158-161); enfin l'Explication détaillée du système des connaissances humaines, des Observations sur la division des sciences du chancelier Bacon et son Système général de la connaissance humaine.

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