‹ Discours préliminaire de l'EncyclopédieChapitre 56 sur 73 · Encyclopedie : •• que lui doit cet ouvrage · texte numérisé non relu

Encyclopedie : •• que lui doit cet ouvrage

4. Encyclopedie : « comme Acieh, Aiguille, Ardoise , Ana- TOMiE, Animal, Agriculture, etc. ■>

5. Encyclopedie : « qu'il a jniblie separement il y a quelques mois ».

tres grand nombre de gens du monde entendre parfaitement cet article. A I’egard de ceux qui Font critique, nous souhaitons que sur les articles qui auront un objet semblable, ils aient le m^me reproche k nous faire *.

1. Encyclop6die : « Plusieurs autres personnes, sans nous avoir fourni des articles entiers, ont procure a VEncyclopedie des secours importants. Nous avons deja parlti dans le Pi'ospcclus et dans ce Discours de M. I’abbe Sallier et de M.Formey.

M. le comte d’Herouville de Claye, lieutenant general des armees du roi,. et inspecteur general d’infanterie, que ses connaissances profondes dans I’art militaire n’empecbent point de cultiver les lettres pt les sciences avec succes, a comnuinique des memoires tres curieux sur la mineralogie dont il a fait executer en relief plusieurs travaux, comme le cuivre, I’alun, le vitriol, la couperose, etc., en quatorze usines. On lui doit aussi des memoires sur le colza, la garance, etc.

M. Falconet, medecin consultant du roi et membre de I’Academie royale des belles-lettres, possesscur d’une bibliothequc aussi nombreuse et aussi etendue que ses connaissances, mais dont il fait.un usage encore plus estimable, celui d’obliger les savants en la leur communiquant sans reserve, nous a donne a cet egard tons les secours que nous pouvions souhaiter. Cet liomme do lettres citoyen, qui joint a I’erudition la plus varice les qualites d’homme d’esprit et de philosophe, a bien voulu aussi jeter les yeux sur quelques-uns de nos articles, et nous donner des conscils etdes eclaircissements utiles.

M. Dupin, fermier general, connu pour son amour pour les lettres et pour le bien public, a procure sur les salines tous les eclaircissements necessaires.

M. jVlorand, qui fait tant d’lionneur a la cliirurgie de Paris et aux dilTerentes academics dont il est membre, a communique (jiiclques observations importantes; on en trouvera dans ce volume a Particle Autkiuotomie.

MM. do Prades et Yvon, dont nous avons deja parleavec Peloge (|u’ils meritent, ont fourni plusieurs memoires relatifs a I’histoirc de la philosophie et quelques-uns sur la religion. M. I’abbd Pestre nous a aussi donne quelques memoires sur la philosophie, que nous aurons soin de designer dans les volumes suivants.

M. Deslandes, ci-devant commissaire de la marine, a fourni

DE L’ENCYCLOPEDIE

Voil^ ce que nous avions a dire sur cette collection immense. Elle se presente avec tout ce qui peut interesser pour elle ; I’impatience que Von a temoi-

sur cette matiere des remarques importantes dont on a fait usage. La reputation qu’il s’est acquise par ses dilTerents ouvrages doit fairc rechercher tout ce qui vient de lui.

M. Le Remain, ingenieur en chef de Tile de la Grenade, a donne toutes Ics lumieres necessaires sur les sucres, et sur plusieurs autres machines qu’il a eu occasion de voir ct d’examiner dans ses voyages, en philosophe et en observateur attentif.

M. Venelle, trfes verse dans la phy.sique et dans la chimie, sur latiuelle il a presente a I’Academie des sciences d’excellents memoires, a fourni des eclaircissements utiles et importants sur la mineralogie.

M. Goussier, d6ja nomme au sujet de la coupe des pierres, et qui joint la pratique du dessin a beaucoup de connaissances de la mecanique, a donne a M. Diderot la figure de plusieurs instruments et leur explication. Mais il s’est particidi6rement occupe des figures de VEncyclopedie qu’il a toutes revues ct presque toutes dessinees; de la lutherie en general, et do la facture de I’orgue, machine immense qu’il a detaillee sur les memoires de M. Thomas, son associe dans ce travail.

M. Rogeau, habile professeur de mathematiques, a foiy'ni des materiaux sur le monnayage, et plusieurs, figures qu’il a dessinees lui-meme ou auxquelles il a veille.

On juge bien que sur ce qui concerne rimprimerie et la librairie, les libraires associes nous ont donne par eux-memes tons les secours qu’il nous etait possible de desirer.

' M. Prevost, inspecteur des verreries, a donne des lumiferes sur cet art important.

La brasserie a ete faite sur un memoire do M. Longchamp, qu’une fortune considerable et beaucoup d^aptitude pour les lettres n’ont point detache de I’etat de ses peres.

M. Buisson, fabricant de Lyon, e't ci-devant inspecteur des manufactures, a donne des memoires sur la teinture, sur la draperie, sur la fabrication des etoITes riches, sur le travail de la sole, son tirage, moulinage, ovalage, etc., et des observations sur les arts relatifs aiix precedents, comme ceux do doret: les lingots, de battre I’or et I’argent, de les tirer, de les filer, etc.

M. La Bassee a fourni les articles de passementerie, dont le

gnee de la voir paraitre; les obstacles qui en.ont relarde la publication, les circonstances qui nous out forces k nous en charger; le zele avec lequel

detail n’est bien connu que de ceux qui s’en sont particulicrement occupes.

M. Douet s’est prete a tout ce qui pouvait instruire sur Part du gazier qu’il exerce.

M. Barrat, ouvrier excellent dans son genre, a monte et demonte plusieurs fois, en presence de M. Diderot, le metier a bas, machine admirable.

M. Pichard, marchand fabricant bonnetier, a donne des lumieres sur la bonneterie.

MM. Bonnet et Laurent, ouvriers en soie, ont monte et fait travailler, sous les yeux deM. Diderot, un metier a velours, etc., et un autre en etolTe brochee : on en verra le detail a Particle Velours.

M. Papillon, celebre graveur en bois, a fourni un memoire sur Phistoire et la pratique de son art.

M. Fournier, tres habile fondeur de caracteres d’imprimerie, en a fait autant pour la fonderie des caracteres.

M. Favre a donne desmemoires sur laserrnrerie, taillanderie, fonte des canons, etc., dont il est bien instruit.

M. Mallet, potier d’dtain, a Melun, n’a rien laisse a desirer sur la connaissance de son art.

M. Hill, Anglais de nation, a communique une verrerie anglaise ex6cutee en relief et tous ses instruments, avec les explications necessaires.

MM. de Puisieux, Charpentier, Mabile et de Vienne ont aide M. Diderot dans la description de plusieurs arts. M. Eidous a fait en entier les articles de marechalerie et de manege, et M. Arnauld, de Senlis, ceux qui concernent la peche et la chasse.

Enfin, un grand nombre d’autres personnes bien intentionnees ont instruit M. Diderot sur la fabrication des ardoises, les forges, la fonderie, refendcrie, trililcrie, etc. La plupart de ces personnes etant absentes, on n’a pu disposer de leur nom sans leur consentement; on les nommera pour peu qu’elles le ddsirent. II en est de m6me de plusieurs autres dont les noms ont echappe. A Pegard de celles dont les secours n’ont etc d’aucun usage, on se croit dispense de les nommer.

Nous publions ce premier volume dans le temps precis pour lequel nous Pavions promis. Le second volume est deja sous

DE L’ENCiCLOPEDIE

nous nous sommes livreg ce travail, comme s’ii e6t ete de notre choix; les eloges que les bons citoyens ont donnes k Tentreprise; les secours innombrables et de toute espece que nous avons fequs ; la protection que le gouvernement nous doit et parait vouloir nous accorder ^ ; des ennemis taut faibles que puissants, qui ont cherche, quoiqu’en vain, ci etoufl’er I’ouvrage avant sa naissance; enlin des auteurs sans cabale et sans intrigue, qui n’attendent d’autre recompense de leurs soins et de leurs efforts que la satisfaction d’avoir bien merite de leur patrie. Nous ne chercherons point a comparer ce Dictionnaire aux autres; nous reconnaissons avec plaisir qu’ils nous ont tons ete utiles; et notre travail ne consiste point k decrier celui de personne. C’est au public qui lit ii nous juger : nous croyons devoir le distinguer de celui qui parle.

presse ; nous esperons que le public n’altendra point les autres, ni les volumes des figures; noire exactitude h lui tenir parole ne dependra que de notre vie, de notre sante etde notre repos. Nous avertissons aussi, au nom des libraires associes, qu’en cas d’une seconds edition, les additions et corrections seront donnees dans un volume separe a ceux qui auront acliete la premiere. Les personnes qui nous fourniront quelques secours pour la suite de cet ouvrage, seront nommees a la tete de chaque volume. »

1. Encyclopedie : « la protection du gouvernement. » L’edition de 1763 ports en note : « Ceci elait vrai en 1751, lorsque ce Discours a paru pour la premiere fois. »

FIN DU UISCOURS PRELIMINAIRE

Explication' (letaillce du systeme des conuaissauces humaiiicH.

iiGs etres physiques agissent sur les sens. Les impressions de ces etres en excitent les perceptions dans I’entendement. L’entendement ne s’occupe de ses perceptions que de trois facons, selon ses trois facultes principales, la memoire, la raison, I’imagination. On I’entendement fait un denombrement pur et simple de ses perceptions par la memoire; ou il les examine, les compare, et les digerepar la Raison; ou il se plait a les imiteret a les contrefaire par rimagination. D’ou resulte une distribution generate de la coimaissaiice humaine, qui parait assez bien fondee, en histoire qui se rapporte 5, la mimoire, en pkilosophie emane de la raison, et en poisie qui nait de Virnagination.

MEMOIRE, d’ou HISTOIRE

L’histoire est des fails; et les fails sont ou de Dieu, ou de Vhomme, ou de la nature. Les fails (jui sont de Dieu appartlennent a V histoire sacr6e. Les fails qui sont de I’liomme apparliennent a Vhistoire civile; et les fails qui sont de la nature se rapportent a Vhistoir^ naturelle.

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