‹ Discours préliminaire de l'EncyclopédieChapitre 69 sur 73 · SYSTEMS GENERAL DE LA CONNAISSANCE HUMAINE · texte numérisé non relu

SYSTEMS GENERAL DE LA CONNAISSANCE HUMAINE

Division de la science du corps humain en medecine, cosmetique, athletique, et science des plaisii's des sens.

Division de la medecine en trois parties, art de conserver la sante, art de guerir les maladies, art de prolong-er la vie. Veinture, musique, etc., branche de la science des plaisirs.

Division de la science de Tame en science du souffle divin, d’ou 8st sortie Tame 7'aisonnable, et science de Tame irrationnelle, qui nous est commune avec les brutes, et qui est produite du limon de la terre.

Autre division de la science de Tame en science de la suhslance de Vdme, science de ses facultes, et science de Vusage et de Vohjet de ses facultes : de cette derniere resultent la divination naturelle et artificielle, etc.

Division des facultes de Tame sensible, en mouvement et sentiment.

Division de la science de I’usage et de I’objet des facultes de Tame en logique et morale.

Division de la logique en art d’inventer, de juger, de retenir et de communiquer.

Division de Tart d’inventer en invention des sciences ou des arts, et invention des arguments. *

Division de Tart de. juger en jugement par induction, et jugement par syllogisme.

Division de I’art du syllogisme en analyse et principcs pour demeler facilement le vrai du faux. Science de I’analogie, branche de I’art de juger.

Division de I’art de retenir en science de ce quipeut aider la memoire, et science de la memoire mcme.

Division de la science de la memoire en prenotion et embleme.

Division de la science de communiquer en science de I’instrument du discours, science de la methode du discours, et science des ornements du discours, ou rhelorique.

Division de la science de I’instrumenfdu discours en science generale des signes, et en grammaire, qui se divise en science du langage et science de I'ecriture.

SUIVANT LE CHANCELIER BACON 18t

Division de la science des signes en hierogli/phea et gestes, et en caracteres reels.

Seconde division de la gramrriairc en litteraire el philosophique.

Art de la versification etprosodie, branches de la science du langage.

Art de dechiffrer, branche de I’art d’ccrire.

Critique et pedagogies branches de Part de commnniquer.

Division de la morale en science de I'objct que I’ame doit se proposer, c’est-a-dire dn bien moral, et science de la culture de fame. L’auteurfait a ce sujet beaucoup de divisions qu’il est inutile de rapporter.

Division de la science civile en science de la conversation, science des affaires, et science de fetat. Nous en omettons les divisions.

L’auteur fmit par quelques reflexions sur I’usage de la theologie sacree, qu’il ne divise en aucunes branches.

Voila dans son ordre naturel, et sans demembrement ni mutilation, I’arbre du chancelier Bacon. On voitque Particle de la logique est celui ou nous Pavons le plus suivi, encore avons-nous cru devoir y faire plusieurs changements. An reste, nous le repetons, c’est aux pliilosophes a nous jiiger sur ces changements que nous avons fails : nos autres lectcqrs prendront sans doute pen de part a cette question, qu’il etait pourtant necessaire d’eclaircir; et ils ne se souviendront que de Paveu formel que nous avons fait dans le Prospectus, (Va.voirY obligation pr incip ale de- noire arbre an chancelier Bacon; avcu qui doit nous concilier tout jugo impartial et desinteresse.

DISCOURS rnfr,. de l’kncyci. ,

ANALYSE DU DISGOUIIS PllELIMINAIRE

Lc Discours prelimiiiaire.

Descartes, pour facilitcr la tAche cle son lecteur, lui avail indique les six parties dont se compose le Discours de la nipAhode. Dans le Discours sur I'histoire universelle, Bossuet plag.a en marge du texte des sommaires d’oii sont sorties lesdivisions actuclles par chapitres. D’Alembert, en ecrivant le Discours prdliminaire pour I’Encycldpedie, nous a laisse lc soin d’en trouver les divisions principales et leur liaison. Pour I’etudier avec profit, il faut commencer par en reconstruire le plan, ce qui n’est pas sans difficultes, avec un auteur qui se reserve d’eclaircr chaque page par la suivante, sans qu’on puisse dire toutefois, cornme M. Joseph Bertrand, qu’il manque de methode. Les Tiotes oil nous rapprocherons les dilKrenls'' passages qui s’cclairent les uns les autres completeront I’analyse aussi exacte que possible dont il faut necessairement les (aire preceder.

Analyse du Discoiirs pr61im|iiaire.

La fonction des editeurs de PEncyclop^die consiste principalemenl a mettre en ordre des mat6riaux dont la parlie la plus considerable leur a ete entierement fournie (p. 11-12).

L’ouvrage a deux objets : e’est une Encyclopedie et un Dictionnairc raisonne des sciences, des arts et des metiers. De la le plan et la division du Discours prUiminaire : il doit exposer

184 ANALYSE DU DISCOURS PRELIMINAIRE

I’ordre et I’enchainement des connaissances humaines (p. 12- 7o) ; il doit, par riiisloire des sciences, des arts (qui comprend celle des+lettres), montrer ce qui a ete acquis, et .omment on I’a acquis, par suite de quelle maniere il convient de transmettre ces connaissances aux lecteurs (p. 75-126).

A ces deux divisions de leur ouvrage, considere comme Encyclopedie et comme Dictionnaire raisonne, il faut joindre le Pix)spectus dont Diderot est I’auteur, mais auquel les deux editeurs ont fait en commun des changements et des additions (p. 126-151); puis I’indication des noms des savants auxquels le public doit I’ouvrage (p. 151-158); la conclusion dans laquelle d’Alembert rappelle que cette collection immense se presente aux lecteurs avec tout ce qui peut iateresser en sa faveur (p. 158-161); enfin I’Explication detaillec du systerae des connaissances humaines, des Observations sur la division des sciences du chancelier Bacon et son Systeme general de la connaissance humaine.

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