AGRICULTURE
Ce n'est pas tout, Monsieur: | gouvernement, dans l'élaboration di sa politique, a voulu assurer à chaqu.
individu le libre exercice de son rôle dans la nation. (C’est ce qui expli ue sa sollicitude constante à l’égarc Lu deux grandes classes qui formen! l'immense majorité de notre popula tion: la classe agricole et la class ouvrière.
En ce qui concerne l’agriculture, le principe qui l’a guidé a été qu'il fal lait, selon le conseil de Colbert à Loui:
XIV, ‘favoriser par des avantages “particuliers ‘le sort des cultivateurs “qui sont les pères nourriciers de “patrie, mais qui deviennent dange “reux, lorsqu'ils abandonnent leur!
“campagnes et échangent leur bèche ‘contre le marteau de l’ouvrier.”
Nous devons bien l’admettre, ic comme ailleurs, il y a divorce entr l’agriculture et la vie moderne; l’hom me quitte la campagne et préfère s’enfermer dans les villes, où il pren plaisir à s’intoxiquer de divers poisons
Soucieux de ses devoirs, et s’inspi rant de cette pensée de Lamartin que ‘‘ce n’est pas seulement du blé qu “sort de la terre, mais une civilisatiol “tout entière,’ lo gouvernement :
> pros-
le préformes te œule pernement crifices ous les .H n'a ire des fet les t pour rent, il sement, fermepation le doit .préocion de
J0ÏSONS.
s’inspimartine blé qui lisation nent à
multiplié les mesures de toute naturn
ur ralentir l'exode rural vers les villes et intensifier le culte de la terre et l'amour de l'agriculture.
Il a employé, à cet effet, les remèdes et les moyens 58 par les meilleurs économistes et apres 2
11 a développél’enseignement cole,
accordés à nos écoles l’enseigne-
hamps de
l’école
Il a.
fession agricole, loi autorisant la formation coopératives, accordé de primes aux cercles, agricoles, | davantage les sociétés d'agriculture, donné un nouvel essor à l'élevage et à toutes les branches de la culture.
See efforts n’ont pas été vains. Déjà, 74 coopératives qui rvices réels à la classe
fréquentées de production de $104,746, pour nos produi Tout ceci démontre amp que, dans les limites ses attributions, le gouvernement a puissamment contribué à diminuer ce mal déplorable, qui ne urra être guéri que par la réforme es fausses idées qui ont Cours Sur la profession du cultivateur.
Les agronomes de district, nommés ur conseiller les cultivateurs, leur onner des conférences, gurveiller les associations agricoles, ont fait du bon travail dane ce sens; même, l’un d'eux, Monsieur Magnan, donne, à la demande des commissaires d'écoler, un cours d'agriculture pratique à l’Académie Commerci de St-Casimir.
La généralisation de ce mouvement est désirable, et je suggèrcrais que
l'un des devoirs de ces agronomes fit de donner, dans ler académies commerciales et les écoles supérieures de leur district respectif, des conférences publiques dans lesquelles ils en Re tous les dangers de la ville, dangers hygiéniques, moraux et sociaux, et feraient valoir ce que la vie près de la terra contient de sain, de simple et de grand.
Ce serait là un moyen efficace de changer un peu la mentalité de notre
je et de faire disparaître le pré-
en as! les
gean cette All
sieur, dans nos sources qu'y enferment la foi, la jence et le travail, faisons lui comdre qu’il ne doit pas négliger, désurtout la terre
ment tout ce vaillons à faire belle profession noble et la plus bre, celle qui procure le l'aisence à tous ceux qui s’y attachent et en assument les obligations avec joie, confiance et sérénité. Nous aurons ainsi rempli notre rôle comme députés, fait la véritable action sociale et bien mérité de notre pro-
nce.