‹ Discours prononcé à l'Assemblée législative de Québec le 8 janvier 1915 [microforme]Chapitre 8 sur 13 · VOIRIE—BONS CHEMINS · texte numérisé non relu

VOIRIE—BONS CHEMINS

J'aborde maintenant la question des chemins.

Toutes les administrations qui se sont succédé jusqu'ici ont payé de généreux subsides pour aider à la construction des nombreux chemins de fer qui sillonnent aujourd’hui notre province, et, de cela, il convient de

les féliciter, car cette politique a produit des résultats. merveilleux.

fl était cependant réservé au gouvernement actuel de donner une attention prépondérante à une question non moins vaste et non moins essensielle au développement de notre province: l'amélioration de nos chemins.

Voilà un sujet d'intérêt vital pour toutes les classes, mais spécialement pour la classe agricole. Ne l’oublions pas, nous avons 45,000 milles de chemins, et ce sont surtout nos cultivateurs qui en ont besoin pour transporter les produits de leurs fermes,

Pénétré de cette vérité, le gouvernement a formulé sa politique €» bons chemins ; ce qu'il veut avant tout, c’est le bon chemin pour le cultivateur.

Depuis 1907, il la poursuit avec une activité infatigable et une confiance inébranlable dans le succès final. Les résultats ont été magnifiques. Er. 1913, près de 400 municipalités, comprenant les avantages de la loi de 1907, avaient mis leurs chemins àla charge de leurs corporations, ce qui veut dire que, à cette époque, 15,000 milles de chemins étaient soumis à un e1‘retien systématique.

Puisse ce bel exemple être suivi par toutes les municipalités de la province!

Il se dépensera alors pour l'entretien des chemins, sous la direction des corporations municipales, mais en même temps sous le contrôle du gouvernement, SSS0,000.00 par année, payées moitié par le gouvernement, moitié par les corporations municipales,

Ceci étant, que devient l’objection que notre politique ne pourvoit pas aux frais d'entretien ? Elle tombe d'elle-même, avec la généralisation du système proné par la loi de 1907 et ses amendements.

Au 15 octobre 1913, 166 municipalités s'étaient prévalues de la loi des bons chemins de 1912. Elles devaient faire près de 1400 milles de chemins permanents, au coût approximatif de $8,000,000.00, y compris l'outillage.

On a, Jo ie sais, critiqué cette loi de 1912. On a dit que son fonctionnement était laissé à l'initiative des municipalités et que le gouvernement ne dirigeait pas; on a ajouté

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