SYNDICATS DES CULTIVATEURS
Avant de terminer, un mot des syndicats agricoles des cultivateurs. Ils sont appelés à être d'un grand secours. Courtiers honnêtes et dévoués, connaissant l'article à être acheté ou à être vendu, ils épargneront, et les dépenses de voyages et les recherches ou études pour bien connaître ce dont on a besoin. L'un, celui de Québec, a pour président honoraire et actif aussi Sa Grandeur Monseignour Bégin. Sa Grandeur donne là une nouvelle preuve de son dévouement à la cause. L'autre syndicat, celui de Montréal, est présidé par l'honorable J. J. Eoss, président du sénat et conseiller législatif.
Tous les deux sont composés d'hommes bien connus du public, et par leurs connaissances spéciales nécessaires, et par leur position dans la société.
Nos agriculteurs peuvent avoir confiance en eux et leur confier toutes leurs transactions pour achats ou ventes. Pas nécessaire de faire le sacrifice de temps ou d'argent pour se procurer les grains, graines, instruments, engrais artificiels, animaux reproducteurs dont on peut avoir besoin, ou vendre beurre, fromage, foin etc. etc. Tout cela peut se faire à peu de frais par la poste, on peut se fier à ceux auxquels on s'adresse.
L'idée de ces syndicats nous est venue de France où ce système a opéré des merveilles. Ce sont des associations de bons citoyens se contentant de peu de rémunération ou de pas de rémunération, qui se mettent avec dévouement à la disposition des cercles agricoles et des cultivateurs. On conçoit facilement de quel secours ils peuvent devenir. Tel qui ne s'y connait en rien dans l'article qu'il commande, pourra ordonner tout de même et se fier aux acheteurs. Il recevra le bon article. Par ces syndicats l'on achètera aussi très souvent, mieux qu'en s'imposant les pertes de temps et d'argent que nécessite le voyage.
Les cercles et les sociétés peuvent bénéficier de ces syndicats en s' affiliant ; ce qui leur coûtera la somme de dix piastres. Les particuliers une piastre.
Le département n'a absolument rien à faire avec ces associations qui se sont formées entièrement en dehors de son contrôle. Mais je crois de mon devoir de les recommander au public agricole, parce qu'elles peuvent lui être très utiles.