‹ Discours prononce a l'Assemblee legislative le 25 Decembre, 1893Chapitre 6 sur 18 · L'ASSOMPTION · texte numérisé non relu

L'ASSOMPTION

L école de l'Assomption n'a pas encore terminé les changements et améliorations que nous avons cru devoir suggérer, mais ils sont en bonne voie et, dès l'été prochain, lui attireront, je n'en doute pas, un bon nombre d'élèves.

COMPTOIN.

Nous ne venons que de fonder la ferme modèle de Compton pour les cantons do l'Est. On sait que la localité choisie est une de celles qui se distinguent le plus par l'excellence de ses terres, par sa bonne culture et les soins que l'on donne à l'élevage des meilleures races. La patrie de notre grand éleveur l'Hon. Sénateur Cochrane, connu en Amérique pour ses succès et les récompenses obtenus dans les concours, était bien l'endroit où l'on pouvait le plus avantageusement réunir les jeunes agriculteurs, et leur enseigner l'élevage intelligent, comme aussi la culture au point de vue de l'industrie laitière. Aussi j'ai cru devoir accepter les offres de la municipalité du village de Compton. Les principaux propriétaires, tous cultivateurs distingués, prennent grand intérêt au nouvel établissement ; le conseil a acheté la ferme toute pourvue de bonnes constructions, l'a payée la somme de six mille cinq cents piastres et l'a mise aux mains d'un syndicat d'hommes expérimentés. Il est à construire une beurrerie modèle, s'est déjà procuré tout le roulant nécessaire et bien choisi, et il sera prêt dès l'été prochain à recevoir les élèves. Nombreux seront ceux, je l'espère, qui voudront aller se perfectionner dans leur profession sur cette terre classique de la bonne culture.

Le syndicat se compose de trois membres, dont un nommé par le gouvernement. La Chambre apprendra avec plaisir que nous avons choisi mon honorable collègue, le député de Compton comme notre représentant. Ce poste de confiance, parmi ses concitoyens, lui était dû parce qu'il a été le principal fondateur de cette école, celui qui s'est imposé le plus de travail pour arriver au succès obtenu. Ce poste lui était dû aussi à cause de ses succès comme cultivateur. C'est par l'agriculture seule que notre honorable collègue est parvenu au rang distingué qu'il occupe aujourd'hui parmi nous. Si j'ajoute que le fils de l'ancien associé de l'Honorable M. Cochrane, Monsieur H. D. Smith, celui qui exploite à Compton l'une des plus belles et des plus considérables formes de la Province est l'un des fondateurs de cette ferme modèle et

y consacre tout son temps, on admettra que le jeune établissement est entre bonnes mains, que nous pouvons en attendre de grands résultats. Nous nous en réjouissons pour nos concitoyens de langue anglaise ; et je félicite cordialement le conseil municipal de Compton de son esprit d'initiative, et du bon exemple qu'il donne à la Province.

Yoilà nos écoles, en ce moment du moins, car je ne doute pas que, si elles sont encombrées la Chambre ne s'empresse d'aider à fonder de nouveaux établissements.

Dirai-je un mot des

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