‹ Discours prononcé à l'occasion du 192e anniversaire de l'heureuse mort de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 12 sur 22 · L. ses enfants! Sa mémoire est immortelle · texte numérisé non relu

L. ses enfants! Sa mémoire est immortelle

. elle est en honneur devant Dieu et devant : les hommes (1).

1 Je ne puis faire un plus Juste éloge de jé la Vénérable Mère Marie Guyart de l'Inù | Carnation, fondatrice et première supé- * rieure de votre monastère, qu'en vous Ja k représentant comme cette femme forte

dont parle Salomon, plus rare et plus précieuse que les perles qu'on apporte

des extrémités du monde (2), qui a ouvert Sa main à l'indigent, qui a étendu ses bras vers le pauvre (3), du nombre de celles qui ont compris quil n'y à point d'autre règle de prudence que de mettre en pratique les préceptes et les conseils de l'Évangile (4); puis comme appelée de Dieu à une espèce d'apostolat, prêchant Dieu dans son monastère des Ursulines , de Québec, le faisant connaitre aux sau-

(1) Sag, 4, 4,

(2) Sag. 34, 40.

(3) Sag. 31, 20.

(4) Office des vierges

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vages du Canada, devenant &insi la coopératrice du zèle et des travaux des Missionnaires, et partageant avec eux cette gloire d'appeler les hornmes à la perfection de l'Évangile.

En deux mots, sa vie a été toute sainte et tout apostolique. Ainsi je vous ferai voir Marie de l’Incarnation dans le monde et dans sa cellule, étudiant Jésus, comblée de ses grâces, douée de la science des saints, toujours disposée, par amour pour Dieu, à être victime, et remplie d'un zèle apostolique pour la sanctification des âmes et la conversion des infidèles.

Dans la vieille cité de Tours, sous un des plus beaux ciels de la France, naissait, à la fin du seizième siècle, une enfant qui fut appelée Marie à son baptême, et qui, dans le cours d’une vie humble et cachée aux regards des hommes, a acquis

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CO0- Misette fec-

inte erai nde 16e des ur èle

une gloire immortelle (1). Dès son enlance elle fut comblée des bénédictions de Dieu (2).

Dieu veut-il élever dès ce monde une personne à un éminent degré de perfection, il lui fait sensiblement connaître son grand dessein, par les grâces dont il l'enrichit, par les faveurs qu'il lui prodigue.

« Je n'étais âgée que de sept ans, lors- € qu'une nuit, en mon sommeil, ayant « levé les veux vers le ciel, je le vis ou- « vert, et Jésus-Christ qui venait à moi.

€ Alors le plus beau des enfants des € hommes, avec un visage plein de dou- € ceur, m'embrassant amoureusement, « me dit : Voulez-vous être à moi ? — Oui, « lui dis-je, je le veux (3). » De ce moment décisif pour Marie, son àme s'at tache inviolahlement à son Jésus: elle n'aime, elle ne recherche que lui, et Jésus, par une espèce de retour, est tout à elle

(1) Marie Guyart naquit à Tours, Le 28 oct. 1599, (2) Ps. 40.

(3) Lettre de Marie de l’Incarnation.

par les communications les plus mtimes dont il ait jamais gratifié les âmes les plus saintes. Elle peut dire avec l'épouse des Cantiques : Mon bien-aimé est tout à moi, et Je suis toute à Jui (1), je suis à mon bien-aimé, et la pente de son cœur est tournée vers mot (2); 1 m'a ornée et enrichie de ses dons comme son épouse (3).

Dès son enfance, elle montra ce qu'elle serait dans la suite, Comme sante Thérèse, elle aimait à se cacher dans les beux les plus retirés, à prier dans les églises les moims fréquentées pour entrer en communication plus intime avec le Dieu de son âme. Elle concçut dès lors un extrême amour pour la pureté; tout son désir était de se consacrer à Dieu. Elle communiqua son dessein à sa mère; mais pour obéir à ses parents, elle crut devoir, malgré son extrème répugnance, s'engager

(1) Cant.f.

(2) Cant. VIT. 10, (3) Isaï, 6,

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