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PRET, DRe=s dans le monde. « Elle déclara que si & Dieu lui donnait un fils, elle le con- « sacrerait à son service, et qu'elle-même, € si dans la suite elle recouvrait la liberté « qu'elle allait perdre, elle n'aurait plus « d'autre époux que le Seigneur (1). »
Avec quelle fidélité elle remplissait les devoirs de son état? Qui pourrait dire son héroïque patience, son humilité, son assiduité à la prière, à entendre la parole de Dieu, la force qu'elle puisait dans la sainte communion pour supporter ses épreuves ?
A l’âge de dix-neuf ans, libre et dégagée de ses liens, quoique la mort de son mari lui eût été fort sensible et que ses peines fussent excessives, Dieu la revêtit d'une force et d’un courage qui la rendit supérieure à tout. Elle commença à ne vivre que de Jésus crucifié. La méditation des souffrances de son Jésus, la vue de son crucifix hu imspiraient un si grand amour des souffrances, un courage: si
(1) Lettre de Marie de l'Incarnation,
extraordinaire, et une si exacte fidélité à correspondre aux grâces du ciel, que son esprit, comme elle le disait elle-même, était emporté en lui, et que son cœur ne pouvait plus souffrir que des impressions de cet amour. Elle pouvait dire avec l'apôtre sant Paul : « Le monde nvest crucifié, et Je suis crucifié au monde (4). » La veille de Pincarnation, dans une extase, elle se vit comme toute plongée dans du sang, et son esprit eut une conviction que ce sang était celui du Fils de Dieu, répandu pour son salut. Son âme recevait sans cesse de nouvelles lumières : « Dieu € lui fit connaître un jour la pureté qu'il « faut avoir pour S'unir vraunent à ln, «et l'Esprit de grâce qui la conduisait € Jui faisait cacher tous ses talents, afin « qu'elle demeuràt obscure, comme une « pauvre créature qui ne savait rien, et € n'était capable de rien que d'être la « servante des serviteurs (2). » Avec (1) Galal, 6, 14.
(2) Lettre de Marie de !’Incarnation,
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