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veulent s'instruire et prendre les précautions ordinaires pour produire un bon
article, Les juges de ces concours sont choisis parmi les principaux exportateurs de produits laitiers.
Diflérentes espèces de fromages
Le vieux proverbe qui dit ‘“ qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ”’ peut aussi s’interpréter comme nous conseillant de ne pas toujours fabriquer un seul et même article, Jusqu'à présent nous avons toujours produit le ‘“ Canadian Cheddar,” et l'on peut dire qu’il ne s’en fabrique pas d'autre dans la province. Nous avons, cependant, voulu préparer la voie à ce que je pourrais appeler les nouvelles espèces. Pourquoi ne fabriquerions-nous pas le fromage de gruyère, le camembert ? Il est bien vrai que nous avons eu jusqu’à présent cet excellent petit raffiné de l’Ile d'Orléans et de Boucherville, qui fait les délices des gourmets consommés, mais la fabrication n’en a pas été en rapport avec les demandes. Nous avons donc cru devoir encourager la fabrication de nouvelles espèces de fromages. Je suis heureux de pouvoir publier ici, avant que la liste des prix de l’exposition de Montréal ne vous parvienne, que les RR. Pères Trappistes d’Oka ont obtenu une médaille d’or, et M. S. Chagnon, de St- Paul l’Ermite, dans le comté de l’Assomption, une médaille d'argent pour un bon et excellent fromage de gruyère, fabriqué dans la province de Québec, avec du lait de nes vaches. Voilà une nouvelle industrie qui, je l'espère, se développera. Les jeunes gens que nous avons à l’école d'agriculture d’Oka ne manqueront pas de répandre par le pays la manière de s’y prendre pour faire de ce bon fromage.
Beurre d'hiver
Pendant trois ans, le gouvernement a accordé une prime pour la fabrication
du beurre en hiver. Durant cette période, la production du beurre en hiver a
triplé, Vous vous rappelez ce fait, dont nous avons eu connaissance dans cette ville même, quand les Messieurs Houle sont venus nous déclarer que, malgré que ce fût à une très grande distance, ils avaient doublé les produits de leurs troupeaux, en portant leur lait à la beurrerie tout l’hiver.
En 1893, première année de la prime, il a été fuit
du beurre d'hiver pour... ss $ 31,537.00 en 1894, pour la somme de... ssrssnssssencesessesrsssss $ 60,094.00 en 1895, pour la somme de... msn snsens sosseressssnssssss 8118,013.54
L'industrie était créée et pouvait être laissée à elle-même, aussi avons-nous dirigé nos efforts sur une nouvelle industrie :
10 Le L’exportation du beurre à l’état frais
Immédiatement après 8a fabrication en le confiant à des réfrigérants.
L'année dernière, le gouvernement a inauguré l'octroi de cette prime. Nous avons constaté, par les rapports que nous avons en notre possession, que l’exportation du beurre, depuis l’ouverture de la navigation, cette année, a été trois fois | plus considérable que celle de l'an dernier pendant la même période. Or, cette augmentation a lieu surtout dans la province de Québec, qui possède à elle seule: | 300 beurreries,—nulle province de la Puissance ne possède un nombre aussi considérable de beurreries, et là-dessus nous n'avons rien à envier à notre grande voisine, sans compter nos 1400 fromageries. !
Ecoles d'Agriculture
Nous avons aujourd’hui quatre écoles d'agriculture pour jeunes gens et une école ménagère pour filles, à Roberval, Depuis 1892, le nombre des élèves dans : les écoles d'agriculture s'est élevé de 24 à soixante et quinze. Au moment où je À vous parle, deux conférenciers spéciaux et émérites, dont l’un appartient au clergé, qui nous aide toujours, et l’autre, le Dr Grignon, au groupe de nos confé : renciers agricoles, sont engagés dans ce que je pourrais appeler une croisade, t parcourant le pays et disant aux cultivateurs qu'il est temps que leurs fils soient là
instruits dans leur noble profession. Leur succès va certainement au-delà de ce que nous pouvions espérer, Nous avons vu une paroisse fournir à elie seule 13 élèves. Je lisais dernièrement le rapport d’une assemblée tenue par ces deux conférenciers dans une paroisse au sud du fleuve St-Laurent, St-Michel, comté de Napierville. Là, le zélé curé, après la visite du R, ère Lacasse et du Dr Grignon, déclara à l'auditoire qu'il allait partir pour l’école d'agriculture avec treize fils de ses paroissiens. Mais voici ce que j'ai à vous dire et ce qui m'encourage beaucoup : C’est que St-Martin, dans le comté de Laval, paroisse jusqu’à présent ayant fourni le plus d'élèves, c'est-à-dire neuf, apprenant ce qui s'était passé à St-Michel, n’a pas voulu se faire surpasser et envoie assez d'élèves pour reprendre la majorité perdue. Je me demande, et je dois dire avec satisfaction que j'ai lieu d’y compter, si St-Michel, avec son vaillant curé, ne s’efforceront pas, de leur côté, de garder la palme,
Nos écoles d'agriculture seront peuplées comme le sont nos collèges classiques ot, Dieu merci, après nous être réjouis de ce que l'éducation classique soit aussi répandue, nous pourrons nous dire que l’autre instruction, si importante, qui nous fournit le peuple sage, le peuple honnête, et le peuple chrétien des campagnes est aussi appréciée.
Nos écoles d'agriculture sont régulièrement visitées par des inspecteurs, et ll je dois dire que nous nous applaudissons des succès obtenus,
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Amélioration des chemins.
Pour avoir le moins de fabriques possible dans chaque localité, c'est-à-dire la plus grande quantité possible de lait livrée à un seul fabricant, il nous faut des routes laitières, de bons chemins. La plaie de notre @dustrie laitière est, sans contredit, le trop grand nombre de petites fabriques. (Ces fabriques recevant uns petite quantité de lait ne peuvent certainement pas produire un aussi bon article que l'établissement où le lait abonde. Si nous pouvons mettre nos municipalités en voie de se procurer de bons chemins, nos cultivateurs auront moins d'objections à parcourir plus de distance pour livrer leur lait à une grande fabrique centrale.
Pour aider à cette route laitière, le département a cru de son devoir d’entreprendre l'amélioration des chemins. Nous pouvons annoncer à cette réunion importante que dorénavant, soit pour les municipalités, soit pour les individus qui se réuniront pour demander le concours du département, nous avons établi comme une branche de notre administration celle des chemins.
Il y a un inspecteur nommé, qui peut aller dans les différentes localités donner des conférences sur la confection des chemins, juger de ceux à construire ou des changements à faire, et en même temps expliquer l'emploi des différentes machines, Le département a quelques-unes de ces machines : plus nombreuses seront les demandes et plus nombreuses nous devrons nous les procurer, Il y a un concasseur, un rouleau et des machines pour conformer le chemin, faisant les fossés d’égouttement, en même temps qe l'arrondissement de la route, Chacune de ces machines est confiée à un contre-maître sous la direction du département, L'administration fournit la machine, ainsi que son
contre-maître ; elle laisse aux municipalités et aux individus de fournir les
chevaux et la main-d'œuvre qui pourraient être nécessaires.
Le département n’a pris cette détermination que depuis quelques mois,
Les municipalités qui voudront bénéficier de ce que nous sommes disposés à faire pour elles n'ont qu’à en faire la demande et, à tour de rôle de leur inscription, elles pourront bénéficier des avantages que nous leur offrons, Depuis que nous avons inauguré ce système de venir en aide aux municipalités, je suis heureux de constater que plus d’une s'est empressée de faire l'acquisition d’une de ces machines dont elle avait pu constater l'excellent travail.
Au Danemark, les cultivateurs, selon la portion de route qu'ils ont à entretenir, doivent fournir une certaine quantité de pierre concassée. Pendant les longs mois d'hiver, ils brisenc cette pierre et les municipalités, l'été revenu, répandent cette pierre sur les chemins arrondis. Dans la province de Québec, les municipalités, après avoir arrondi les chemins, par l'usage des miachines, pourraient demander à leurs contribuables une certaine quantité de pierre à
du 19 Li
être déposée dans des endroits convenables, le long du chemin ; alors, le concasseur à vapeur dont nous pouvons disposer viendra briser mécaniquement la pierre qu'il ne restera plus qu’à étendre sur la route et à niveler au moyen du rouleau qui sera @ même temps mis à la disposition des intéressés.
Remarques générales
J'ai déjà, dans une occasion comme celle-ci, publié des chiffres qui ont prouvé, je crois, que nous pouvions nous féliciter, bien haut des progrès réalisés dans la province de Québec ; que nous pouvions nous féliciter de ce que la population est réellement entrée duns une ère nouvelle. Permettez-moi de vous remettre quelques-uns des chiffres en mémoire. On juge de l’aisance d’une population, et cela avec raison, par les dépôts faits dans les banques d’Epargnes, . lesquels dépôts représentent ce que cette même population a pu mettre de côté, après avoir pris le nécessaire :
Dans Ontario, le 30 juin 1894 (veuillez me permettre de comparer ce qui se passe dans Ontario avec ce qui se passe dans Québec) les dépôts dans les
banques d'épargnes étaient de ss cessessesee han onto $18,580,848 Le 30 juin 1890, de... TR A RU AT NS PU ne 16,883,777T Augmentation... sen ssssossnensoses soososssososssese81,698.071 ou 10.05 p. c. Dans Québec les dépôts étaient, le 30 juin 1894, de ..….......... $17,262,801 Le 30 juin 1890, de ...........,... D A AE ss séssssses 14,656,060 Augmentation ......sssessemeosens sovcrsene di tbritei ren $2,606,741 ou 17.78 p. c.
Le temoignage de quelques hommes d’affaires
Maintenant, il s'agit bien pour vous de vous demander si tous ces progrès accomplis peuvent être attribués dans une certaine mesure à ceux qui ont été chargés des intérêts agricoles dans la législature. Avant de citer l'opinion de quelques hommes d’affaires que nous apprécions comme ils le méritent, permettez-moi de vous donner celle d’un homme qui occupe une position importante à Montréal, et qui, de plus, je dois Je dire et c'est important pour nous, n’est pas de nos amis politiques, M. Wolferstan Thomas, gérant de la banque Molson. Ce monsieur a tenu, le 2 décembre 1895, le langage suivant :
“Il n’y a pas de province où la prospérité ait été plus manifeste que dans Québec. Ceci est dû à la prudence et à l’économie des cultivateurs canadiensfrançais et à la politique éclairée de l'honorable M. Beaubien.”
La presse a déjà publié ces paroles, et je dois avouer que j'ai déclaré à cet honorable monsieur que j'en ferais usage en temps et lieu, dans une circonstance comme celle-ci, par exemple. Il m’a répondu que je pourrais le faire certainement avec son assentiment, que ce qu'il avait déclaré là il le croyait sincèrement et qu'il était heureux d’avoir pu constater le progrès dont il parle.
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Je crois que j'ai eu tort de mentionner mon nom en cette circonstance, il me répugne de le faire ; cependant je dois répéter aux amis si dévoués que j'ai dans ce comté le témoignage rendu là à leur député. Voilà un éloge que je ne n'ai pas recherché et que j'ai recueilli, à coups de ciseaux, dans le journal qui l'a publié.
L'hiver dernier, le représentant de la grande maison Gault Bros. de Montréal, disait de notre province, au moment où les affaires étaient plus ou moins difficiles :
‘ Les paiements sont faits assez régulièrement et sous ce rapport la province de Québec se trouve à la tête de la Confédération.”
Voilà certes un beau témoignage pour nous.
L'un des membres de la maison James Johnson et Cie., a été interrogé comme suit: Quelle est la province où les paiements sont faits avec la plus grande facilité? Ecoutez sa réponse : ‘“ La Province de Québec” en premier lieu, “la Nouvelle-Ecosse ” ensuite. “ L'avenir de l’agriculture, a ajouté ce monsieur, dans la province de Québec est rempli de promesses, et le Commissaire de l'Agriculture a fait un grand bien en développant l’industrie laitière.”
Les bas prix obtenus
Que l’on ne se décourage pas des bas prix obtenus pour nos produits laitiers ; nous sommes encore mieux que les pays qui nous entourent. Voici ce que je Lis dans “l'American Cultivator”, de Boston, en date du 19 septembre 1896 :
“ Tout le monde se plaint des temps durs que nous ‘traversons, et cela ne nous étonne pas : le beurre est à 15 centins, le lard à 24 la livre, les vaches grasses de $15 à 820 et puis la muin d'œuvre aussi haute que jamais.” Notre situation est meilleure que celle-là !
Notre fromage, en ce moment, est à 9 cents, notre beurre à 19, Ne nous
plaignons pas, dans la province de Québec. Malgré notre climat quelque peu .
rigoureux, nous sommes encore mieux ici qu'audelà de la ligne 450. Que l'on cultive la terre, qu’on la cuitive avec intelligence après avoir étudié, soit dans le Journal d'Agriculture, soit dans les livres agricoles, soit en allant examiner les fermes de ceux qui cultivent mieux et l’on peut être sûr de la prospérité sur ka ferme.
J'oubliais de vous dire que plusieurs banquiers, dans leur rapport de cette année, constatent que la situation en général satisfaisante des affaires provient en grande partie, de l'impulsion que l’agriculture a reçue dans la province, en ces dernières années. M. Hague, que j'ai mentionné plus haut, dans son rappoët de juin dernier, dit: ‘“ Une révolution silencieuse dans l’économie agricole de la province, tendant à faire adopter de meilleures méthodes pour produire plus et mieux, se révèle partout.”
La conclusion à laquelle j'en viens, dans toutes les assemblées agricoles auxquelles j'assiste avec plaisir, c'est que dans toutes los parties du pays, nous pou, vous réussir à tirer profit de notre culture, pourvu que nous nous en tenions au système que nous impose l'industrie laitière : la culture des pâturages permanents, semés abondamment et bien entretenus, la culture des fourrages verts, de manière à pouvoir suppléer aux pâturages ordinaires s'ils font défaut et aider à l'alimentation du bétail l'hiver ; enfin la culture des légumes. Que l’on se propose de rester ou de devenir pasteur ; que l’on oublie quelque peu que l’on est cultivateur, et la culture sera moins dispendieuse, le revenu plus considérable.
Depuis que j'ai l'honneur d'occuper le poste que j'occupe aujourd’hui, j'ai essayé de compléter mes connaissances agricoles, de me mettre au courant de tout ce qui peut améliorer le sort des cultivateurs, de donner un nouvel essor à nos industries. Ai-je réussi ? Vous en jugerez, messieurs,
Si j'ai parlé de ce qui a été fait par notre Administration, ce n’a pas été pour formuler un éloge, mais pour porter à votre connaissance les efforts que nous avons faits et la mesure du succès que nous avons obtenu pour la prospérité de nos campagnes. Nous ne devons pas, pour tout cela, nous ralentir dans nos efforts ; au contraire, je continuerai, pour ma part, à demander l’aide de tous ceux qui peuvent nous en donner, ne nous réservant, à nous de l’Administration, que le mérite de réunir toutes les énergies, toutes les bonnes volontés,
Le succès viendra ensuite, si nous le méritons.
Colonisation
Nous avons, cette année, consacré un plus fort montant que d'ordinaire à la colonisation. Outre celle qui se fait de proche en proche, autour de tous les anciens établissements qui confinent à la forêt, et que avons encouragée et dirigée aussi soigneusement que possible, avec l’aide et les conseils des intéressés, nous nous sommes appliqués à réaliser la po:itique adoptée ces dernières années, et qui consiste à préparer les districts où se précipite un flot plus considérable de colons.
Avant qu'il soit longtemps nous aurons ainsi doté quatre ou cinq grands districts, comprenant nos terres les plus en renommée, de voies de communications, et d'améliorations propres à y attirer les colons en plus grand nombre. Je veux parler des régions du Lac St-Jean, du Nord-Ouest de Montréal, du lac Témiscamingue, de la vallée de la Matapédia, et de quelques cantons compris dans le comté de Beauce et les comtés qui l’avoisinent. Ces régions ont été et seront l’objet de notre attention jusqu’à ce qu’elles soient bien organisées.
Je me permettrai de vous dire bien succinctement ce que nous avons fait déjà,
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Au Lac St-Jean
Au Lac St-Jean, l'établissement des RR. Pères Trappistes date de 1892, Au-delà dé cent familles composent maintenant la colonie qui s'est formée sur les bords de la Mistassini,
Des ponts ont été construits sur les granGes rivières, tributaires du Lacet sur la rivière Saguenay : les ponts de la grande Décharge, de la Mistassini, de l’Ashuapmouchouan à St-Félicien, de la Tikouapé à St-Méthode et du lac Bouchette. Ces ponts ont coûté $43,000.00.
Un bateau faisant le service dans les rivières Ashuapmouchouan, Péribonka et Mistassini, les remonte deux fois par semaine, mettant ainsi les colons établis
sur leurs rives et même dans l’intérieur des cantons, en communication directe et :
fréquente avec la tête du chemin de fer à Roberval. Le gouvernement a assuré la construction de ce bateau, qui offre tout le confort désirable, moyennant un subside de $5,000.00, et son fonctionnement pendant cinq ans, moyennant un subside annuel de $2,000.00. Ceci, naturellement, sans compter les routes améliorées et ouvertes chaques année, comme d'habitude, Au Nord de Montréal
Dans le Nord-Ouest de Montréal nous avons rendu carrossable la grande route Chapleau, qui s'éteud de l'extrémité du chemin de fer, la Chute aux Iroquois, jusqu’à la rivière du Lièvre, soit un parcours de 54 milles ; ce chemin, dont la plus grande partie n’était qu'ébauchée, est une artère principale ; il est en réalité la prolongation du chemin de fer.
Nous avons également rendu carrossables les chemins compris dans les cantons Clyde, Joly, Minerve, Marchand, Loranger, et nous en avons ouvert de
‘nouveaux dans les cantons Turgeon, Mousseau, Kiamika, Campbell.
- Je puis encore mentionner le chemin de la Montagne Tremblante,long de quatre milles à travers la forêt, et conduisant du chemin de fer jusqu'à l’endroit choisi pour y établir le ‘“ sanatorium ” projeté, établissement dont la presse a suffisammet parlé pour que je me dispense d’en dire davantage ici. J'espère que l’entreprise dont il s’agit sera couronnée de succès et que bon nombre de colons trouveront à se placer avantageusement dans le voisinage. Le chemin de la Montagne Tremblante a été complété sur le champ. k
Au Témiscamingue Au lac Témiscamingue nous avons fait ouvrir un chemin de douze pieds de largeur, particulièrement destiné aux voitures d'hiver, les communications se faisant par eau, l'été. Ce chemin a une longueur de 52 milles et unit la Baie des Pères et les fertiles cantons Guigues, Duhamel, Fabre et Laverlochère, à Gordon Creek, où se trouve l'extrémité du chemin de fer. On a dû jeter, pour
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ce chemin, un pont d’une couple de mille piastros sur la rivière Kippewa. Nous avons, en outre, poussé avec plus de vigueur l'ouverture des routes dans les can-
tons sus-mentionnés. ïÿ Dans la Vallée de la Matapédia
Nous avons commencé les opérations par l'érection de deux grands ponts sur la rivière Matapédia, dont l’un à Causapscal et l’autre à St-Alexis, et par l'ouverture de routes pour y donner accès.
Un pont considérable a aussi été construit, l’année dernière à St-Ludger, comté de Beauce ; c’est le seul que la débâcle du printemps n'ait pas emporté, sur la rivière Chaudière.
Nous continuerons à nous occuper de cette région, ainsi que des autres, autant que nos ressources nous le permettront.
Mouvement de la population
Quant au mouvement de la population dans ces grandes régions, je me bornerai à vous citer quelques chiffres que j'ai sous la main.
Comme je l’ai dit plus haut, la colonie de Mistassini compte déjà au-delà de 100 familles, avec une chapelle et une école. Ceci donne une idée de l’accroissement rapide de la population dans les cantons qui environnent le lac.
Monsieur Christin, agent des Terres de la Couronne, pour le Nord de Montréal, dans un rapport en date du 5 décembre dernier, nous dit que, dans
l’année précédente, 300 familles se sont fixées dans neuf paroisses faisant partie
du territoire compris dans sa juridiction. Le recensement sur lequel M. Christin appuie ce rapport a été fait de maison en maison.
M. Carufel, agent de colonisation de Montréal, dans son rapport mensuel de septembre dernier, constate que 285 colons sont passés par ses bureaux, se dirigeant, 211 au Nord de Montréal, 54 au lac Témiscamingue et 20 au lac St-Jean.
Monsieur Carufel ajoute que kes colons qui ont le plus de moyens sont eeux qui viennent des Etats-Unis.
L'abbé Thérien, curé de la Baie des Pères, déclare, dans un rapport fait au département, que 60 familles se sont établies au Témiscamingue,.
M. Michaud, agent des Terres de ia Couronne do la Vallée de la Matapédia a vendu 194 lots, dans le ‘cours des mois d'avril, juin, juillet et août. Je puis ajouter, quant à cette dernière région, que M. Pinault, le député du comté de Matane, et notre adversaire politique, déclarait, durant la dernière session, que 300 familles nouvelles s'étaient établies récemment dans la Vallée,
Dans une foule d’autres endroits, la colonisation fait également des progrès tout à fait remarquables et propres à faire naître les plus belles espérances pure Favenir de la province de Québec.
Kippewa. Nous tes dans les can-
X grands ponts St-Alexis, et par
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