‹ Discours prononcéChapitre 5 sur 14 · IV. LE MÊME AU MÊME · texte numérisé non relu

IV. LE MÊME AU MÊME

Saint-Denis, île Bourbon, le 23 novembre 1820.

Monsieur,

Je vous ai écrit il y a dix à douze jours par la voie de nie de France^ pour vous annoncer que nous avions gagné notre procès, et les frais à la charge du trésor public. Le conseil de révision sera lundi prochain 27 du courant, et nous n'avons aucune crainte sur l'issue. Nous commençons à faire nos dispositions pour partir le plus promptement possible, car la saison nous presse. Nous avons des hommes à remplacer, de 6 à 8. Le maître d'équipage est débarqué. Les officiers et l'équipage nous font la loi, et nous sommes malheureusement dans une position à en passer comme ils le veulent. Vos ordres disent impérativement que les par-téte seront payés en France : comme vous n'avez point passé avec les officiers de compromis qu'ils auroient tous signé, ils profitent de ce manqué de formalité et de notre position

pour nous faire la loi. L'équipage veut être payé également de ce qu'il a gagné, puisque le voyage est fini. Dans toutes autres circonstances, nous eussions terminé différemment leurs prétentions, mais notre position ne nous permet pas de nous y refuser sans nous compromettre de nouveau.

La Roxelane ^ qui devoit nous prendre 200 balles de café, ne peut nous en prendre que (5o balles , et il n'y a pas d'autres navires en chargement. Nous espérons tous les jours le Mercure à M. ***, qui est à l'adresse de M. ***. Nous y chargerons tout ce qui sera rentré de la vente.

La Roxelane, qui part la semaine prochaine, vous apprendra l'issue de notre procès. Je serai alors fixé sur le voyage que nous allons entreprendre, qui sera pour Zanzibar, et de là à la Havanne, où je compte au mois de mars prochain rerevoir de vos nouvelles que vous m'aurez adressées à Laraco , chez M. ***, négociant, et h la Havanne, chez M. ^**. — J'ai, etc.

Pour copie fidèle.

Signé W. Telfair , substitut-greffier.

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