‹ Discours prononcé (volume 2)Chapitre 3 sur 7 · EE · texte numérisé non relu

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Il était dans les desseins de Dieu ‘“ qu’au milieu d’une si grande multitude et diversité de Princes Temporels, l'Eglise Ro-

maine possédât une puissance temporelle | entièrement indépendante, afin que le Pon-

tife de Rome, Souverain Pasteur de l'E- | glisetout entière, n’étant jamais le suiet d’au- | cun Prince, put toujours exercer en pleine | liberté, dans tout l'Univers, le pouvoir et l'autorité suprêmes qu’il a reçus de Jésus- Christ. ”

Attaquer l'indépendance temporelle du Pape, c'est porter atteinte à sa liberté, c’est attaquer l'Eglise. “Et qui de nous ignore quel but féroce poursuivent ces en-

| nemis acharnés du pouvoir temporel du Siége Apostolique ? Ce qu’ils veulent, en * attaquant ce patrimoine de St.-Picrre, asi | suré par une possession non interrompue | « | pendant une longue suite de siècles, consacré par tout ce qui constitue le droit, ce \ | qu’ils désirent avec frénésie, c’est d’abaisser la dignité, et d’avilir la majesté du 4 Siége Apostolique, de la réduire aux plus à dures nécessités, de faire le plus grand mal | " possible à notre Sainte Religion, de la | k détruire même, si cela pouvait jamais

: être.” (1) | “ #) Pourquoi les nations frémissent-elles ?— | Ÿ Quare fremuerunt gentes ? Pourquoi les peuples méditent-ils des choses vaines ? Et | populi meditati sunt inania ? Les Rois et les Princes de la terre se sont assemblés contre le Seigneur et contre son Christ.

(1) Allocution du Souverain Pontife. F

As!iterunt Reges terræ, et Principes convenerunt in unum adversès Dominum et adversùs Christum ejus. Rompons, brisons leur joug et jetons-le par-dessus nos têtes. Dirumpamus vincula eorum, et projiciamus a nobis jugum ipsorum.” (1)

Ah ! c’est avec une grande vérité, qu’un philosophe moderne nous dit, “ que la Révolution a un caractère satanique.”

Pendant que les gouvernements de l’Europe sont, ou lesmuets témoins, ou les spectateursindifférents, oules protecteurs puissants et armés de la plus grande injustice du dixneuvième siècle, la Révolution dont la triste et sanglante mission est de tout bouleverser et de tout détruire, ne les imite pas dans leur homicide inaction. Travaillant sous terre, aiguisant ses poignards dans l'ombre, payant et armant ses sicaires, tantôt par de sourdes trames en Toscane, dans les Romagnes, et dans la Sicile ; tantôt, dans les Etats de l'Eglise, par des attentats et des actes de brigandage qui rappellent l'invasion des barbares et les attaques nocturnes des Iroquois dans notre pays, la révolution protégée et armée par les rois et les puissants de la terre, poursuit son œuvre de spoliation et de ruine.

C’est alors que le Souverain-Pontife invitait le monde Catholique à prier : “ Ce que nous vous demandons surtout, Vénérables Frères, c’est qu’enunionavec Nous, et de concert avec les fidèles confiés à vos soins, vous adressiez de très-ferventes prières au Dieu Très-bon et Très-grand, pour qu’il commande

(1) Ps. IT,

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