SEANCE DU 47 ) FÉVRIER
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replanlation del’Kcole de Botanique du Muséum, il aitmoulré sa profonde connaissance du Règne végétal tout entier et une juste appréciation des alli-
nités dans les heureuses modifications qu'il a t'ait subir à la méthode naturelle ; soit que, prenant à son origine même l'anatomie de divers organes, notamment des feuilles, il l’ait amenée immédiatement à un développement à peu près complet ; soit qu'il ait l'ait connaître dans toute sa richesse et ses remarquables spécialités la flore jusqu'alors inconnue de notre colonie néo-calédonienne ; soit enfin que, donnant un exemple sans précédent, une surprenante découverte sur des échantillons fossiles l’ait conduit à faire présumer l’existence d’un curieux détail d’organisation dans l’ovule de certains végétaux ( Gymnospermes ) vivants.
Mais, Messieurs, ce serait mal connaître M. Ad. Brongniart que de voir en lui seulement les mérites du savant, quelque éminents qu’ils aient été; les qualités du cœur n’étaient pas moins précieuses en lui que celles de l’esprit. Bon et affectueux sous des dehors un peu réservés, aimant à rendre service et n’en laissant jamais perdre l’occasion, rigide observateur du devoir et portant dans toutes ses actions une conscience scrupuleuse avec une rigoureuse honnêteté, il se faisait aimer autant qu’admirer; aussi pour moi qui, en plusieurs circonstances, ai ressenti les effets de son inaltérable bonté et qui éprouvais pour lui une vive reconnaissance, est-ce avec une profonde douleur que je viens, au nom de la section de Botanique et de l’Académie, dire à cet excellent et illustre confrère un éternel adieu et déposer sur sa tombe l’expression de regrets qui ne s’affaibliront
jamais.
Adieu, cher confrère, adieu !