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L’addition de la somme de $776,200 à cette erreur d’au moins de 8400, - 000, forme un total de $1,166,200, comme somme d’argent non dépensée, qui permeltrait au ministre des Finances de rencontrer tout déficit possible avant le ler juillet 1874. En retranchant ces erreurs du montant de $24,100.000, la somme qui resterait serait de $22,933,- 800 ; ce qui lui donnerait un surplus net de $966,202, à la fin de l’année fiscale courante.
Maintenant, je prendrai les chiffres tels qu'ils sont, pour prouver d’après les documents officiels déposés sur la table, qu'il y aura un surplus au ler juillet sans référer au surplus de l’année précédente.
Les rapports démontrent que, pendant les neuf mois finissant le ler avril 1874, les recettes se sont élevées à $17,096,927, tandis que les dépenses, pour la période correspondante, ont été de $15,970,405, laissant, dans les neuf mois, un surplus net de $126,522. On peut dire que la proportion. des recettes et des dépenses peut changer pendant les prochains trois mois. On a néanmoins des données pour prouver qu'aucun changement contraire ne pourrait avoir lieu. L'honorable ministre ne sait-il pas que les derniers trois muis, à dater du ler avril, sont les trois mois sur lesquels on doit le plus compter pour l’augmentation des recettes ? Si l'on applique aux dépenses le même argument’, on ne peut trouver aucune preuve que les recettes durant cette période ne seront pas hors de proportion avec le revenu ou l’excèderont. Une des plus grandes dépenses du revenu, consiste dans le subside de $#,000,- 000 votées comme subsides aux provinces, ce qui est déjà payé pour l’année entière. Ce payement a été fait pendant les neuf mois aux. quels l'honorable Monsieur a référé. Pendant les premiers neuf mois de l’année 1872-73, le surplus a été de $1,517,294, démontrant qu'il y a eu sur les dépenses, pendant les trois derniers mois de l’année fiscale, une augmentation de revenu de $121,584 Ainsi, le surplus que l’honorable ministre nous a montré dans ses chiffres se trouve augmenté, au lieu d’être diminué. A la fin des trois mois, au surplus maintenant existant de $126,522, on doit ajouter au moins $400,000, pour les erreurs commises dans les comptes des dépenses des chemins de fer, ce qui ferait un surplus de $8526,522 pour l’année 1873-74, et le surplus de l’année dernière, de $1,638,822, donnerait $2,165,344, comme surplus en mains des deux années, au ler juillet 1874, pour les deux années finissant à cette date.
Si, à cela, on ajoute le fonds d'amortissement payé pendant ces deux années pour le rachat de la dette, l’on trouve un surplus total, pour les deux années, de plus de $3,000,000, excédant des recettes sur les dépenses courantes, pendant cette période, Les documents qui viennent d'être soumis, démontrent qu’à ce moment les recettes de 1873-74 excédaient de $3,000,000 les recettes de 1872-73, à la même date. L’hono-
rable ministre a démontré qu’il méritait la censure la plus sévère qui soit jamais tombée sur un ministre des finances, en conséquence de l'énorme embarras qu'il a causé au commerce. Tout le monde s’est alarmé à la nouvelle erronée, qu’il y avait un déficit, et que le parlement devait imposer une taxe additionnelle. Cette déclaration a eu l'effet de jeter le plus grand embarras dans les cercles commerciaux. L'hon. ministre a-t-il pris le bon moyen d'augmenter le revenu, en avertissant les gens de se hâter de retirer les marchandises qu'ils avaient en douanes, et de payer près de trois millions dans l’espace de vingt jours. Une telle conduite est, sous tous les rapports, injustifiable et sans précédent. 1l était du devoir du gouvernement de garder aussi secret que possible, tout changement de tarif.
L'hon. M. Tupper parlait encore de l'erreur commise au sujet du service des chemins de fer, lorsqu'à six heures la séance fut levée.