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Maintenant, je me propose de faire voir ce que, je pense, personne ne voudra mettre en doute, que les trois mois courants donneront autant, sinon plus, que les trois mois correspondants de l’année dernière. Les divers articles auxquels j'ai fait allusion donneront au ministre des finances, une fois additionnés, un surplus, le ‘1er de juillet 1874, de $2,165,344, avec lequel il pourra rencontrer tout déficit qui se produirait pendant son alministration des finances du pays, durant l’année courante. lJ'’attire l'attention de la chambre sur ce fait, car je pense qu'il n’a jamais été plus désirable qu’en ce moment, que le ministre des finances apprécie exactemeut l’état réel des finances du pays.
L'hon. M. Cartwright: Ecoutez! écoutez!
L'hon. M. Tupper : L'hon. ministre des finances m'interrompt par des écoutez! écoutez! ironiques. Mais l’hon. monsieur doit savoir que les évaluations n’ont pas été aussi bien préparèes qu'il l'aurait voulu luimême, parce que dans son premier discours, il à déclaré que, durant les cinq mois qu’il avait été chargé de l'administration de ce département, il en avait passé trois dans les élections, et qu’il n'avait dévoué que huit semaines aux affaires du pays. Et il a fait ce soir l’aveu humiliani qu’il avait mal calculé les véritables intérêts du peuple sur ia question importante du prélèvement de nouvelles taxes jusqu ‘à concurrence de trois millions. Il ne convient pas à l’hon. monsieur de mettre en doute le fait qu’il a déclaré à la chambre, savoir :
Que jamais dans l’histoire de ce pays il n’a été plus nécessaire que tout député indépendant examinât attentivement les questions importantes sur lesquelies repose la prospérité du Canada.
Maintenant l'honorable monsieur a dit qu’il n’y a aucune raison d'attendre plus de vingt-deux millions de revenu pendant l’année prochaine. Je partage l'opinion de l'honorable Ministre. Je pourrais jeter un regard en arrière et montrer une augmentation constante dans le revenu, en face d’une diminution de taxe. Je pourrais prouver que l'on a réduit les taxes d’au-delà $2,00° 100. par année; que l’on a eu encore un surplus d’au-delà $1,606,000 l'année dernière, et que pendant l’année courante l’on peut compter sur environ un million et demi d'augmentation provenant du tarif actuel. On peut prétendre que le revenu pour les: derniers trois mois de l’année courante, au taux des premiers neuf mois, serait de $5,200,000 ; ainsi, le revenu de cette année serait de $22,260,006. Le revenu de l’année dernière — ‘‘ l’année la foile abondance, ” comme l’a dit l'honorable Ministre des Finances, — le revenu de l’année derrière, on le verra, a été moindre de $1,477,000 du revenu de l'année courante.
Je crois avoir établi qu’il n’y a eu aucune baisse dans le commerce et les affaires du pays; au contraire, les affaires et le commerce ont augmenté fermement.
AS 62 RS Lomme 4-4
Si l'honorable Ministre des Finaaces ajoute ces $1,500,000 d'augmentation annuelle au $2,250,000 de l’année précédente, il verra qu'il n’est pas excusable de demander qu’une seule piastre de taxe additionnelle soit imposée, même en vue des dépenses qu'il se propose de faire.
Ayant fait voir qu’il n’y aura pas de déficit le 1er juillet 1874, je vais maintenant examiner les évaluations que l'honorable Monsieur a déposées sur la table de la Chambre.
J'ai l'intention de montrer à cette Chambre que le discours prononcé il y a quelques jours par l'honorable monsieur, est le moins franc qui soit tombé des lèvres d’un ministre des Finances. Je démontrerai qu’il serait impossible de trouver dans la langue anglaise des mots pour qualifier un discours sur les affaires publiques du pays aussi injuste, et aussi faux que celui de l'honorable Ministre a prononcé.
Si les honorables messieurs examinent de nouveau le discours que le ministre des finances a prononcé, ils y trouveront ce passage remarquable : “Je ne sache pas que dans tout le cours de mon expérience— peut être n’est-elle pas t'ès-étendue— “ je ne sache pas d'exemple où un gouvernement qui a une telle veine de prospérité, ait réussi en quatre ans à changer en un déficit un surplus de $4,000,000, en face d’un revenu loujours croissant” (Ecoutez! Ecoutez!)
Cette parole a été applaudie par les honorables députés qui siègent en arrière du ministre des finances, et je suppose qu'ils l’ont acceptée comme vraie. { serait impossible de faire une déclaration aussi peu fondée sur les faits, ou si peu conforme aux faits. Je pourrais les référer à un Cas arrivé dernièrement, où un surplus de cinq millions a été changé en déficit en une heure,
L'hon. monsieur a-t-il lu le discours de Sir Stafford Northcote ? Lorsque ce dernier s’est levé pour parler il y avait un surplus de £5, 000,000, et lorsqu'il a repris son siége, il existait un déficit. Le chancelier de l’échiquier d'Angleterre a réduit son surplus précisément de la même manière que l’ancien gouvernement. Comment a-til fait cela? En prenant un penny de la taxe de revenu ! en réduisant les taxes et la dette! Comment l’ancien gouvernement a til isposé de notre surplus ? Eh bien, en réduisant les taxes du pays de $2,000,000 par année, en diminuant la dette, et en dépensant la balance de la façon la plus utile au pays. Ces honorables députés savent ce qui a diminué le surplus : c'est qu'ils ont amené des : “ovinces dans la Puissance, qu'ils ont assumé la responsabilité de la aette d'Ontario et de Québec, et fait une appropriation considérable aux autres provinces, ce qui leur permet d'étendre leurs chemins de fer. Cette politique a été soutenue par une
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