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forte majorité de la chambre, et plusieurs des partisans du chef du gouvernement actuel l’ont abandonné et ont voté contre lui sur ce point.
Tout le monde sait qu'il n’y a qu’une opinion, dans les provinces maritimes : ce n’est pas d'augmenter la dette du pays, mais seulement de la mettre dans un état différent et de soulager Ontario et Québec de ce poids. Ces provinces peuvent maintenant employer l'argent qu'elles paieraient comme intérêt sur leurs dettes, en colonisant le pays et en encourageant leurs industries. Cette politique a stimule les affaires et augmenté ie revenu du pays. Gette politique augmenterait les affaires du pays; ce qui mettrait de l'argent dans notre cotfre, argent que l'honorable ministre des finances semble disposé à dépenser avec tant de profusion.
L'ancien Gouvernement a dépensé $150,000 à mener à bonne fin une partie importante du traité de réciprocité, en donnant à la province du nouveau Brunswick une compensation pour ses droits d'exportalion. Je le demande, est-ce là gaspiller l'argent? Des honorables Messieurs y ont mis obstacle jusqu’à un certain point, mais aucun d'eux n’a osé enrégistrer son vote contre cette mesure.
Il y a ensuite les dépenses au sujet du nord-ouest et des intérêts sur l'emprunt du chemin de fer intercolonial, par lesquels on avait changé le surplus en déficit, mais j'appelle cela réduire le surplus, car iln’'existe aucun déficit.
On a payé en six ans près de #3,000,000 au fonds d'amortissement, ce qui a contribué au rachat de la dette, et ce qui, en trente sept ans, éteindra la dette du chemin de fer Intercolonial. On a réauit le surplus de $4,000,000 en remettant les taxes sur le peuple, et en faisant des stipulations libérales pour le pays. En face de ces faits, l'honorable Monsieur ü parlé comme si l'opposition s'était rendue coupable de gaspillage criminel pendant qu’elle était au pouvoir. Pendant les trois dernières années, l'honorable Ministre des Finances a été l'un de ceux qui ont critiqué le plus sévèrement les exposés financiers qui ont été présentés. J'en appelle à tous les honorables députés qui faisaient partie de l’ancien parlement, le Ministre des Finances, pius que personne dans cette Chambre, a toujours accusé l’ancien Gouvernement d’avoir fait des dépenses excessives.
Le Ministre des Finances a envisagé d’une façon si désespérée les ressources du pays, que l’on était porté à croire que le pays était plongé dans les dettes et ruiné par des déficits. Mais chaque budget a donné plus de millions que l’a dit l'honorable Ministre. Les budgets ont été livrés à la critique en 1871-72, en 1872-73 et en 1873-74; je
vous le demande : est-ce de la crivique légitime, et l’ancien Gouvernement n'est-il pas excusable d’avoir fait de folles u$nenses ?
J'admets qu’il y a eu de folles dépenses, parce que l’on s’est trouvé dans cette position qu'avec des taxes réduites et des impôts réduits sur le peuple, l’on avait de l’argent en abondance à dépenser pour d°s travaux publics qui exigeaient l’aide du Gouvernement,
L'honorable ministre a dit dans son discours qu'un grand nombre des travanx publics étaient chargés aux dépenses courantes, ce qui pourrait plus convenablement appartenir au capital, et que tout gouvernement a l'habitude de charger au capital et nou aux dépenses courantes des travaux tels que les maisons des Douanes et le Bureau de Poste, à Montréal.
Javouerai à l'honorable ministre que je partage son opinion que les grandes dépenses ne devraient pas être chargées aux dépenses courantes, à moins que l’on ne soit en état de montrer que le revenu du jour, sous le tarif actuel, y pourvoira. Telle était la position de l’ancien gouvernement. Sous l'ancien gouvernement, en six ans, malgré ces folles dépenses, $11,726,045 ont été dépensées, à même le revenu courant, pour des travaux publics permanents, imputables au capital. Par cet acte de l’ancien gouvernement, la dette publique est d’au delà de $11,600,000 moindre qu'elle aurait été, si l'on n'avait pas approprié cett: somme aux travaux publics—imputables au capital. On a payé en outre la scmme d'au delà de #2,660,000 au fonds d'amortissement, pour la réduction de la dette, et tout en agissant aiusi, malgré ces folles dépenses, le gouvernement a pu monurer qu’il pouvait non seulement réduire la dette publique, dépenser des millions à des travaux prblics imputables an capital, mais en même temps réduirr les impôts sur les articles importés pour la consommation, de 134 à 104 par cent; ce qu'il a fait en trois ans, y compris l’année courante. Je vous le demande: fn gouverneiaent qui. pu faire tout cela, n’était-il pas en état de pour. voir aux travaux publics du pays, non seulement d’une manière libérale, mais de dépenser à profusion les fonds de l’état à la construction des différents travarx publics qu’il fallait dans les diverses provinces ?
Quelle esi la position de l'honorable Ministre ? Lui, qui a dénoncé l’ancien Gouvernement comme indigne de la confiance du pays, le Gouvernement qui a ‘ait ces dépenses, tandis qu’il avait des ressources abondantes après avoir diminué le tarif, lui, est venu devant la Chambre eta dit : Je viens non seulement demander à la Chambre de faire juste autant de folles dépenses que celles que J'ai dénoncéns, mais présenter un budget plus fort que ceux que l'on a jamais prés ntés ”
Je maintiens que la position de l'honorable Monsieur est tout à fait insoutenable. Il le sen: bien, puisqu'il s'adresse à la Chambre, et
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demande dé prélever $3,000,000 de taxes additionnelles ; et demande à cette même Chembre de voter, pour les dépenses courantes, une somme plus considér:ble encore que celles qu'avait jamais demandées son prédécesseur qu'il a déroncé. Le Ministre des Finances est entre les cornes d’un dilemme. Il cherche à s'en échapper en faisant un exposé que jamais Ministre des Finances n’a encore osé fcire. Voici une déclaration remarquable que l’honorable Monsieur a faite à cette Chambre pour justifier sa position. J’attire spécialement l'attention de la Chambre sur cette déclaration du Ministre des Finances. Cette