JOHN JOSEPH LYNCH
Archevêque de Toronto.
Comme je l'ai dit, il y a eu dans la province de Québec une controverse longup et acrimonieuse entre des personnes qui essayaient d'abuser du pouvoir de l'église de la manière dont j'ai parlé. Dans cette controverse longue et acrimonieuse, mes amis, les libéraux du Bas Canada, étaient le parti opprimé, le parti accablé, qui en souffrait, dans les divisions électorales; et bien qu'ils aient enfin obtenu justice de la manière dont j'ai parlé; il est inutile de déguiser le fait qu'un aussi long conflit, soutenu de cette manière, et avec ces armes, a eu un effet de faiblesse permanente.
ATTITUDE DES ORANGISTES D'ONTARIO RELATIVEMENT AUX DIFFICULTÉS DE QUÉBEC.
Mais je demande où étaient pendan; tout ce temps les chefs tories Orangistes d'Ontario. Je demande s'ils aidaient à la cause qui a ainsi été revendiquée à la fin. Je demande s'ils exprimaient et s'ils manifestaient activempnt leur sympathie pour ceux qui luttaient pour les droits qui leur ont enfin été accordés. Il n'en a pas été ainsi ; je ne sache pas qu'il en ait été ainsi. Il est vrai que plusieurs des protestants de Québec vinrent au secours des libéraux de Qaébec dans cette lutte, mais les chefs tories orangistes d'Ontario furent inébranlab es dans leur appui et leur concours aux députés mêmes qui faisaient cette lutte aux libéraux de Québec. Pourquoi? Parce qu'ils étaient unis à ces députés par les liens politiques; parce qu'ils se réjouissaient de leurs succès aux bureaux de vote, bien que ces succès fussent obtenus contre ceux avec qui ils prétendaient sympathiser. Ils retinrent le pouvoir au moyen de cette alliance; et en conséquence ils firent infidèles aux principes qu'ils professaient, et pour l'avancement desquels ils disent maintenant qu'ils désirent être constitues légalement. J'ai déclaré mon opinion à ce sujet, et je n'ai rien à retirer de ce que j'ai dit J'ai montré quelle serait mon att tude dans le cas où il s'élèverait un conflit dans lequel une église quelconque, Catholique, Romame, Episcopalieune ou Presbytérien ue, ou autre essaierait d'empiéter sur ce que je crois et e le domaine légitime de l'Etat. Je cro s que si vous donnez à une egl -e quelconque un pouvo r et un contrôle absolus sur la foi et les mœurs, et que vous lui donniez aussi le pouvoir absolu et ilimité de déterminer ce que comprennent la foi et Les mœurs, vojs accordez nécessairement à cette église un pouvoir tout à fait absolu ; et en conséquence, il e^t absolument nécessaire, je crois, que nous songions qu'ii peut nous arriver d'être a ope es à examiner quels sont le^ dogm s de leg isa sur c e po nt particulier. J'ai démonté que la lutte s' -t faîteau sein ue 'égl e Cathol q ie Romaine ; que ces droits sur lesques les libéraux du Bas Canada msisaient onl été revendiqués, et que ies électeurs ont droit de vo e coma e d > hom i;es libres. Mais si une pareille lutte recommençait, ce q .'à Dieu ne plaise, po irais je, a en juger par le passé, espérer de" l'aide et le pani 1 Deral po rr .: il en espérer des chefs tories Orangistes d'Ontario? Non; pa ce que nous n'en avons pas eu dans le passé; et, quelles qu'aient été les opinions de ces chef-, ils 1 s oit subordonnées à la politique de parti, ce qui les a portes à se réjou r des triomphes de ceux qui perpétuaient des principes directement opposés aux leurs.