‹ Discours prononcéChapitre 2 sur 4 · TRE · texte numérisé non relu

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“de tromper e MCS os populations et de les empecher détecte fermes

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et unies ati moment où un ennemi commun, Pormgime, est À nos pertes. Si ces hommes sont réellement coupables, le jour de ia rétribation n'est pas éloigné, car la main de la Providence-des jpoupiles, Bap-

pésantit de temps à autre, d’une manière bien lourde, sur couxqui.font le :

triste métier de tromper et d'égarer les cunsciences. publiques M NEarchand, oui, tls seront chatiés).

- Mais pourquoi toutes ces manifestations populaires, telles que mous

n’én avions jamais vues depuis 1837, j jours de tribulations nationales pour les Canadiens-français, . mais jours glorieux, putsgue alors ca été eonsigré l'octroi de nas libertés, civiles et rehgienses, politiques st: CORStitutionnelles ?

Pourquoi ces démonstrations si ananimes et si syontanies de tout un peuple, pour un homme qui lui était presque imc. an? Pourquoi a eliarité publique sexerce-telle en faveur de la famme dur homme trouvé coupable de haute trahison ? Pounyzeoi nes églises el nes .temples s’ernplissent-ils de fidèles qui viennent efirir au ciel same dernière prière pour un homme qui à subi ia peme capitale, RE esi anent au. bout dune corde ?

Cet homine était-il digne de nos sympathies, était it wn “héros ? Avait- # défendu une cause quelconque, et cette cause état-elle belle, grande,

” patriotique et nationale ? Et nous, mandataire «des: CÉOyenx de la pro-

vince de Québer,.avons nous droit, dams cette encdinte parlementaire, de continuer le mouvement.commencé par le peuple, et de dique le Sang qui a coulé sur l’échafaud de - Régina a été versé ‘pour satisfaire une rancune et une vengeance quelconque ? .

Pour répondre à-toutes ces questions. jz crois être sbligé de jeter: un

rapide coup-d’ceil sur les événements des quinzes éernières amnées et. dans le Nord-Guest et dans le Manitoha,

L'idée qui a présidé à Pentrée dans la Puissance du Canads, des territoires du Manitoba et du Nord-Ouest, en £86g-c%70,.a été une idée de persécution et de destruction contre Fékéinent métis et catholique dans ces territoires. Et depuis ce jour, la politiqme.de presque tout nos

” gouvernants a été une politique de provecatiers «constantes et. conti .

nuelles contre les propriétaires naturels du sol.

‘En effet le gouvernement de 1870 a pris possession <les immenses territoires du Manitoba, sans aucun droit et sans amoune autorité, ni décret législatif quelconque, ef avant qu'ancan traité wait été signé à

eet effet par jes parties intéressées. “ C'est ume maxime de mntre cons-

“ titution, disait un grand homme d'Etat, que la maison de tout sujet “ anglais est sa forteresse, protégée quelle est, non par des ramparts Ca “ des créneaux, mais par la majesté de la loi. :

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: iL: 'Blue pauvee: ‘dese ititayeris: peut; daris ‘sa | chambre, | défier tes “"* forces de--la Couronne, :quéelque'humble qu'elle: soit, elie ‘pent. teen “4 biker. ae soûffe des’vents, l'orage, la pluie peuvent y entrer, le Rote: ‘fe meut pas ;-2t:54 toute-puissance doit. expirer et s’évanouir’ devant" te ‘Vkambletcastet: ” Leïjuge, lemoi doivent s 'atréier ‘devant.ic seu de Ta maison du plus-paivié homme ÿ mais le. gouvernement de noire pays, aumépris de. toutes “leslois, s'empare de territoires considérables . ‘tet Sountet; sans es: consilter, : des milliers de citoyens. % des lois: : Eux. ë Fnconnues, ‘Cette’ -cruclle'-politique ne’ fut pas oubliée, et a toujours été la cause «fun grand malaise.

A: appui de ce-que javance, j'aimerais à citer l'opinion de Pillustre archevêque! ‘de St-Boniface telle qu’exprimée dans une brochure publièeen 1874, mais l'opinion de ce grand prélat pourrait paraitre partiale aux. eux de quelquesuns vu’ que le vieux missionnaire a toujours été conzsadéré comme le ‘constant et généreux défenseur des pauvres, métis. L'apinion de ce digne homme fait pourtant autorité pour moi, mais je — «citerai, pour ‘faire plaisir aux plus exigeants, un ouvrage publié par un homme dont la:langue n'est pas la nôtre et dont les croyances + BR ieuses nous sont aussi étrangères. [V. Leggo, History of the adminis- &ration of the Earh.of Dufferin in Canada :)

“ Gn the 29th September, .r869,.a Commission passed: under the great seal of Canada appointing. the. Hon. Wm. McDougall, C.'B., to be “Lieutenant. Gouvernor of the.Nerth West Territories, the appointment : “take effect on the transfer. In october, he set out for Rcd River, ‘ having with him several gentlemen ready to receive some of the highest ‘offices under ‘the new Government. | : “While ‘on ‘his way, the indignation of the people of Red River . burst forth: It is an almost incredible fact that all these proceedings had :.Geen-taken to:transfer twelve thousand intelligent and comparatively ‘wealthy people from one Government to another without the slightest. «ommunication with ther. ‘ None‘of thein had been consulted. ‘They ‘had been treated with contempt. The author of the transfer looked. ‘ “apon them as: so'many sheep who had neither feelings to be hurt, nor dnterest to be respected. A Government had been framed for them by. ‘he Dominion Act of May, of which they knew nothing untill they saw at noticed inthe: public prints. A Governor: had been appointed for #hem withouti the slightest intimation to them ; he was on his way to : .aessume their rule ; surrendered by officers whose seats in and about “ke Provincial Cabinet and Courts had already, as they believed, been --setéled upon. | A system of Gouvernment had been established for them, in the :’faxontion Gf which -they had-been denied all voice, and surveyors had " nvatied their country sent by a power really as alien to them in this v respect as the American Government would have beeu. : “ Mr McDougall arrived on the frontier on the 3oth October, brt : mine days before, a barrier had been raised across the road leading to

“ Winnipeg’ by.a ‘party: of armedmen “headed. by Riel. This man wasiand . ‘ tahenfor/some: time after! cordially. supportéd.by the great mass of .the

» people) “Lhe. Englishs'and Scotch; Half-breeds joined with-the:French

“ Metis in. their‘detemnination not-to, permit.Mr. McDougall; to enter | thé: country ‘until ‘their-rights werg?sécured... All creeds and all classes,“

"excepting a'few?of-the,pure. white:population, were loud in their. dénun;

ciatidn: of: what-théy, ‘declared to be the tyrannical: conduct. of the, Domi~ nion Govérnmenit,ofwhich Mr. :McDougäll was the exponent,, Had this gentleman’ even now, when the country -was full of armed men, : -determined to defend, their rights by force, understood the real state of ‘the public mind, the difficulty might have been ovércome, for even Riel did not then desire:to oppose the authority. of the Crown. His opposition’ was confined to the arbitrary proceedings of the Dominion Government, but.as Mr. McDougall attempted to raise. an armed force among ‘the people by which to crush the opposition, he really added strength to

“his ennemies.. Riel:and his associates up to this: point were unques-

‘tionably in the right, and had Mr. McDougall candielly admitted his

- “error, it is more than probable that the wretched North West troubles “of 1870 would never have arisen.” (Ecoutez, écoutez). °

‘Cette politique de spoliation de nos gouvernements de 1869-1870, ‘fut secondée et encouragée par une horde et bande de fanatiques de la province voisine, qui avaient envahi le Manitoba et qui s’y étaient ‘installés non pas avec l'idée d’y vivre comme des citoyens paisibles et respectables, mais avec une idée d'hostihité et d'agression. En effet, ils :se constituèrent les insulteurs les provocateurs constants de l'élément français et. catholique. , De ce moment, le métis ne fut plus libre chez lui; il n’avait plus le loisir de passer dans la rue publique, sans être méprisé ; la femme, le vieillard étaient insultés, et Pon se rappelle les assauts meurtriers, commis sur les citoyens paisibles, par ces gens au nombre. desquels ‘était le fameux Scott, dont le fanatisme était de la

" fureurs. .- 8 * L | Je dis que ce ne serait qu’à tire d’ailé que je passerais sur ces événe-

. ments.

On se rappelle la formatiôn du gouvernement provisoire dont l'autorité * fut plus. tard: reconnue par le gouvernement fédéral ; je ne mentionnerat “pas l'exécution trop, malheureuse de Scott ; nous avons. encore présent

à la mémoire le célèbre débat sur l’amnistie et le décret du parlement

: fédéral; qui avait ordonné le bannissement de Riel, et la privation pour

--toujours des droits politiques de cet homme qui était le chef de la nation

métisse.

Ce n’est pas par respect pour ce décret législatif, que Riel quitta son pays, mais bien par obéissance à la voix si pleine d'autorité de Villustre

archevéque de St-Boniface, ce boulevard de élément catholique et fran-

çais dans le Manitoba et le Nord-Ouest, oui. par obéissance -à la voix de.ce saint homme qui le. priait de partir, vu que son, départ pouvait peut-être ramener le calme dans les esprits et la tranquillité dans le pays. {Applaüdissements à.la gauche). |

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«ie Riel ipartiés mais; ceme fut ; pas: sans douleur, @ car sileavait “du. Cœur, 12 aithait son pays,'il aimait. ceux. dont il'était le chef, «le squtien, te ‘protec-.

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teur et le #a/isinan national. . ‘Il. partit ’ame -et ;le’.cœurbroyés:;par. le . : .chagrin;. il en couta à .Riel,de laisser.ses: vietix;amis, son: village. natal,,,

sa. vieille mère et tout ce: qu'il avait aimé jusqu’ alors. L'horison: ‘qué,

Soffrait:& ‘lui était. un horizon bien triste, et‘les pays vers: lesquels: il se

dirigeait étaient des pays iriconnus, et il partait victime d'une vengeance,, , »@unegpersécution, et désigné aux balles de.ses enriemis.:-. . |= .

‘On"maccusera peut-être d'employer des termes un peu. sympathiques :

. pour celui dont j'ai dé constitué ihdignement ’humble défenseur, mais: ; vous reconnaissez, M. l'Orateur, les liaisons qui s’établissent ‘entre avocat et le client; je ‘snis peut-étre ‘plus avocat que député, ‘et c’est pour cela que, ayant vu de près cèt homme qui a tant souffert, je me suis identifié avec sa cause que jai épousée avec toute Pardeur dont

j'étais capable. (Très bien). ; Où trouve-t-on Riel? Il avait longtemps pleuré, Il avait souffert, if avait été persécuté et il n’était pas surprenant que son cerveau ait été affaibli et détraqué, et de. le voir dans un asile d’aliénés. : C’est à la Lon- . gue-Pointe, à Montréal, que l’on retrouve l’ancien chef des métis, où it est retenu dix-huit mois, comme fou furieux ;- il-en sort pour étreinterné de nouveau dans l'asile de Beauport, où pendant deux ans, il,est soigné. : et traité comme un véritable aliéné. Riel retourne aux Etats-Unis ‘et de nouveau, il a pour refuge un asile d’aliénés à Washington, où il subit des traitements pendant l’espace de dix-huit mois. - Ne suivons pas Riel partout, mais où était-il au printemps de 1884 >

Dans l'état de Montana, exerçant les simples fonctions d’institueur, et yr“

vivant paisiblement avec sa femme et ses enfants.

Mais que s’était-il passé dans le Manitoba et dans le Nord-Ouest, pendant que l’ancien chef d’une nation avait été errant de pays en pays, trouvant à peine un asile pour pouvoir reposer sa tête ? De graves :

événements, qui appartiennent maintenant au domaine, de l’histoire, .

. s'étaient déroulés. Les métis avaient -souffert, et dans leurs souffrances . ils avaient été patients, ils avaient longtemps prié, sollicité, tourmenté les autoritas fédérales d'apporter un rémède quelconque à leur position,

à leur situation politique, mais leurs demandes. avaient été écartées , et. méprisées et l’on était resté sourd à leurs: légitimes prières.

Tous se rappellent ce ministre coupable qui se prit à dormir et à ronfler au moment où une députation d'hommes importants faisaient valoir auprès de lui les griefs et les droits de la population métisse, (honte, honte).

Pétitions sur pétitions, requêtes sur requéjes avaient été adressées à nos gouvernants et, les unes après les- autres, avaient pris le chemin -dw, panier.

Quels étaient les droits des métis? °

Je ne puis en faire un meilleur exposé qu’ ‘en citant les paroles Cur

vieux missionnaire, d’un homme capable de dire la vérité que bien des :

gens n’aiment pas à entendre, d’un homme au-dessus de tous les gou- -

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