‹ Discours prononcéChapitre 15 sur 19 · LD RAT TRE SE · texte numérisé non relu

LD RAT TRE SE

manne

PE em SRE GS EE À

ation militaire | moyens de défense plus efficaces que, la république voisine balayera cet- :elle que nous , ceux que nous donnera la confédéra: | te organisation monarchique. (Ecou + rien n’empé tion en écrasant le peuple sous les | tez ! écoutez !) ti00, soit créée impôts pour subvenir à une défense Voilà, M. Le Présideut, la ques actuelie : et je imparfaite de not frontière. tion sous son aspect le plus sérieux OUs celle €Os Et croit-on, pour un instant, que| Je n’entrerai pas dans la discus verses provin lorsque nous aurons ainsi décrété | sion des détails du projet de confédé 1x que sous la d’urgencc la fortification de nos fron- | sation, qui ont 616 si habilement cri

tières, l'armement de nos miliciens, tiqués par les hon. membres qui m’on nent en créant et la création d’une flotte sur nos mers | hrécédé ; d'ailleurs, j'aurai occasianh lique Voisine intérieures, que les Etats-Unis en fe. | Ge les discuter lorsque les amende uelses cala. ront autant et qu'ils nous suivront | ments au projet séront soumis à cett e les Etate.U. dans cette ruineuse folie ? Croit-on | chambre. Mais je puis dire de suit confédération que les hommes d'état américains ne | que ces détails ne sauraient être ec e but avoué comprendront pas de suile que, puis- ceptés parle peuple. Déjà, nou ivoir en Amé: que nous voulons nous ériger en eu- | ayons reçu de nombreuses pétition joint que nos nemi eur leurs frontières et les forcer | Jemandant le rejet de la mesure, e ées ou que Je ainsi à des dépenses énormes pour | 6es pétitions continuent de nous orri ial soit cons- hous tenir en échec, c’est pour eux | ver tous les joure,

saillerons de une question d'économie pure et simnous portons ple de ss assaillir maintenant et y eméricaine de prendre possession du pays ul sation politi. que nous ue puissions les forcer es du gou: maintenir cet état de guerre ruineux ? > qui la 2 t Et comment ferions.-nous pour réile Mon! h: sister à une armée d’invasion de 300. St. à 000 hommes, avec notre trésor épui:

v FONROIR sé par les fortications, à peine aidé, ohne tatin par l’Angleterre, dont la politique est APE OR anticoloniale ence moment? Je ne comprends pas comment, en face du danger qui nous menace et pour le-

Le projet de confédération conduit di reclement à l'annexion.

Eh bien ! je vous le demande, le Président, quels seront les sent ments du pzuple si ce projet est ado té et si dans deux mois il nous revier d'Angleterre, après avoir été sanctior né par le parlement impérial, san que nous ayons pu en changer le plu petit détail? Croit-on qu'après avo

D ER rm

ment actuel

système po’ quel raus somines si peu préparés, le | ainsi imposé au Canada-français ur

onarchique &ouvernement puisse ainsi jeter le dé- | constitution qu’il aura repoussé le d ous un moy: | fi à la puissante nation qui nous avoi: | toute son énergie, il sera bien entho t qu’amener \ sine et dont les armées, aujourd’hui |'siaste pour la défense de cette .con! ences désas: €n campagne, défient toute résistance titution, qui lui aura enlevé une pai

à un envahissement immédiat,

Je le dis avee certitude, M. le Président, les États-Unis n'ont mas la moindre intention de nous assaillir, si nous restons paisibles spectateurs de de leur lutte fratricide, si nous continuons à pratiquer les arts de la paix.

Maie si, au contraire, nous créons ici “une puissance militaire hostile, s;j nous élevons ici an tr’ine à un vice.

4oi, ou à quelque monsrque étranger, comme un défi aux principes qui forment la base sur laquelle s’appuie le système politique des Etats-Unis, ‘alors nous pouvons être persuadés que

tie des droits politiques dont il joui Et il n’y a pas à le nier,en accepta la confédération proposée nous cédoi quelque chose des priviléges do nous jouissons aujourd’hui, Les m nistres eux:mêmes ne nous ont-ils pi dit que sous la pression des demandà du Haut-Canada il leur avait fal faire des concessions à la conféren de Québec pour assurer l’adoption projet actuel. Et ces concessio quelles sont-elles ? La majorité host du Haut-Canada a obtenu la rep!

sentation basée sur la population, c tre laquelle te Bas-Canada a lutté

brospérité de ent au lieu e il se pro:

atir iciet ià s et insufñ: ppliquer les création de.

méliorationcation et à.

es incultee.

de richesses | oubleraient:

notre puis:

t ainsi des.

énergiquement depuis quinze ans par- Je qu’il voyait dans cette concession P’anéantissement de notre influence somme race.

Dans ces circonstances, M. le Préiident, croit-on qu'on pourra compter sur le concours de ces Canadiens:

Français autrefois si terribles dans ’attaque, et qui se battaient sans hési:

ation 1 contre 10, proportion dans aqueile nous nous trouverions encore ‘is-à-vis des Américains dans le ‘as probable d’une guerre. Espéer qu’ils combatteraient avec le nôme élan aujourd’hui quaad on eur enlève les plus sûres garanies de leur existence nationale et eurs droits politiques lee plus sacrés, ‘est se tromper graidement et ne pas ‘onnaître quelle a toujours été la cau:

e de leur héroïisme dans la lutte.

Jous la constitution tella qu'elle est ls combatterdiént encre avec le mê.

ne courage, sans égard au normnbre, iarce qu’ils aiment celte constitution jui leur garantit ce qu’ils ont de plus ‘her et qu’ils veulent conserver, Sous a confédération, au contraire, il ne ous reste plus rien à défendre, notre nfluence comme race est nulle, et lutôt que d’être absorbée danse une :onfédération dont l’existance sera ane cause de luttes constantes, sans avantages correspondants, le peuple nécontent cherchera d’autres alliao:

‘#8 ,politiquement et commerciale.

nent plus avantageuses, et c’est ainsi que je considère que le projet de con:

édération nous conduit directement : Pennexion aux Etats.Unis.

Quand les commissaires du Nord et

‘la Sud ont ea dernièrement une entre:

us pour délérminer les conditions ‘0ssibles d’une paix honorable, une les trois propositions soumises par le Nord était que les deux armées ne ‘etaient pas licenciées après la éessa ‘ion des hostilités, mais réunies pour a guerre étrangère. Et M, le Président, que veut dire la guerre à l’éranger pour les Etats-Unis, si ce

pro la guerre au Canada? Et que! Français, froissé dans ses droits et

eo

pourraient faire contre les deux armées réunis du Nord et du Sud, dont la force s’est élevée à 1,000,000 d’hom mes, les cinquante batailluns que l’Angleterre pourraient nous envoyer.

Placée à mille lieues de nous, la Grande.Bretagne, avec tout son mstériel de guerre et nas milices, ne pourrait défendre le Canada qu’au prix des plus grands sacrifices contre un ennemi auesi puissant.

Ce n’est donc pas quand nous sommes placés dans des circontances aussi difficiles qu’il convient de crier bien haut que nous ne craignons point la lutteet que nous sommes prêts à noue mesurer contre les Etats de l'Union Américaine. Il est également absurde de danner de l’ombrage à leurs institutions en créant à côté d’elles une organisation politique qui leur répugne souverainement. C'raoit:

on que nos prétentions monarchiques et nos menaces sont de nature à inti= mider les hommes d’état américains; nous ne sommes pour eux que des pygmées menaçant des géants.

ienne la guerre, sous la constitution actuelle, et nous trouverons cent mille volontaires prêts à voler à la dé.

fences de nos frontières Mais si le ouvernement impose au Canada:

F'rangais ce projet de confédération, dont ji! atout a craindre ei qui peut avoir les conséquences les plus desastreuses pour ses institutions, sa langue et ses lois, alors, il faut le dire, il y aura de l’hésitation dans nos rangs, au moment où rhaque homme marchera vers une mont à peu près certaine, pour la défemse d’un drapeau qui w#’aura plus pour noire race les garanties de protection qu’il nous donue aujourd’hui.

Je dis donc que le moment est mal choisi pour opérer des changements aussi graves et pour jeter les bases d’un empire dont l'existence menacée à l’intérieur et à l’extérieur n’aura que quelques jours de durée, Car avec le mécontentement du Canada-

deux ar.

Sud, dont 000 d’hom Iluns que s envoyer, nous, la it son msilices, ne A qu’au ces contre

ous som contances t de crier ons point es prêts à ts de l'Ugalement mbrage à nt à côté tique qui nt. Croit:

archiques re À inti= éricains; que des nis, constiturons cent r à la dé.

ais si le Canada:

dération, qui peut 13 (lesassa Jan.

le dire, daus nos homme Bu près un dralre race ’il nous

est mal zements s bases nenacée n’aura Se, Car Janadaoits et

td eg

privilègee, il est impossible à l'An:

glsterre de se maintenir ici contre trois cent mille hommes envahissant notre territoire sur dix points de nos frontières,

La politique la plus sage que nous puissions suivre dans ce moment de

Crises, est donc de rester paisibles |

spectateurs de la lutte de nos voisine, d'ouvrir nos forêts à la colonisation, d'exploiter nos mines et nos pouvoirs d’eau, de défricher nosterres inoultes et de travailler sans relâche à rappeler nos infortunés compatriotes dispersés aujourd’hui sur le sol américain Etablissons des voies ferrées,dou blons notre industrie manufacturière, agrandissons nos canaux, étendons notre réseau de chemin de fer jusqu'aux provinces maritimes et lors que nous aurons atteint de grandes

proportions comme peuple, lorsque | comme celle des Etats-Unis, ba

notre population se sera quadruplée, et surtout lorsque le terrible cataclys:

me qui menace de tout détruire dans l'Amérique du Nord aura fini son œu- Vre de ruine, lorsque enfin nous serons assez forts pour nous protéger contre l'extérieur et que le Canada-Français suriout aura acquis assez de puissance pour avoir à peu près l'égalité de représentation dans Je parlement général, il sera temps alors de jeter les bases d’une grade confédération des provinces bmitanniques de l’Amérique du nord, appüÿyée sur le princi.

pe protecteur de la souveraineté des

Etats.

Dans ces conditions, la confédéras tion produira des fruits abondants et sera acclamée par le peuple de ce pays, et surtout par les Canadiens Français, qui ayamt doublé leur nom bre dans l'intervalle, seront en positions d'obtenir des conditions infini:

ment plus avantagéuses que celles qui leur sont imposées aujourd’hui.

On ne viendra pas alors remplacer nos droits politiques actuels, si chèrement acquis, ou prix d’un sièele de luttes, par des gouvernements locaux qui ne sont que des conseils muuici-

paux, revêtus de pouvoirs mesquins et ridicules, indignes d’un peuple li bre et qui nous permettent tout, ai plus le contrôle de nos chemins, d nos écoles et de nos terres. Mais nou obiiendions des législatures locale basées eur la souveraineté des Eia comme elles le sont sous la conetitu tion des Etats‘ Unis.

Il ne faut pas se le cacher, la con titution américaine a été créé parc

rands hommes, en face d'une foul d'intérêts locaux considérables et op posés. Illeura falla plusieurs an nées d’études approfondies pour con cilier ces intérêts divergents, pour:fo merenfin cette constitution. admir ble qui, comme l’a si bien dit l'hos député de Brome, défie la critique:l plus sévère eur ses bases les plus.im portantes. Aveo une constitutic

sur le principe de la souveraineté de Etats, le Bas-Canada élira lui-mên son gouverneur, ses révrésentants::

parlement et au conseil législatit :f déral, ainsi que tous les ministres l'exécutif. ME tin i M. DUFRESNE (de Montcalm) Nous nommerous aussi les juges.

M. PERRAULT—Si l’hon. déf 16 de Montcalm avait écouté:avee tention le remarquable discours:

lhon. député de Brome, il iauri appris que dans la majorté des 61e de l’anion américaine, les juges :!

sont pas nommés par le peuple, ma par l'exécutif du gouvernement loc absolument comme on le fait ‘au nada, et qu’ils sont, sous : tous ;:

rapports, aussi intègres et aussi d tingués que nos propres juges.

Si nos ministres canadiens-fri Qais n'avaient pas ét6 dans, une à norité aussi impuissante à la: con!

rence de Québec, (quatre contre. tr!

te-deux), ils n'auraient certainem pas accepté un projet de confédé tion aussi plein de dangers pour race sé Me que célui qui nous 6té soumis.

. Ils auraient obtenu: :

conditions plus favorables que 6e

gAui nous sont imposées, et au nombre | ses adversaires, desquelles se trouve la nomination à | Les membres frahçais du gouversie des conseillers législatifs par l’ex° |nement actuel, eux-mêmes, motiocutifdu gouvernement général. vent la nécessité des changements Pourma part, M. le Pésident, je | proposés sur le fait que la constitu: pe suis pas en faveur des nomina: | tion actuelle ne nous offre pas de gaions à vie d'hommes qu’on prend |ranties suffisantes. Mais, alors, quelle ans la foule, pour en faire des ins: | espèce de garanties aurons-nous avec ruments l'oppression, et qui servent | la confédération qu’ils veulent nous :rop souvent à étouffer les mesures | imposer et avec laquelle nous serons |! des plus importantes au point de vue ,dans une minorité deux fois plus {| qe. libertés et des droits du peuple. | grande ? A nomination à vie deg conseillers | Supposons le cas très probable où\ “législatifs par une majorité hostile à |notre législature locale viendrait en \ jotre race est aussi dangereuse au- |collision avec le gouvernement fédé. ; urd’hui qu’elle l’était aux plus | ral, et par suite du rejet d’une mesu. | hauvais jour de notre histoire, et |re passée par la province du Bas-Ca:} accepter, c’est metiro nos plus |nada et rejetée par le parlement gé:! s'écieuses libertés à la zarrei des en’ |néral; dans quelle position nous! emis de notre race. Avec da pareil- |trouverons-nous ? Rappelons-nous que, es dispositions dans la conetitution | l'exécutif fédéral nomme le conseil u'on veut nous imposer, il est | législatif, préside à la législation eripossible que l'élément français | minelle du pays, nomme les juges qui oit protégé dans le conseil légts- | l'administrent, enfin que le gouvernejAtif. Il est également impossible | ment fédéral possède tous les pour que les tendances aggressives, dont | voirs souverains, à l'exclusion des pl jai fait l'historique, ne soient pas à [gouvernements locanx. (Ecoutez !) çœuvre dans l’exécutit fédéral, lors. | Eh bien! M.le Présideni, je le dis u’il s'agira des nominations de ces | sans hésitation, en cas de collision puseillers à vie. nous nous trouverons complètement à y Onnous adit: ‘la section cana. | la merci de la majorité hostile fédéxienne-française résignera si l'exé- rale ; elle peut nous opprimer, assl- dl mtif fédéral veut être injuste au dé- | miler nos lois, suspendre nos juges, viment de ses nationaux. ” Eh!|armer la milice contre nous et nous den, M. le Président, je veux bien [envoyer à l’échafaud ou à l'exil de apposer qu’elle résigne et qu’elle ne [la manière qu’il lui plaira, malgré jouve pas de remplaçants, ce qui est | n0s protestations et celles de la mino:

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core plus improbable, j’aimerais à @voir où nous conduira cetie résigna:

on et quelle espèce de remède se:

apporté à notre position humilian:

‘4? Nous aurons quarante-huit memes français daus le parlement géné.

:fl'contré cent quarante membres forigine anglaise, c’est-à-dire que us serons dans la proportion de un gatre quatre. Que pourra faire cetinfime minorité pour obtenir jus.

pe? Evidemment, la résignation de :f section française la rendra plus

cépter les dictées tyranniques de

| Font encore, et il lui faudra

rité canadienne-française dans le!

parlement fédéral,

Cela s'est déjà vu, le passé est là pour le dire, et tout nous porte à rroire que les mêmes tantatives d’agression fanatique se renouvelleront de nos jours, si ce projet de confédération est adopté. | L'hon. député de Brome, dont on ne mettra certaine:

ment pas la loyauté en doute, a luimême déclaré dans cette chambre que ce projet fera naîtie des difficultés et arnènera des collisions déplu:

rables. (Ecoutez ! écoutez !

Eh bien! M. le Président, suppo.

zou ver-

motiements nstitu’ de ga- , quelle us avec nt nous serons s plus

ble où\ ait en\ t fédé.} mesu. |

Bas.Ca: | nent gé*| n nous:

ous que:

conseil tion eri:

1ges qui >Juvernees pou’ on des outez !) le le dis ollision ment à fédé-

, asai-

juges,

\ nous exil de

malgré

à imino:

ans le

est là à croi:

'agres- LÉ de édératé de rtaine:

a luiambre ifficuldéplu:

uppo:

er

sons que ces collisions et ces difficultés se produisent, que feronr-nous ?

Tous les pouvoirs ne seront-ils pas en:

tre les mains du gouvernement fédé:

ral et d’une majorité hostile ? N’estce pas parce que le peuple le coin:

prend qu'il rejette cette mesure avec une menaze dans le regard et sur les lèvres ; qu’il nous envoie tous les jours des pétitions nombreuses, dans les:

quelles il présage les plus graves mé:

contentements ? Jusqu'à quand Îles yeux et les oreilles des députés de cette chambre resterontils fermés pour ne pas être témoins de cetle pro’ testalion de leurs compatriotes alar* més? Le procureur-général Est lui même refuse de nous communiquer un seul des détails du projet de con:

fédération, et il veut que nous renonçions à tous lee droits que nous con:

fère la constitution actuelle en votant en faveur d’une législature locale dont les attributions seraient nulles, et d’un parlement général ou nous serons dans la nroportion de 1 contre 4, Eh bien! M. le Président, il n’est pas étonnant que la population française du Bas‘Canads soit unanime à repousser une confédération qui nous offre une avenir aussi sombre (Ecou:

tez ! écoatez /}, et je ne crains pas de le dire, nus minisires commettent une imprudence bien grande en im:

posant au peuple des changeinents constitutionnels aussi graves et aussi fortement dénoncés comme un atten:

tat à ses droits et à ses privilèges, Ja:

‘mais aucune époque de notre histoire n’a été témoin d’un pareil change:

ment de constitution sous des circons tances aussi extraordinaires. Et c’est au moment où nous nous Vréparons à résister aux armées d'in:

‘asion d’un puissant voisin, qu’on

ous enlève les libegtés dont nous:

juissons après les avoir gagnées par 111 siècle de luttes ? Mais il me sem:

Lie qu'un devrait plutôt nous donner U: nouvelles garanties de sécurité,

Four nous engager à combattre des | sacrifice de sa vie? Le jour où

adversaires eguerris dix fois plu nombreux, et dont l’organisation po litique est moins hostile peut‘être notre race que la confédération pro posée,

Les miaistres actuels ne noue ont ils pas appris à considérer le sem blant de gouvernement local qu’il nous proposent comme une protectiof suffisante pour tout ce qui nous es cher, et à accepter une minorité i puissante dans le ponersenae L6E neral parcs que là les intérêts com merciaux seraient les seuls mis em jeu. Si cette proposition est juste la constitution des Etats‘ Unis, ave la souveraineté du Bas-Canada re connue, offre bien plus de sécurit encere pour nos institutions, noir langue et nos lois, carla souveraine té deg Etats implique leur conserva tion dans l'état, qui ne cède au gou vernement général qu’un nombre très restreint de pouvoirs.

Oui M. le Président, en proposani un changement de constitution Île ministère a commis une grave faute etil n’a pas le droit de s’oppose!

à ce que le peuple de cette province envisage la question des change ments possibles, sous tous les aspects Ilyasix mois à peine, le Canada français vivait heureux et coufian dans la garantie de la constitution actuelle, Aujourd’hui, il ne peu plus en être ainai tant que les chans gements proposés menaceront son existence comme race. (Etoutez / écoutez !)

Imposez-lui ces changements e vienne l’heure du danger, l’Augleter* re s’apercevra, mais trop tard, qu’elle aura appris que de deux maux il fau choisir le moindre, et qu’entre la con fédération et l'annexion, le moindre des maux no se trouve pas malheu‘ reusement avec la confédération.

A vant de marcher à une bouche:

rie certaine, le soldat se demander pourquoi il va combattre, et si la con titution qu’il va défendre mérite le

nn LÉ (ee, ù

1|| 1} .'oidat canadien-français se fera celte

| ee déstion, sera le dernier de la puis:

se atice anglaise en Amérique /

Lou Je désire me tromper, M. le Pré:

fdeht, et j'aime à croire le gouverne:

» qe mieux avisé que moi, au mo"

Gios et où il propose une mesure aussi

on’! n’a nullement l'intention de nous

ftraïner dans une collision avec nos

|| Hesbisins, qui nous mènerait directe:

" A 1eft à l’annexion et qui porterait uh

Ve üp mortel à la domination de l'An‘ got elerre sur ce continent

2h RESOMÉ ET CONCLUSION.

fou termine, M: le président, en ré jetant mes romarques, L'union des

g°üX Canadas n’a pas fini son œuvre; que ést encore susceptible de progrès mp il faut la continuer, L’hon. procuoitut* général du Bas Cauada M. Cor:

atier) prétend au contraire qu'elle n’a LL udus deraison d'être, et. qn’il nous 1 Ljutune nouvelle organisation politi:

4. iœie: Eh biei ! M, le Président, je mo 4 qu'rmels de différer de l’opinion du dé:

ge #6 de Montréal Est, et je n’hésite

rit de parti et un peu plus de pa-

| on. fäcdonald'Sicotte,

09, e1.en faire, dass leur, gouverne:

AERDuRRE question cppire laquelle de

ndement, {or d'en faire ‘une des

pe projet de confédération... ‘,

À jéine de danger que celle qui. nous si soumise, J'aime à croire surtout,

Pgagaient à.voier, je dis:qu'on ai phjsone qui nous, fprcent, à ' accepter

engager

Ce cri, jeté dans l’arene politique par le fanatisme, sea étouffé naturel:

lement par l’augmentation plus rapide de la population du Bas Canada et par la diminution annuelle de l’é:

migration. Ces deux causes aidant, notre population égalera avant dix ans, celle du Haut‘Canada.

Pour ces diverses considérations.

M. le Président, je disqne J2 , projet de confédération n’est pas opportun, Mais lors même que le projet de con:

fédération serait opportun, je main:

tiens que son but est hostile. J’ai fait l'historique de l’esprit d’envahisse:

ment de la race anglaise surles deux continents. J’ai démontrél’antago:

nisine sane cesse existant entre elle et la race française.

Notre passé nous a rappelé le: tat:

tes incessantes que nous avons dù faire pour résister à l’agression ct à l’exclusivisme de lélement anglais en Canada. Ce n’est que par une résistance héroïque et un heureux concours de circonstances que nous avons pu obtenir les droits politiques qui nous sont garantis parla consti tution actuelle, Le projet de confé:

dération n’a d'autre but que de nons

1 as à dire qu'avec l’union nous pour: |! enlever les plus précieux ile ses droits î sens eûcore doubler . notre prospérité | en leur substituant une organisation j , notre nombre, si an met dans l’ad:|politiquequi nous est entièrement

tigieistralion des affaires un peu moins | hostile,

L'hostilité du projet de confédéra:

À fejôtiéme (Écoutéz ! écoutez ! Je dis ds | tion admise, je maintiens que son aïop

à 1408 .que la demande de la représenta-| tion aura les conséquences les plus

pen bâtée sur la population n’a pas sa | désastreuses. Imposer. aû Canada: ison d’être ; qu’elle a été répudiée | français cette nouvelle constitution gr le, parii. conservateuret. ensuite | dont il ne veut pas, c’est tenter sa co:

, Êt.le parti libéral sous l’adminiatra: | lère, et s’exposer à des collisions dé:

uand on.a | plorables. -(Ecautez! :écoutez !)

p les partisans Les plus ardentset les! Il faut nécessairement la lui son: ! a.sincères, dé la, représentation} mettre avant de: l'adopier ; s’il lac. s8e sur la population abandonner |

le bâse principale de. leur. politi

cepte'il:sera temps alurs d'aller là fai te sdnctionnér par l'Angleterre. Mais le gouverñement gt surtout l’hon. pro’ Cnreurgénéral ne peuvent pas igno* teriles requêtes qui noûs sont présen:

tées contre : le'frojét, ét surjont ane requête aussi limportante que célle de la ville de Montréal, qui ‘compte 6,

et

D roses 2

politique té arret

plus rapi:

as Canada elle de lé:

+8 aidant,

tre législature.

avant dix nent le plus court moyen de nous gü’ Férétténe nexer aux Etats Unis. Je fe suis pas la projet F le premier à exprimer cette opinion; dc dut # plusieurs hon. députés du Haut‘Ca.

un È | 4 nada l’ont l’exprimée avant moi dans Ê eu 1 celte enceinte, et c’est parce que ces Le to députés du Haut:'Canada veulent l’an \ il ci nexion aux Etate-Unis qu’ils votent rs Le en faveur du projet de confédération.

ou (3 Les hon. Députés de l’Ouést, 8 lo l’antago-

tre elle et

si jamais une armée d’invasion $e é les lat: montrait eur la frontière. 19613 vons dù Voilà, M..le Président, Ja position.

y ‘el A telle qu’elleest. Si Son Excellence anglais le gouverneur'géneral croit devoir sui: par une : vre les conseils deceux dontles re heureux 7 ‘ gards sont tournés vers Washington ue nous LA lib : lai de le faire, mais je, pensé olitiques à qu’ grandement temps de. parler | consii: ici avec franchise et-de l’avertir dun > confé- danger. (Evontez ! écoutez!

de nons M. le Président, Je ne suis pas un es droits vieillard, ayant déjà un pied dans la inisation tombe et sur le. paint de: glisser dans: ètement l'éternité ; je me conduis en vue de | l'avenir. Nos ministrés qui, daus une nfédéra: | longue carrière, ont épuisé la coupe on aïop des honneurs: et des dignités de no” es plus tre pays, sont peu-têtre tentés de ris: anada- quer l’avenir de leur pays pour des ti stitution tres, des honneurs, des salaires plus con r sa co: sidérables sous la confédération, peut: ns dé: être aussi par ambition d’être gouver’

neur des provinces confédérées : nous savons que l’Angleterre récompense noblement et royalement ceux qui la servent sans scrupule. D'ailleurs, la perspective de under un vaste empi re mérite bien le sacrifice de quelques

li son:

"il lac.

r'la fai- . Mais Di. pro

igno- mois d’une carrière usée, au risque de présen: ne pas réussir tout à-fait dans un pro: n" one jet aussi gigantesque. (Ecoutez ! 6:

élle de coutez !

ipte 6, Mais pour moi, M. le Président,

000 signataires canadiens-françaie, et quiest Ja plus nombreuse requête.

qu’une ville ait jamais présenté à no:

Je dis encore que ceux qui voteront pour le projet de confédération pren’.

{nous avons de plus cher, comme Fri

yaux en paroles, seraient les premiers à passer à l’ennemi armes et bagage

qui appartient à la génération q commence et quia ving! ans . d'a nir devant moi, je ne puis pas appro ver, par mon vole, on projet, de co titution. qui. se présente à nous sû ‘une. perspeelive âussi sombre -pc notée Hationäljié ét pour toit, éë à

aie... D e D uw : Si je suis aussi sévère dans mesr marques, M. lé Président, on voud bien croire qu’elles sont dictées pe une conviction profonde, Et puis; sait que ce ne sont pas toujours cou quiont le miel sur ler'lèvres qui 01 lé plus de sincérité aurœur.. Je 8À aussi que quelque fais ceux : qui dise:

‘hardiment ieur façon de penser, paie bien chèr leur tiardiesse ét leur. Pau pendance, mais. cette. crainte, M, Président, ne me fera jamais revul devant l’éxpredsion dé fes cphvIGtibt quand je croirai qu'elles peuvent.êt de quelqu’utilité à môn pays. (Eco tez ! écoutez!) L’hon, membre f prend son siège au milieu. des.a plaudissements prolongés de la ga che,

rennes emenaurnt ERR AT A. 06

Page 28, 98ème lighe, an lienide $ les Re en Candda” dise ‘ gonyernement représentatif en C nada.”

Page 41, 30ème ligne, au lieu d ‘Ja langue dans le parlement”, lise ‘sa langue dans le parlement.”

Page 41 52ème ligne, au lieu de ‘‘quelqu’inutile ”, lisez : “quelqu tile”?, |

Page 45, 31ème ligne : au lieu d 1827”, lisez : 1837°,

Poegs 48, 2ème. paragraphe, £è colonne, au lieu de : “ en créant une puissante république voisin lisez : ‘‘en créant ici une puissan militaire hostile à la puissante réf blique voisine,” |

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