‹ Discours prononcéChapitre 3 sur 19 · LS · texte numérisé non relu

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pour cent par année, ou au double.” } ment de la population en 21 ans, ou à 25 fois leur nombre en cent aos De" puis 1760,l’angmentation aété de 3.60

pour ceut par an dans le Bas-Canada.

Voilà des chiff.es qui prouvent que l’'angmentation naturelle de la population dans le Bas-Canada est plus forte que partout ailleurs. Dans le Haut-Canada, la moyenne. des neissauces a été de 3.40 pour cent par an, et dans le lBag.Canada, elle a été de 4,10 pour cent, ce qui égale une augmentation relative de 20 par cent plus considérable dans le Bas que dans le Hiut-Canada. Si l'on fait un calcul de la progression de l’accroisse ment de la population française dans le Bas-Canada, de 1784 à 1851, l’on arrive aux résultats suivants : —

p. c. par année.

Ds 1784 à 1831, l'augmentation a été égale à

De 1831 à 1844, elle De 1844 à 1851 do do 00.....4,25

Mais augmentation de population qui en serait résultée a été diminvée par l'émigration au x-Etats Unis. Les difficultés de sections ont chassé nos jeunes gens à l’étranger pendant de longues années, et c’est là pourquoi celle augmentation considérable ne paraît p«s dans les recensements aussi forte qu'elle l’a été en réalité. Ainsi, le chiffre des émigrés Canarliens- Français aux Etats Unis en 1814,

s'élevait à 34,000 ; de 1844 à 1850,

l'émigration s’est élevée à 30,000 —

ce qui, en 180, élève à 64.600 le

chiffre de nos compatriotes passés à l'étranger.

Avec une pareille émigration, il est évident que notre population ne pouvait augmenter rapidement , mais aujourd’hui, heureusement, le monvement de notre population se fait en sens contraire. Un grand nombre de familles nous sont déjà revenues, tan dis que beaucoup d'autres n’attendent qu’une occasion favorable pour revenir au pays qu’elles auraient dû ne jamais quitter. La population canas

dienne-française, aux Etats Unis-est.

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encore très considérable, comme on peut le voir parles chiffres suivants:

l'Etat du Vermont cmote 14,000 Canadiens Français; celui de New- York, 20,000; l'Ohio et la lennylvanie, 6,000 ; ls Michigan, 80,000 ; l’Illinois, 20,000 ; le Wi::onsin, 12,000; l’Indiano, 5 OGC ; Minesota, 15.000 ; sang comte: qn7l y a encore à peu près 35,000 de nas jennes gens enrô lés dans l'armée des Etats-Unis.

Ce qui a eu lieu en Canada a aussi eu lieu eu Acsdie, ou la population française a augmenté d'une maniè.

re vraiment élonnante. Cette augmentation a eté, de 1707 à 1737, dans une proportion de 6 pour cent par an; en 30 ans, elle était quintuplée, Elie a continué à s’accroître à peu près den la même proportion jisqu’en 1755, l’époque mêmorable d« la dé.

portation des Acadiens. De 1755, à 1855, lea Acadiens ont décuplé par eux-mêines, et aujourd’bn la population française acadienne dans les pro vinces morilimes et dans le Maine, 8e répartit comine suit : — :

Terreneuve.. 00e ++ +» » « + 15,000 Cap Breton,....,..,,4. 16,000 Ile du Prince-Edourrd,..15,000

Nouvelle-Fcosse,...,...,.22,000

Nouvenu-Brunswicx....25,000 Maine, ...... .... .0.5,000

Ce qui forme un total de 98,000

Diminu!ion de la proportion d'accrois.

sement du Haut. Canada,

Voyons maintenant, M. le Presi- DENT, qu’elle est l'augmentation annu:

elle du Haut-Canada. Cstte considération est imj'ortante, car elle tend à prouver que dans dix ans le chiffre des populations du Haut et du Bas- Canada seront égaler, et par censé.

quent que les changements constitutionnels motivés par la question de la représentation busée sur leur nombre a’ont pas de raison d’être :

Æn 1830, cette augmentation a été de

10 p. c. nn, En 1832, elle a été de... RAP. E 71 “

| Canada, tandis que dans le Bas-Cana En 1842, do do se.s.ssss...6, 42 tt | da nous avons augmenté, par notre ac

En 1852, do do RE IC « En 1861, do, do dorés cos +0 SUN En 1865, sera probablement: ......,.3,0@ Ce qui équivaut à dire qu’en trente ans, lu proporti, n de cette augmentation a diminué de plus de 50:pour cent, et c’est avec la diminvotion'ile l’immigration que c'est produit cetie diminution dans l’acernissement an nuel. Les chiffr:s suivants, qui don.

nen: le nombre d’immigrants arrivés!

dans le Haut-Canada depuis 1829, le prouvent abondamment :— : :: | Années. Immigration.

1829 à 1833...... comsssoosscee 167,697: à 1844 à 1838... eos 00488 1 1839 à 1843...,.......,,60123,860 À ET PR RP ES NP ER ES PT 20,143 TRAD te nmocooicomaes dt 25,376 1846 000000000000. 00eece 32,153 É RAT Sn és ane de sde ao re ee 90,159, ù BASE le bee PS TL TS 27,939 Bd soon outre ot dd 84,494. j TODOionois-eress sors drag are diocoiseie 32,292, ISO su soc are 00... 00.00 41,078 \ ABB culs dés iecisees es h once 39,176 188 sors ete Elo Tor EU 36,699 LT PNR TT OT et 53,183 1855... ..... 00000000... 0000000 21,274 Le PP LP PRE I Tr 22,439 1857...,: 00000000... 82,097 1858... ooosorecve see eo cet) 12,810:

TOP sean seance 8,778, L LE CU ER DEP D OR Et 10,150 A EC) PRIT PE TL 19,923 PROD sas senen cesrencuran loss 22,176 LOBB a as did ete ed UN Te En ete 19,419. | ) CIC APN sed"... 00000e 19,000” J En 1854, nous n'avions pas ‘le ched mins de for comme ceux que nou possédons aujourd’hui, et par congé quent l’imigration Européenne, qui se dirigeait vers les Etats-Unis, ne pas sait pas per ie Canada, comme elle le fait anjourd’hui pour les Etats de l'Ouest, En 1854, limmigratio était de 53,000, et tous ceux qui arri valent en Canada s'y fixaientinvaria blement, muis en1864, cette immigra tion est tombée a 19,000, dont.il né reste pas plus de la moitié dans le pays ; le reste se dirige vers les Ktat de l'Oune 1, Aïnsi, l’on peut dire. qué l'immigration, qui était de plus de 5 000 âines en 1854, est tombée en di ans à 8,000 seulement pour le Haut

dt riddu,

y que je désire faire ressortir: c’est que ‘ol l'émigeation ilanduise, qui s’était.éte.

a. vée,en 1851, à 22,381, a diminué da en:1861, et l’on suit que c’est cette a drain en müsse dex enfanta: de ct la: Verte Erin qui.a fait la-popuñation lu du: Haut Canada ce qu’ele est au- ‘le jourd'hni, |

r . Du reste, il ne sagit que de consul J ter le recensement pour conclure de ef suite que la différence de proportion %ej dans l’angmentation de la population

da

ET

£A,n.. ‘ Û , pé .aroisse nent naturel, ans la propor.

4 thoii de 2.20 pour cent à 8.60 pour ù ceal duragt la même période.

Et g'est justement au moment où notre population augmente dans cette

. proportion que l'on veut accorder an

Haut: Canada la représentation bâ-ée - sut la population ! Pourquui ne pas .æésister encore ? On nous dit que si

jy Dons attendons plus tard la dispropor- 14 tion eéra plus grande ; je maintiens en N: m'appuyant sur ces culculs et sur

d’autres considérations, que j'aurai

1l ‘bientôt l’honneur de soumettre à cette st chambre, que tious ne pouvons que

| gagaer à alendre, pui-que la proportion.de notre accroissement augimen-

"& té: que ’immigratien diminue, En n] teute.ans, d'e 1829 à 1860, il nous est 3te arrivé 942,735 éinigrant , qni se’ sont

& présque loue établis dans le Haut:Ca- De plos,il y a-nn autre: fait

As HeN Lix antées suivantes, à 376

fespeciive des deux sections, n’est

4 due qu'à l’arrivée de ce million d’im-

% e tj Î 7 n 1 migrabts dans le pays. Sion étudie {la proportion des naissances, on de

it{ l’accrois eiment naturel, on verra que es le Bas Canada s’est accru dans une

a poor plus rapide que celle du ù Haut, et qu'il ÿ a plus ‘le naissances

lé proportiounellement dans notre sec- IQ tion.

A mesure que ces causes facti.

ces d'augmentation diminuent dans le Haut-Cunada, nous avons donc ln

Bescyriitude de rétablir l'équilivre entre 29 les deux populations,

Ÿ. Æpuisement d:s8 lerres disponibles du. Haul-Canada, ;

CE y a encore une aulie cause qui

doit contribuer à rétablir éette équilibre, et je la trouve dans nn rapport officiel écrit par l'hon. Secrétuire.

provincial actuel, (M. McDoucaLz), lorequ’il etait commisaire des terres dela coïronne, Luacause de la colonisation a attiré, depuis quelques années, l'attention toute spéciale de notre clergé et des meillurs citoyens du pays,du moment qu'on s’est apeign que l'angmentation rapide de la population du Hant Canada, amènerait bientôt des changements constitutionnels, ayant pour but la représentation bâsée sur la populativn et res conséquences -désastieuses pour la minorité. Depuis celte époque, de nouvelles routes de colonisation ont été ouvertes au <uplus de lx population des anciens comté: et nos jeunes gens, au lien de s'expatrier, s’enfoncent dans la forêt pour la défiicher et multiplier ainsi la force de l'élément français.

La canse de ia dimination de l'accroisement dan. le Hau!-Canuda, dont je veux parler, se trouve dans le fait important que les meilleures 1erres disponibles sont à peu près épuis sées, Je ne veux pas dire qu’elles ont perdu leur fertilité, inais qu'elles sont à peu près. toutes occupées, J ya pas besoin d’autre preuve à mon avancé que le rapport de l’hon. ministre desterres en 1862, dont je cirerai le paragraphe qui suit :

& L'on remarquera que la quantité to.

tale des terres vendues, en 1862, est moin:

dre que celle vendue en 1861, de 252, 471 acres, La diminution équivaut un en.

viron 384 pour cent. Ce fut est significatifet mérite qu'oncn rerherrhe la cause Où peut l’attribuer, je crois;aux perturbations commerciales 2t monétaires qui résultent de la guerre civile dans le pays voisin, à l'influence de la guerre qui décourage l'immigration en Amérique, et à la diminution des ressources des acheteurs du pays, à raison de la révolte généralament mauvaise de 1862. L’on peut encore mentionner ung autre qui, au pont de vue offiviel, est plus importante qu'aucune de celles-ci, parce que son influence nest pas seulement acci° dentelle ou passagère. Et cette cause est

Re

nm mn |

quiliapport Étnire.

BALL), terres la co- 129 an- : notre ns dn gn que opulatbienmnels, bâsée 1unces Deroutes es au aciens ieu de \ forêt insi la

e l'acanada, ans le s terépuis u’elles w’elles s, Ji

mon . micite.

ité to.

moin:

252, n en.

vnificacause bations sultent in, à l’ime nution Rays; è uvuise er ung plus parce acci® se es!

> Bree

que la quantité de terres réellement bonne qui se trouveut aujourd’hui sur le marché est, malgré les arpentaies récents, beau’ coup moindre qu'elle n’était autrefois, et di mipue rapidement, Les nouveaux arpentazes faits dans le Haut:Canada durant les cinq dernières années n’ont pas ajouté moins de 2,808,172 acresau tableau des terres du dé partement. Dans le Bas-Canada, l’acerois.

sement durant la mêne période a été de 1, 938,168 acres. Cependant, il est douteux qu’il ÿ ait aujourd'hui une aussi grande quantité de terres, de première qualit*, à la dis position du département, qu’il y eu avait en 1857. Les terres du clergé, des écoles et de la cournne de ln Péninsule Occidentale, les plus pré ieuses sous le rapport de là qualité et de la situation, de toutes les terres incultes de la province, sont presque foutes vendure, ; les quelques lots qui restent sont généralement d’ae qualité imférieure, Les nouveaux cantons sitnés entre Outaouuis et le lic Huron coutiennent beaucoup ce bonne terre, inais 1ls sont séparés des cantons établis que bordeut le St, Laurent et la rive nord du lac Ontario par une ceiature rocheuse et aride qui varie en iargeur de dix à vingt milles, et qui présente des | obstacle: sérirux à Pétablissement des colons. De plus, les bonnes terres de ces nouveaux cantons sont ‘en petites étendues, éparses ça et là, et séparêes les unes des autres par des crêtes rocheu-es, de marais et des lacs, qui rendent difficile la construction de chemins, et interrompent la continuité de l'établissement : Ces circonstarces défasorahles ont induit les meilleurs colons du Haut-Canada àchercher des terres, appartenant aux particuliers, de meilleure qualité et mieux situées, quoique le prix et les con: ditions de vente soient plus élevés et moins faciles que pour les terres de la couronne?

Je crois qu'ii ya dans ce rapport officiel un fait très important pour le Bas Canada, et qu’il est bon de cons:

tater avant dé décider si nous devons changr-r la constitution actuelle, Quand la population. n’augmente plus sensiblement par l'immigration dans le Hau Canada, et qu'elle aug:

mente plus rapidement dans le Bas:

Canada pr son accroissement naturel, quand l’émigration de nos compatri otes aux Etats-Unis a cessé quand les meilleures terres du Haut‘Canada com

| meñce à peine à s’ouvrir,, je -me:

1 \ fHi0119

pa* pourquai nous nous. hAerion tant d’abondonner.la lutte .que., noù «von faite avec tant de succès, ju qu’iei pour accorder, sons. raison, :

représentation bâsée surla population Eu vuici à ce sujet ce que disait, dan le inême rappot, l’hon. secrétaire pros vincial actuel; ses paroles roufirmenti

parfaitement mon avancé : ol

: Dans le Bas Canada, les terres ‘ven; dues en 1862 ont atteint un chiffre d’nn'pét plus du double de la quantité veridue. : dand le Haut:Canada, les découvertes de :itrinetf ‘de cuivre et autres ans Îles ; cautous, ; dèi Est, et l'ouverture Je mestleyrs voies dé cominunication, ont. causé. une ,afflieneg de population considétab'e dans cette parttg da Bas Canada ; —et une augmentation cor re-poudante dans la demande de terres publis ques dispunibles Les nouveaux arpentageg faits sur le versant sud des hauteurs. quy bordeut le St, Laurert, entre Montiéal ‘ét Q.ébec, ont développé une quantité (rè corsidérable de bonnes terres, qui sont FN pidement prises*”? 1, %

Voici la conséquence de ce fait nigne | lé par le commis-aire des terres de 18 couronne de cntie époque : c’ent. que 8j les terrespubliques ne se vendent qu'à des colons, du moment que l'on étab il que la quantité die têrres vendnes dant le Bas-Canadae-t double de celles vendues daus le Haut-Canada, je auÿs en droit de conclure que étendue dé frichée est également donble, et com me conséq'ence nécessaire que 1e PE pulation doit augmenter dans la mê me proportion. De là je conclus US la question de la représentation ae sur la population tend chaque joùr 4 se résoudre d’ells même. Ainsi, vole ua homme que l'on ne neut certaine:

ment pas accuser de partialité ponr | Bas-Canada, et dont on ne contester pas les vonnaissances approfondies qui déclare officiellement que nou angmentors dns une beuncoup plus graude proportion que le Haut Cana] da. DE Et cest au moment où nous” 40 mes sur le point de nous imnainteni

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